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POUR LA DÉMOCRATIE
ET LE PROGRÈS SOCIAL




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Un ministère des droits humains dans le régime de Kinshasa est un non-sens

Réf.:RBL/UDPS/DE/035/02

Un non-sens, une contradiction dans les termes

La présence d'un ministère des droits humains, que dirige le Prof Ntumba Luaba, juriste de formation, au sein du régime de Kinshasa, est une contradiction dans les termes, un non-sens.

a. Le pouvoir et ses dirigeants nous sont imposés de l'Extérieur par les ar mes. LD Kabila a été porté au Pouvoir tel un bébé transporté sur les épaules, pa r l'Armée Patriotique Rwandaise: il n'avait aucun militaire à lui au sein de l'A FDL et il n'a tiré aucun coup de feu durant la guerre de l'AFDL. Joseph Kanambe a été placé au Pouvoir de la même façon par les militaires zimbabwéens et angolais après l'assassinat de LD Kabila. Et il est maintenu au pouvoir par ces mêmes parrains étrangers.

b. C'est un pouvoir qui, dans sa nature et conception, est militaire, dictatorial, arbitraire et répressif. Une seule relation existe entre le pouvoir de Kinshasa et le respect des droits humains: c'est l'exclusion et l'extermination réciproques, comme le jour et la nuit. La coexistence entre les deux est impossible.

c. C'est un pouvoir qui, pour sa survie, doit nécessairement, dans sa praxis quotidienne, violer les droits humains.

L'UDPS, les organisations de défense des droits de l'homme et les autres forces démocratiques ont dénoncé et condamné la terreur, les horreurs, les atrocités et l'arbitraire commis par l'AFDL et le régime de Kinshasa depuis la guerre de l'AFDL jusqu'à ce jour, à savoir:

a. La concentration de tous les pouvoirs de l'Etat dans les mains d'un seul individu, conformément au décret-loi 003 qui tient lieu de "constitution" et dans laquelle un seul individu identifie sa personne à l'Etat; sa volonté arbitraire à la loi; l'Armée, les richesses nationales et les mass médias publics de l'Etat à sa propriété privée;

b. L'interdiction des activités des partis politiques et de tout pluralisme idéologique, politique, social et moral, c'est-à-dire la violation de la liberté de pensée, d'opinion, d'expression, d'association et de réunion. Imposition du Parti-Etat, transformation de toutes les institutions de l'Etat en organes du Parti-Etat, et leurs animateurs en caisses de résonance et amplificateurs de la volonté arbitraire d'un seul individu;

c. L'élimination, par la répression, la corruption et la création des conflits interethniques artificiels dans la population, de tout mécanisme de controle de pouvoir et de pression sociale, morale et spirituelle;

d. Les nominations arbitraires à tous les postes et à tous les niveaux des institutions et des entreprises;

e. Les arrestations arbitraires, les détentions illégales, les tortures, les mutilations, les relégations, les viols; les exécutions sommaires, les assassinats politiques, le rançonnement de la population et des entreprises et les spolations extra-judiciaires;

f. La confiscation des salaires des fonctionnaires qui restent impayés plusieurs mois et qui sont arrêtés comme opposants dès qu'ils réclament leur salaire. L'imposition aux parents impayés et chômeurs de payer les enseignants et les professeurs à la place de l'Etat;

g. Les licenciements arbitraires des magistrats et des fonctionnaires. Le règne de l'arbitraire, non seulement contre la population, mais aussi au sein des organes du Parti-Etat: AFDL, CPP, "parlement", "gouvernement";

h. L'ouverture de plusieurs cachots clandestins dans lesquels les barons du régime séquestrent, torturent et tuent leurs prisonniers personnels;

i. La mort des détenus par manque de nourriture, de soins médicaux et d'hygiène élémentaire dans les prisons;

j. Les condamnations à mort des opposants politiques, des défenseurs des droits de l'homme et des journalistes par la Oour d'Ordre Militaire,

Pour illustrer nos propos, nous publierons prochainement les cas de terreur, des horreurs et des atrocités commis par le régime de Kinshasa d'avril à août 2002. Ceci pourra servir notamment l'Ong des droits de l'homme Humain Rights Watch, le M 17 dans leur souci de proposer qui peut diriger ou non les institutions de la Transition démocratique.

a. Rôle purement décoratif et vague

Quels droits humains alors le Ministère du Prof Ntumba Luaba protège et garantit? Aucun, pas même son propre droit à la vie. A tout moment, il peut être arbitrairement chassé comme il a été arbitrairement nommé. Il ne pourra pas faire le recours: il n'y en a pas dans un système arbitraire. Et quand il sera chassé tout en ayant la chance de ne pas être tué, il viendra nous répéter le même refrain que ses prédécesseurs. Tous nous croient naïfs.

Son collègue She Okitundu, après de loyaux services à la dictature, est déjà placé sur une corde raide. Il est poussé à la porte comme un malfrat. Kazadi Nyembwe, David Kamerhe, Katumba Mwanke, Didier Etumba ont négocié à Kigali sans le "diplomate" du régime. Il compte venir travailler à Bruxelles pour pouvoir bien fuir sans être tué...

