COMMUNIQUE DE PRESSE

 

L'UDPS DEMANDE A LA CLASSE POLITIQUE BELGE D'EXIGER LA DEMISSION DE M. HERVE HASQUIN

 

Réf. : RBL/UDPS/DE/155/99

 

L'opinion se rappelle que M. Hervé Hasquin a été l'un des vampires belges qui avaient soutenu, à bras-le-corps, la dictature néocoloniale mobutiste, et s'étaient nourris, pendant plus de deux décennies, du sang des Congolais. A l'avènement de Kabila au pouvoir le 17 mai 1997, alors que chaque jour qui passait rendait la Communauté internationale de plus en plus méfiante à l'égard de la nouvelle dictature et des violations systématiques et massives des libertés politiques et civiles et des droits fondamentaux des Congolais – lesquelles violations étaient dénoncées tant par la Communauté internationale que par les Congolais - , M. Hasquin est allé en février 1998 à Kinshasa soutenir la nouvelle dictature et ramper aux pieds de Kabila pour qu'ensemble avec le nouveau dictateur, ils réduisent les Congolais à l'état d'esclavage et rééditent le pillage des richesses du Congo comme à l'époque de Mobutu.

 

Et lors de ce voyage, M. Hasquin a même manqué de pudeur et de décence envers un Président d'un Parti politique, M. Etienne Tshisekedi, que Kabila venait de reléguer dans son village comme prisonnier politique: M. Hasquin a insulté ce dernier dans ses interviews. M. Tshisekedi le dérange certainement dans ses nouveaux desseins de piller le Congo.

 

En novembre 1998, lors du voyage de travail de Kabila en Belgique, alors que toute la classe politique belge avait gardé ses distances vis-à-vis du visiteur gênant, M. Hasquin roula sans aucune gêne le tapis rouge devant Kabila le 24 novembre 1998 et offrit un banquet à son honneur. Il est l'un de ceux qui ont encouragé Kabila dans sa démence qui a conduit finalement le Congo à la tragédie actuelle.

 

Alors que Kabila a refusé jusqu'ici que soit mis en place un cadre juridique consensuel définissant l'organisation et l'exercice du pouvoir pendant la période précédant les élections, lequel cadre juridique aurait conféré la légitimité aux institutions et à leurs animateurs pendant ladite période; et que c'est justement puisque le pouvoir tel que l'exerce Kabila aujourd'hui est illégitime et dictatorial que l'Opposition démocratique et les rébellions armées luttent contre Kabila, M. Hasquin est allé déclarer à Moncton, encore sans aucune gêne, que le gouvernement Kabila était légitime. Il s'est cru être encore à l'époque où un étranger octroyait, en lieu et place du Peuple Congolais, la légitimité à un dirigeant congolais. Et contrairement aux autres participants au 8ème Sommet de la Francophonie, M. Hasquin a été le seul à être fier de poser devant les caméras aux côtés d'un dictateur- assassin comme Kabila.

 

N'en déplaise à M. Louis Michel, M. Hasquin s'est bel et bien comporté à Moncton, par rapport à l'Afrique centrale, en véritable ministre des Affaires Etrangères du gouvernement fédéral belge, assisté, lors de ses audiences avec les criminels, par les collaborateurs de son collaborateur, M. Louis Michel.

 

Pour l'UDPS, M. Hasquin fait la honte de la classe politique et de la société belges actuelles, et il doit être considéré comme l'ennemi déclaré du Peuple Congolais à qui, tôt ou tard, il devra rendre des comptes. Dans son développement mental, il est malheureusement resté fixé - dans le sens psychanalytique du terme – à l'époque de la traite des esclaves, de la colonisation et de la dictature néocoloniale mobutiste. Il n'a jamais intériorisé l'idéal démocratique. Il est plein de mépris envers les Noirs de l'Afrique centrale: il n'aurait jamais adopté la même attitude envers les peuples européens, arabes ou asiatiques. Il ignore jusqu'ici les condamnations de l'esclavage et de la servitude par la Charte internationale des droits de l'homme. Il est en retard par rapport à l'évolution du monde contemporain, de la société et de la majorité de la classe politique belges actuelles et de la société congolaise. L'UDPS doute des capacités politiques et morales d'un tel homme à assumer de hautes responsabilités politiques dans l'un des pays libres, civilisés, démocratiques et modernes. La classe politique belge ne sera crédible auprès du Peuple Congolais que si elle exige la démission de M. Hasquin de ses fonctions politiques actuelles.

 

Fait à Bruxelles, le 7 septembre 1999.

 

Pour le Bureau de Représentation de l'UDPS/BELUX

 

Dr François Tshipamba Mpuila,

Représentant

 

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