UNION
POUR LA DÉMOCRATIE
ET LE PROGRÈS SOCIAL




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Dİclaration politique de l'Udps

L'Union pour la Dİmocratie et le Progr¨s Social (Udps), fid¨le   sa ligne de conduite et aux responsabilitİs qui sont siennes devant l'histoire, a pris la mesure du pİril qui menace le processus en cours, suite   la cacophonie dİlibİrİment crİİe et entretenue au sommet de l'Etat (â€Ĥ).

La violation de la loi fondamentale de 1960 a İtİ   la base de la crise de lİgitimitİ qui persiste jusqu'  ce jour.

D¨s le 30 juin 1960, notre jeune Etat, la Rİpublique dİmocratique du Congo, a İtİ fondİ sur base les principes dİmocratiques. La violation de la loi fondamentale de 1960 a İtİ   la base de la crise de lİgitimitİ qui persiste jusqu'  ce jour.

C'est pour rİsoudre cette İpineuse question de lİgitimitİ _et lutter contre la dİrive totalitaire du rİgime de feu le prİsident Mobutu et les antivaleurs qu'il incarnait qu'un groupe de compatriotes courageux avait crİİ l'Union pour dİmocratie et progr¨s social (Udps), le 15/02/1982.

Le Combat a continuİ jusqu'  arracher la dİmocratisation de notre Pays le 24/04/1990 et la tenue de la Confİrence Nationale Souveraine, CNS, de 1991   1992.

Le refus de feu le prİsident Mobutu d'appliquer les rİsolutions de cet important forum et le fait d'avoir empŞchİ le 1er Ministre qui, en İtait issu dİmocratiquement de travailler, a constituİ l'argument dİterminant pour justifier le dİclenchement de la guerre de l'Afdl en septembre 1996.

Une fois au pouvoir le rİgime Kabila a imitİ celui auquel il a succİdİ. La rİvolution de palais quI s'en est suivie, a engendrİ la 2¨me guerre en aoğt 1998.

Confiant dans les vertus du dialogue pour rİsorber la crise et pour İviter de faire couler inutilement le sang du peuple congolais, le Prİsident national de l'Udps, son Excellence M. Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, adressera en date du 03/9/1997, une lettre au secrİtaire gİnİral de l'Onu dans laquelle il a attirİ son attention sur le risque d'embrasement de la Rİgion des Grands Lacs, si un correctif dİmocratique n'İtait pas apportİ dans la charpente et dans la pratique institutionnelles de la Rdc.

L'embrasement redoutİ, s'est matİrialisİ par l'internationalisation du conflit vieux de 40 annİes, occasionnant plus de 3.000.000 de morts et presque autant de dİplacİs de guerre, d'innombrables veuves, orphelins et mutilİs, et la destruction du tissus İconomique de notre pays.

Une fois de plus, le Prİsident national a, non seulement offert sa mİdiation entre belligİrants au cours d'une confİrence de presse le dimanche 23/08/1998, mais aussi, a adressİ, en date du 04/09/1998 au secrİtaire gİnİral de l'Onu, un mİmorandum baptisİ ÂĞ Plan de paix Tshisekedi Âğ, lequel Mİmo a servi de soubassement   l'Accord de Lusaka.

Privilİgiant toujours le dialogue et en vue de mettre fin   la partition de fait du pays, le Prİsident national a İtİ amenİ  , crİer avec d'autres compatriotes, l'Alliance pour la Sauvegarde du Dialogue intercongolais (Asd), dont les rİsultats sont l  et pour lesquels tout le monde se targue aujourd'hui, mŞme les plus rİfractaires  , un Accord global et inclusif.

La violence choisie comme mode de gestion et   l'apprentissage sur le vif qui se traduisent par la cacophonie, et l'absence du leadership au sommet de l'Etat

La gestion de la chose publique dans notre pays est İmaillİe ce dernier temps d'un certain nombre de faits et gestes au sommet de l'Etat, qui sont de nature   compromettre l'İquilibre fragile acquis par notre peuple au Dialogue intercongolais, au prix des sacrifices et du sang et   hypothİquer le processus en cours dont la mission est de mettre un terme   la longue crise de lİgitimitİ, par l'organisation des İlections libres, dİmocratiques et transparentes.

En effet, le Dialogue intercongolais a, assignİ   la transition des objectifs prİcis devant concourir   l'accomplissement de la mission principale qu'est ÂĞ l'organisation dans les 24 mois de la transition des İlections gİnİrales, en vue de la mise en place des structures devant aboutir   un nouvel ordre politique Âğ. Mais, huit mois apr¨s la formation du gouvernement de transition, rien ou presque n'est entrepris pour s'attaquer aux vrais probl¨mes qui justifient la transition. A la place, le peuple congolais assiste, apeurİ et scandalisİ,   la violence choisie comme mode de gestion et   l'apprentissage sur le vif qui se traduisent par la cacophonie, et l'absence du leadership au sommet de l'Etat et s¨ment le doute du lendemain dans le chef de nos compatriotes qui voient   travers ces, faits et gestes, des manĊ“uvres dilatoires visant   prolonger la mis¨re du peuple congolais et au pire,   mettre le feu aux poudres afin de contourner les İlections qui, pour la plupart des dirigeants signeront l'arrŞt de leur mort politique.