Le rôle du Prof Ntumba Luaba est donc purement décoratif et vague au sein du régime. Tel un garçon de course, ce juriste et professeur d'université dépense le meilleur de lui-même pour servir un pouvoir arbitraire. Il exécute, avec beaucoup de zèle et sous la dictée de ses maîtres, toutes les sales besognes pendant que les barons du régime s'enivrent chaque soir et se distribuent le gâteau issu de la vente du diamant, cobalt, cuivre, de la spoliation des entreprises Il accomplit à travers le monde les tâches du Ministre des Affaires étrangères et à l'Intérieur du pays celles révolues au Ministre de l'Intérieur. Le dernier cas est son voyage en Ituri, où il a été pris en otage, en lieu et place du Ministre de l'Intérieur.

b. Dénoncer et condamner les violations réelles et imaginaires des droits dans les territoires des rebelles

Un autre rôle dans lequel ce ministre a excellé est celui de dénoncer et de condamner les violations des droits humains dans les territoires contrôlés par les rebelles. Il court dans tous les sens, avec des plaintes confectionnées à la hâte et non approfondis, contre les rebelles.

4.Conclusion

a. LD Kabila et Joseph Kanambe n'ont eu aucun mérite et ont tiré l'origine de leur pouvoir et leur élevation au Sommet de l'Etat congolais de l'arbitraire décidé par les étrangers, en violation flagrante du droit inaliénable de notre peuple d'être souverain sur son territoire, c'est-à-dire de se choisir librement ses institutions et les dirigeants politiques.

b. L'essence du régime de Kinshasa, à savoir un régime militaire, dictatorial, arbitraire et répressif, est de violer nécessairement la Déclaration universelle des droits de l'homme.

c. Pour survivre, le régime de Kinshasa doit réprimer, arrêter, emprisonner, torturer, violer, massacrer, extorquer, mentir, rançonner, piller, reléguer, tuer.. S'il ne le fait pas, il disparaît immédiatement par l'action de la population et des forces patriotiques et démocratiques.

d. Que le professeur Ntumba Luaba et les autres intellectuels qui servent actuellement le pouvoir arbitraire de Kinshasa sachent qu'ils contribuent à discréditer les intellectuells congolais dans l'opinion nationale et internationale et à bloquer, pour servir des intérêts individuels, l'insertion du Congo dans le concert des nations libres, civilisées, démocratiques et prospères. L'instauration d'un Etat de droit souverain et démocratique sera bénéfique et de façon durable, à tous les congolais, y compris aux intellectuels et aux familles du professeur Ntumba Luaba, de Katumba Mwanke, de David Kamerhe, de Mwenze Kongolo.

e. Dans un système démocratique, le peuple sera souverain dans le choix des institutions et des dirigeants politiques sur son territoire. La Déclaration universelle des droits de l'homme constituera la matrice fondamentale de la Constition. Et les intellectuels ne suspendront pas leur carrière professionnelle et leur fortune à la volonté arbitraire d'un individu. Ils exerceront des fonctions sûres et avec des échéances sûres en tant que mandatés par le peuple ou par leurs organisations politiques, sociales et culturelles ou suite à une sélection basée sur le mérite, l'excellence et les critères objectifs d'appréciation, d'évaluation et de promotion. Ils pourront, le mieux possible et de façon sûre et durable, servir notre pays et s'épanouir.

f. Les mécanismes de controle de pouvoir et de pression sociale, morale et spirituelle empêcheront l'arbitraire, réduiront la fréquence des abus de pouvoir et bloqueront le règne des anti-valeurs telles que le tribalisme, le clientélisme, le despotisme, les mensonges, les détournements des deniers publics

Fait à Bruxelles, le 5 septembre 2002.

Pour le Bureau de Représentation de l'UDPS/BELUX

Dr François Tshipamba Mpuila
Représentant

Contact:

a. Représentant: 8 Pachthof, 3010 Leuven, Tél. 016/25.97.81, GSM 0475/33.89.34, E-mail tshidibi.tshipamba @chello.be

b. Représentant-Adjoint: Ir Victor Nzuzi Kabamba, 26/29 rue de Vlogart, 1060 Bruxelles, GSM 0498/80.36.20

c. Directeur du Cabinet: Dr Ir Grégoire Mbuyi Kamba, 48/301 Verte Voie, 1348 Louvain-La-Neuve, Tél. 010/45.22.12, E-mail: repre.udps.belux@posphost.eunet.be

d. Conseiller: Ir Raphaël Kashala Mutambayi, 59 tiensestraat, 3020 Aarschoot, GSM 0477/233.968

e. Conseiller: Dr Pharm. Félicien Shambuyi Ngombo Mukendi, 24/47, Champ des Hirondelles, 1970 Wezembeek-Oppem, Tél. 02/731.16.72


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