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Communiqué de presse du 8 octobre 2002

UDPS/BELUX condamne l'interdiction des activités de l'UDPS/Kasa¨¨i Oriental et trouve absurdes les négociations politiques actuelles entre les forces démocratiques et le régime de Kinshasa

Réf.: RBL/UDPS/DE/063/02

a. L'interdiction des activités de l'UDPS/Kasa¨¨i Oriental

Le Document, ci-après, rédigé ce jour par l'UDPS/Mbujimayi et intitulé "Le Pouvoir de Kinshasa renonce à la réconciliation nationale", nous est parvenu aujourd'hui m^^eme:

"Vive tension à Mbujimayi où l'Autorité provinciale vient de prendre la grave décision de suspendre les activités politiques de l'UDPS sur toute l'étendue de la Province du Kasaï-Oriental. La Police du Pouvoir, armée jusqu'aux dents, est descendue en effet ce mardi O8/1O/2OO2 tôt le matin à la Permanence du Parti arracher le drapeau de l'UDPS qui y flottait. Cette action musculée ferait suite à une décision de l'Autorité provinciale datée du O2/O9/2OO2 et qui n'est entrée en application que ce jour, sans que le Comité Fédéral n'en ait été saisi au préalable.

"Alerté par les premiers combattants arrivés sur les lieux, le Comité Fédéral s'est réuni d'urgence en vue de prendre des mesures qui ne manqueront pas de provoquer davantage de tention dans les heures qui viennent. La suite de ces échos dans notre prochain courrier."

b. Depuis le 17 mai 1997 jusqu'à ce jour, le régime de Kinshasa poursuit la meme logique dictatoriale

Le régime de Kinshasa poursuit, jusqu'à ce jour, sa logique dictatoriale appliquée depuis le 17 mai 1997 et étale au grand jour, sans ambages et m^^eme avec un certain exhibitionnisme délibéré, l'absence totale de sa volonté politique de s'impliquer positivement dans la dynamique collective, nationale et internationale, de respecter les libertés politiques et civiles et les droits fondamentaux des congolais et d'oeuvrer pour la réconciliation nationale et la solution définitive de la crise.

Pendant qu'il interdit les activités politiques de l'UDPS, le régime de Kinshasa s'emploie à implanter son parti politique, le Parti-Etat PPRD, sur toute l'étendue du territoire sous son contr^^ole. Le PPRD fonctionne gr^^ace au budget de l'Etat; il est financé par le Trésor public; il s'installe dans les locaux de l'Etat partout où il est implanté; il utilise les moyens de transport de l'Etat et contr^^ole les fonctionnaires de l'Etat qui sont obligés d'^^etre ses membres et de cotiser pour ses caissses; et il les soumet à ses diktats.

Entre le 24 ao^^ut 2001, date de la signature du Pacte républicain à Gaborone, et l'ouverture du DIC le 25 février 2002, le régime de Kinshasa n'a appliqué aucune résolution se trouvant dans le Pacte républicain en guise de signe de son ouverture et de sa volonté politique positive en faveur de l'assainissement de l'environnement politique et de la pacification des esprits; d'amorce à la réconciliation nationale et de prélude à l'avènement de la démocratie.

La veille de la réunion d'Addis-Abeba (septembre 2001) prévue pour préparer le DIC, Joseph Kanambe a prononcé une allocution radio-télévisée, à partir de Kinshasa, allocution dans laquelle il annonçait que lui et son gouvernement exerceraient le Pouvoir jusqu'aux élections.

Pendant le DIC de Sun City dont l'un des objectifs étaient la réconciliation nationale et l'avènement de la démocratie, le régime de Kinshasa continuait à détenir dans ses gé^^oles les prisonniers politiques et d'opinion. Et il a tout fait pour faire échouer le DIC. C'est sous pression qu'il est contraint de revenir à la table des négociations. A Sun City, le régime de Kinshasa a adopté, avec les autres délégués, 37 Résolutions consacrant la gestion démocratique de la société congolaise. Après Sun City jusqu'à ce jour, le régime de Kinshasa n'a appliqué aucune de ces Résolutions.