Il existe des territoires entiers en Ituri, au Katanga, au Sud-Kivu, au Nord-Kivu, etc., qui İchappent au contr´le du gouvernement.

Si la rİunification du pays et l'intİgritİ de notre territoire ont İtİ de jure, consacrİes par la signature de l'Accord global et inclusif et de facto, par la formation du gouvernement de transition dans le sens du partage du pouvoir, force est de constater tout reste encore   faire dans ce domaine.

En effet, il est de notoriİtİ publique qu'  ce jour il existe des territoires entiers en Ituri, au Katanga au Sud-Kivu, au Nord-Kivu, etc., qui İchappent au contr´le du gouvernement. La Rİpublique Dİmocratique du Congo, notre pays compte plus de provinces qu'il n'est prİvu dans la Constitution, sans que cela n'İmeuve outre mesure les autoritİs du pays. Il existe actuellement dans notre pays autant d'administrations qu'il y avait des belligİrants.

Plus est, alors que le gouvernement de transition est sensİ exİcuter le programme commun, fruit de laborieuses discussions des dİlİguİs ‘de tous les congolais au Dialogue intercongolais, l'on assiste hİlas,   chaque occasion   des conflits au sommet de l'Etat pour se disputer la paternitİ de tel ou tel autre chantier. De toute İvidence, ces dirigeants dİtournent les attributs du pouvoir et de la puissance publique   des fins personnelles et financent de mani¨re illicite des activitİs partisanes, dans une campagne İlectorale qui ne dit pas son nom.

Pendant ce temps, les MaŻ-MaŻ et autres Interhamwe continuent   semer la mort et la dİsolation au Katanga, au Maniema, au Sud-Kivu, au Nord-Kivu et ailleurs.

Le discours de la haine doublİ de l'injure facile continue   Ştre distillİ par des envoyİs spİciaux sans qu'ils ne soient autrement inquiİtİs

Sans vouloir revenir sur l'exclusion de Monsieur Etienne Tshisekedi Wa Mulumba du pouvoir de la mani¨re que l'on sait et dont les consİquences auraient İtİ incalculables n'eut İtİ la force de caract¨re, la sagesse et le sens İlevİ du patriotisme de ce digne fils du pays qui a tout donnİ pour sa nation, rien n'est malheureusement mİnagİ pour rallumer et entretenir les foyers de tension   travers le pays. Les ficelles tirİes du dedans pour alimenter les conflits ethniques en Ituri, au Kivu, au Katanga et ailleurs, les violations systİmatiques des accords conclus, les initiatives provocatrices des uns et des autres sur les questions sensibles, en violation de la gestion. consensuelle de la transition, sont l  des exemples frappants des agendas cachİs des dirigeants de la transition qui mettent en mal la rİconciliation nationale.

Comme pour İlargir d'avantage le fossİ dans cet imbroglio, le discours de la haine doublİ de l'injure facile continue   Ştre distillİ par des envoyİs spİciaux sans qu'ils ne soient autrement inquiİtİs. :

Par ailleurs, l'appel   la mobilisation lancİ aux ressortissants d'une Rİgion dİterminİe de notre pays sous le prİtexte de rİsoudre un probl¨me pourtant national, n'a pour finalitİ que de donner une coloration ethnique   ce probl¨me et   attirer la haine ethnique.

Bref, les trois piliers de la transition que sont l'inclusivitİ, la consensualitİ et la rİconciliation nationale sont en train d'Ştre dİtruits.

Les forces combattantes de notre armİe refl¨tent encore l'infİodation aux ex-composantes belligİrantes.

En l'absence de la volontİ politique de rİorganiser les hommes de troupes, ceux-ci continuent   obİir, au doigt et   l'Ċ“il   leurs composantes respectives et demeurent dans le qui-vive, ce qui compromet gravement le processus du dİsarmement, de la dİmobilisation, du rapatriement et de la rİinsertion.

L'on ne doit donc pas Ştre surpris qu'on dİcouvre des caches d'armes dans le Bas- Congo,   Bukavu,   Bunia,   Masisi,   Walikale, etc. ; qu'un tel commandant de Rİgion militaire ignore superbement ses chefs hiİrarchiques pour ne se rİfİrer qu'  sa composante; que l'arsenal militaire des ex-belligİrants ne soit pas connu du gouvernement.

