UNION
POUR LA DÉMOCRATIE
ET LE PROGRÈS SOCIAL




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HOMMAGE A JIM FREDDAS BWABWA 

 

Notre ami et combattant Jim Freddas Bwabwa n'est plus. Il est mort le samedi 7 novembre 1998, vicieusement poignardé dans une rue de Toronto par une bande de voyous alors qu'il tentait héroïquement de les empêcher d'agresser un homme âgé.

Jim Freddas Bwabwa, troisième enfant de Papa Bwabwa et de Mama Anne Milolo, était né à Kananga le 8 mars 1966. Son frère aîné, Narcisse Kalamba Mangole se remémore l'image d'un garçon qui grandissait vite et qui, à l'école primaire déjà, avait une stature physique qui en imposait.

"Un lion est tombé" a titré le journal Toronto Sun le lendemain du crime. Au croisement des avenues Wellesley et Rose où il est tombé, fleurs et cartes de sympathie affluent: "nous nous souviendrons toujours de ton courage", dit pertinemment l'un des messages. Car, pour tous ceux qui l'ont connu, Jim était également une masse de bonne volonté et d'abnégation, un homme courageux qui refusait de se résigner à l'injustice.

Après avoir terminé ses études de pédagogie à l'Institut Patrice Emery Lumumba de Kinshasa, Jim Freddas Bwabwa adhère à l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) dès les premières années de ce parti opposé à la dictature au Zaïre. Il arrive au Canada en 1990, y obtient le statut de refugié politique et continue à militer au sein des structures de l'UDPS à l'étranger. "C'était un grand combattant qui a lutté pour la démocratie et la liberté", témoigne Ferdinand Kashama Muteba, Président de la Section Ontario de l'UDPS. Me Robert Néron, un avocat canadien qui le connaissait bien se souvient pour sa part d'un Jim "très charmant et très engagé politiquement, membre convaincu de l'UDPS, qui adhérait pleinement aux valeurs prêchées par le fondateur du parti, Etienne Tshisekedi." Son oncle Gilbert renchérit: "Tshi-Tshi était son modèle, il gardait même sa photo dans son porte-feuille."

 Jim Freddas Bwabwa était effectivement très engagé dans les activités contre la dictature au Congo. Nous avons encore frais en mémoire la manifestation, au mois de février dernier, contre la visite à Toronto du ministre Kibassa Maliba, quelques jours après la déportation arbitraire de M.Tshisekedi dans un village reculé. Jim était au premier rang des manifestants qui réclamaient la libération de M. Tshisekedi et dénonçaient le néo-mobutisme instauré dans notre pays. Un membre de la délégation Kibassa le menacera même de mort. Un article de Claude Kiringa publié sur ce site au mois de mai dernier montre comment ceux qui ont intérêt à maintenir la dictature dans notre pays afin de mieux piller ses richesses ont cherché à intimider Jim Freddas Bwabwa. (Voir cet article qui est encore en ligne).

 Mais ni l'intimidation, ni les menaces ne pouvaient stopper Jim. Il était récemment élu Vice-Président de la Cellule Toronto-Est de l'UDPS.

 Jim était un polyvalent. Il animait aussi des activités culturelles et sportives dans la communauté congolaise de Toronto. Mais c'était surtout un homme de famille. "Son plus grand bonheur, confie l'oncle Gilbert Tshimanga, il l'éprouvait quand il était parmi les siens". Il laisse une femme, Suzanne, et cinq enfants: Joe, Melissa, Narcisse, Divine et Natasha, âgés de dix ans à dix mois.

Un comité de soutien à sa famille a ouvert un compte au nom de Jim Memorial Fund, Royal Bank, numéro du compte: 506-5099, transit 6742.

Au nom de toute la rédaction du site de l'UDPS, nous présentons nos condoléances les plus émues à la famille de Jim Freddas Bwabwa. A jamais, nous garderons de lui le souvenir d'un combattant d'une grande disponibilité, qui s'est battu, le temps de sa courte vie, pour le triomphe des idéaux de démocratie et de liberté dans son Congo natal.

 

Sit terra tibi levis, que la terre te soit légère, Jim.

 

  Mashika Kazadi