![]() |
|
|
[Page principale] [Home page] Statu quo au Congo: les beaux discours du régime de Kinshasa sont destinés à la consomation externe, tandisque au Congo la persécution politique continue !
L'image d'ouverture et d'homme de changement que voulait se forger l'héritier du régime de Papa s'écroule misérablement devant les réalités quotidiennes. En dépit de ses nombreuses promesses pour charmer à la fois le peuple congolais et les milieux occidentaux, nous savions que l'homme avait non seulement des limites mais qu'il aurait des sérieux problèmes pour se démarquer de l'empreinte dictatoriale à laquelle son régime s'abreuve.
Des «beaux discours» et de nombreuses sorties à l'étranger aux frais des contribuables congolais ne pouvaient camoufler la matrice d'un régime ne jouissant d'aucune légitimité populaire et juridique. Qui pis est, ils ne pouvaient, du jour au lendemain, transformer les vestiges de la dictature qui se sont implantés sous le règne de Kabila I et qui, sans discontinuité, se déploient visiblement sous le règne de Kabila II.
La politique interne avec ses nombreux problèmes à résoudre sur le tapis était le champ sur lequel l'on devrait juger de la capacité de Kabila II à gérer le pays. Il a commencé par se heurter au liberticide décret-loi 194 relatif aux activités des partis politiques héritée de son père. En effet, jusqu'à ce jour, il n'est pas parvenu à l'annuler comme le demandaient les partis politiques ou encore à en modifier la substance qui bloquait son acceptation par la population . Il s'est finalement cantonné dans un statu quo démontrant par-là son incapacité à s'en prendre aux vrais problèmes.
Le bâillonnement de l'opposition et la persécution de ses leaders, notamment de Etienne Tshisekedi, sont autant des signes inquiétants qui laissent entrevoir la persistance de l'intolérance politique. Ils dévoilent aussi à grand jour un climat caractérisé par une peur bleu du régime face aux manœuvres stratégiques des partis politiques en marge du dialogue intercongolais. Ainsi, le déplacement vers Beni des délégués de l'opposition (UDPS, PDSC, PALU, FONUS, etc.) a été prohibé et qualifié de milles mots alors que cette démarche rentrait visiblement dans le cadre des consultations préliminaires avant la tenue du dialogue proprement dit.
Que dire des adjectifs que la presse hagiographique du régime de Kinshasa accole à notre Président National Etienne Tshisekedi ! L'homme qui incarne les aspirations profondes du peuple congolais leur fait tellement peur que quoi qu'il fasse ou qu'il dise est lourdement critiqué. Qu'il plaide pour la paix, cela est mal vu par une certaine opinion et par les caciques du pouvoir ! Qu'il demande aux instances internationales et à l'ONU particulièrement de déployer ses forces entre les belligérants pour éviter le carnage du peuple congolais, cela est aussi mal apprécié ! Qu'il parle de la nécessité de promouvoir la paix et la sécurité dans l'ensemble de la région des Grands Lacs, il est qualifié de traître à la nation, etc. C'est à se demander, au vu des apartés successifs du fils adoptif de Laurent Kabila avec les ex-amis rwandais et ougandais de son père, qui est vraiment traitre à la nation congolaise.
Paradoxalement, ces mêmes gens ferment médiocrément les yeux face aux énormités et aux bavures du pouvoir et applaudissent sans la moindre critique des gestes et des faits qui, selon notre avis, compromettent gravement les intérêts du pays. Ils ferment les yeux devant l'origine non-congolaise d'un individu encore enfant, sans la moindre compétence ne fut ce que pour comprendre le fonctionnement même d'un état moderne, et ayant hérité monarchiquement des rênes du Congo. Ils ferment les yeux devant les mutiples rencontres à huit-clos de cet enfant avec ceux-là mêmes qu'ils qualifient d'agresseurs du Congo. Ils n'arrivent jamais à comprendre à temps et à s'expliquer les raisons de la crise profonde qui secoue depuis des décennies notre pays. Ils trouvent plus facilement l'argumentation dans la démonisation et dans la persécution de celui qui aux yeux de tous symbolise cette lutte acharnée et sans répit du peuple congolais vers son affranchissement du joug dictatorial d'un côté et impérialiste de l'autre.
En vérité, ces manœuvres sordides et cette campagne de désinformation ne visent qu'à discréditer Etienne Tshisekedi auprès de la population. Ils savent sa force et la redoute, raison pour laquelle, ils cherchent par tous les moyens à le noyer. Mais, plus ils s'acharnent contre son combat pour la promotion et la défense des intérêts du peuple congolais, plus ils renforcent son alliance avec ce peuple martyrisé pour lequel lui et son parti politique sans oublier tous ceux qui œuvrent pour le vrai changement au pays vouent tous leurs sacrifices pour le libérer. Le peuple congolais n'est pas dupe. Il voit, observe, participe. A l'occasion, il sait choisir lui-même ses propres dirigeants. La démonstration a été faite à la Conférence Nationale Souveraine et elle se répétera, sans doute, au Dialogue Intercongolais.
Cette perspective d'une alternance au pouvoir insufflée par le peuple directement, par les biais des élections ou à travers un consensus politique les terrorise énormément. Mais, ceux dont ils ne se doutent pas est que toutes ces manœuvres sont loin de décourager l'ardeur et la mobilisation à la lutte. L'Udps et son leader se battront contre vents et marées pour arracher le peuple congolais de l'esclavage dans lequel il est tenu par les ennemis du changement. Ils se battront avec la dernière énergie pour préserver l'unité territoriale aujourd'hui fortement entamée à cause de l'irresponsabilité de Kabila et de ses amis et ex-alliés. ---- La rédaction[Page principale] [Home page] | |