Huit mois sur les 24 commis   la transition se sont İcoulİs sans que la Rİpublique Dİmocratique du Congo ne dispose de la moindre loi opİrationnelle devant rİgir les İlections.

Ce dİcor plantİ, qu'en est-il de l'organisation proprement dite des İlections qui, faut-il le rappeler, constituent la mission principale du gouvernement de transition.

L'organisation des İlections libres, dİmocratiques et transparentes est tributaire d'une bonne prİparation qui obİit aux exigences du temps et de l'espace. Cela implique la rİalisation de toute une sİrie d'opİrations prİİlectorales, prİalables et incontournables, Il s'agit, en ce qui concerne, notre pays: de la loi organique de la Commission Electorale indİpendante, de la loi sur le financement des partis politiques, de la loi İlectorale ainsi que du recensement et de l'identification des nationaux,...

L'İvaluation faite   ce jour rİv¨le que huis mois sur les 24 commis   la transition se sont İcoulİs sans que la Rİpublique Dİmocratique du Congo ne dispose de la moindre loi opİrationnelle devant rİgir les İlections.

Le seul projet de la loi organique de la Cei votİ par l'Assemble nationale et le Sİnat porte les germes de la tricherie et alt¨re le caract¨re citoyen de la Cei et des autres institutions citoyennes (Observatoire des droits de l'homme, Commission Vİritİ et Rİconciliation, Ethique et Lutte contre la corruption, Haute Autoritİ des Mİdias) appelİes   Ştre constituİs selon les mŞmes principes.

Les contestations qui en sont rİsultİes des Forces politiques et sociales qui n'entendent pas cautionner la tricherie lİgalisİe ont fini par pousser le Ciat   rappeler l'Assemblİe nationale et le Sİnat   l'ordre. Nous en sommes donc l , au point de dİpart apr¨s avoir perdu inutilement le temps.

A la lumi¨re de ces quelques exemples İvoquİs ci haut, on note bien qu'il manque notoirement, dans le chef des dirigeants, la volontİ politique d'Ċ“uvrer pour l'accomplissement des İtapes prİliminaires   l'organisation des İlections en vue de la mise en place dans le dİlai imparti, des Institutions devant aboutir  , un nouvel ordre politique. Il saute aux yeux que toute cette confusion entretenue   dessein, rel¨ve de la distraction pour dİtourner l'attention de notre Peuple sur les vrais enjeux: les İlections, rien que les İlections auxquelles il tient.

L'Udps exige ce qui suit

1. Le strict respect du calendrier constitutionnel de la transition qui prİvoit l'organisation des İlections dans les 24 mois de la transition;

2. De la Communautİ internationale reprİsentİe par le Ciat dont nous saluons les efforts dİj  rİalisİs sur le plan politique, diplomatique, matİriel et financier, et afin que ces efforts ne soient pas vains,   aider la classe politique congolaise   privilİgier le dİroulement apaisİ de la Transition, en examinant les voies et moyens ÂĞd'amİliorer le fonctionnement des structures mise en place de consensus au Dialogue intercongolais;

3. Au regard du retard que prend la mise en place d'une armİe, d'une police nationales intİgrİes et de services de sİcuritİ neutres et apolitiques capables de sİcuriser indistinctement tous les candidats et les İlecteurs, avant, pendant et apr¨s les opİrations du vote, l'Udps exige que le Ciat use de ses prİrogatives lui   reconnues par l'Accord global et inclusif   son annexe IV et la Rİsolution N°DIC/CPI/10 et fasse effectivement usage du chapitre 7 de la charte de l'Onu pour imposer la paix au Congo-Kinshasa;

4 . La Cei İtant le seul pouvoir organisateur des İlections doit couvrir toute l'İtendue de la Rİpublique et ne peut, sous aucun prİtexte, Ştre substituİe   l'intİrieur par une territoriale politisİe   outrance;

5. Que le gouvernement de transition mette tout en Ċ“uvre pour l'amİlioration des conditions de vie de notre peuple. Dans cet ordre d'idİes, il est obligİ, toutes affaires cessantes, de trouver solution aux revendications lİgitimes des agents et fonctionnaires de l'Etat afin de mettre fin   la gr¨ve ;

6. L'Udps demande   notre Peuple de s'assumer en faisant İchec aux relents de violence İrigİs en mode de gestion en violation de l'Accord global et inclusif et de la Constitution de la transition afin de s'approprier le processus en cours.

A la lumi¨re de tout ce qui prİc¨de, l'Udps tient   informer l'opinion nationale et ÂĞnationale qu'elle s'opposera avec la toute derni¨re İnergie   toute tentative de confiscation du voir ou de restauration de la dictature d'ı qu'elle vienne et quel qu'en soit le prix.

Masamba-ma-Kiese
Secrétaire Général


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