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Communiqué de presse du 31 juillet 2002

M. Kamerhe, l'un des penseurs du régime de Kinshasa, a reconnu la nécessité d'un Nouvel Ordre Politique comme le préalable à l'application effective et efficace de l'Accord de Prétoria

Depuis le lundi 22 juillet, date de la conclusion de l'Accord de Prétoria entre Kinshasa et Kigali, Accord concernant la neutralisation des interahamwe et des soldats ex-FAR présents au Congo par le régime de Kinshasa et le retrait subséquent des troupes rwandaises du Congo, M. Kamerhe, chargé des relations avec la MONUC dans le régime de Kinshasa , ne cesse de déclarer sur plusieurs chaînes de télévision et de radios - déclarations abondamment reprises par la presse congolaise et internationale - que le régime de Kinshasa ne s'occupera que de la neutralisation des forces négatives se trouvant sur le territoire militairement contrôlé par le régime de Kinshasa et que c'est aux troupes rwandaises et au RCD de neutraliser les forces négative se trouvant à l'Est du pays.

M. Kamerhe, qui s'autoproclame "nationaliste" comme tous les membres du Camp Kabila-Kanambe, ne se rend pas compte du fait qu'il fait des déclarations contre la souveraineté du Congo, laquelle souveraineté exige que seul le gouvernment du Congo, et non le Rwanda, puisse agir et garantir la sécurité des biens et des personnes sur tout toute l'étendue du territoire Congolais. Les génocidaires interahamwe et les soldats ex-FAR représentent aussi l'insécurité et une menace contre la population congolaise. Et le Camp Kabila-Kanambe s'expliquera tôt ou tard sur ses alliances avec eux et sur le fait de leur avoir même confié la direction des FAC.

M. Kamerhe reconnaît implicitement que le régime de Kinshasa est incapble de neutraliser les interahamwe et les soldats ex-FAR sur toute l'étendue du territoire congolais, comme il est incapable de résoudre tous les autres problèmes de la crise: pacification, réunification du pays, misère, violations des libertés et des droits de l'homme, pillage des richesses nationales, réconciliation, formation de la nouvelle armée, retrait de toutes les troupes rwandaises...

Cela veut dire qu'il faut un gouvernement d'union nationale, se situant au-dessus des trois belligérants, accepté et soutenu par tous les congolais et exerçant son Autorité sur toute l'étendue du territoire congolais, pour résoudre tous ces problèmes. C'est ce que préconise l'Accord de Lusaka. Concernant les questions militaires, la Commission Militaire Mixte doit mettre en place un programme et agir ensemble avec l'ONU, l'OUA (aujourd'hui UA)... et les institutions issues du DIC.

Or, parler du gouvernement d'union nationale, c'est parler du Nouvel Ordre Politique, car ce gouvernement aura un programme d'action issu d'un consensus national et s'insérera dans un ensemble constitutionnel et institutionnel nouveau et cohérent.

Le régime de Kinshasa avait agi jusqu'à présent comme un microbe qui a envahi un organisme, provoqué une maladie dans cet organisme, mais qui fait semblant de se plaindre des symptômes de la maldie qu'il a provoquée et faisait même semblant d'être le protecteur du corps qu'il était en train de détruire. Ce régime est entré maintenant dans la phase où toutes ses contradictions et tous ses mensonges étranglent leurs propres géniteurs, les étouffent et les poussent à les avouer pour leur propre catharsis.

Fait à Bruxelles le 31 juillet 2002
Dr François Tshipamba Mpuila
Représentant UDPS/BELUX


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