Entre la fin de Sun City et ce jour, le régime de Kinshasa a posé des actes clairs qui démontrent l'absence totale de volonté politique positive pour résoudre la crise:

1. Intensification de la répression contre les forces démocratiques: Cfr nos documents sur le supplice des défenseurs des droits de l'homme, sur les tentatives de ba¨¨ionnement de la presse, sur les conditions de vie dans les prisons.

2. D'autres documents seront publiés sur la liste des prisonniers politiques et d'opinion arrétés entre avril 2002 et ce jour; sur la détresse des fonctionnaires, des parents et des étudiants; sur la tragédie de la rentrée scolaire et académique pour les parents et pour les élèves et les étudiants, sur la chute du franc congolais et la hausse des prix sur le marché; sur la destruction du tissu minier stratégique national et socio-économique, le pillage des richesses nationales et le détournement des deniers publics par un régime qui, paradoxalement, est en train de mendier l'argent à l'Extérieur

3. Des nominations, des contrats avec des institutions internationales et accords bilatéraux dans le but de se faire légitimer de l'Extérieur pour imposer la dictature à l'Intérieur du pays.

b. Les déclarations selon lesquelles l'Accord politique inclusif et global n'est pas pour le régime de Kinshasa une priorité.

Le 7 septembre dernier, Joseph Kanambe a promis à son "parlement", l'un des organes du Parti-Etat, qu'il ferait partie des institutions démocratiques du nouvel ordre politique issu du DIC. Il a m^^eme osé fixer la date de la reprise du DIC, sa durée et son objectif.

Aujourd'hui, le régime de Kinshasa participe aux consultations préparatoires à la reprise du DIC. Il s'appr^^ete m^^eme à y participer sous peu. Ses délégués se sont rendus en Afrique du Sud pour "négocier" avec l'ASD. Mais en meme temps, il poursuit la logique dictatoriale et intensifie la répression contre les forces patriotiques et démocratiques. L'interdiction des activités de l'UDPS/Kasa¨¨i Oriental est une des preuves.

Les prisons sont plus que jamais bondées de prisonniers politiques et d'opinion (journalistes, étudiants, membres des partis politiques démocratiques, défenseurs des droits de l'homme, syndicalistes).

Et enfin, le régime de Kinshasa n'a jamais respecté et exécuté aucun de ses engagements issus des négociations politiques pacifiques.

c. Conclusion

1. L'UDPS/BELUX condamne l'interdiction des activités de l'UDPS au Kasa¨¨i oriental, mesure anachronique en ce 21ème siècle prise par un pouvoir barbare de Kinshasa et demande à la Communauté internationale de contraindre le régime de Kinshasa à respecter la Déclaration universelle des droits de l'homme dont le Congo est un des pays signataires.

2. L'UDPS/BELUX considère qu'il est absurde de négocier avec celui qui emprisonne et torture les patriotes et les démocrates pendant qu'il négocie avec les délégués des forces patriotiques et démocratiques; ne respecte jamais ses engagements et ne cesse de vous démontrer qu'il ne respectera pas les prochains engagements issus des négociations en cours. Continuer à négocier avec le régime de Kinshasa, c'est démontrer qu'on est son complice. L'argument de la na¨¨iveté, qu'évoquerait n'importe qui, comme s'il ignorait le régime de Kinshasa depuis le 17 mai 1997 à ce jour, discrédite d'emblée son auteur. Aucun congolais, y compris des enfants, n'est plus dupe ni na¨¨if vis-à-vis de l'hypocrisie et des mensonges du régime de Kinshasa.

3. L'UDPS/BELUX exige des forces patriotiques et démocratiques des preuves de leur crédibilité et de leur détermination à contrecarrer toute force négative à la solution de la crise. Ces preuves sont notamment:

-- Une déclaration, avant la reprise du DIC, proclamant caduques toutes les institutions politiques existantes actuellement sur toute l'étendue du Congo (à Kinshasa, Goma, Gbadolite, Ituri, Bunia) et démissionnaires leurs animateurs. Le respect de l'Accord de l'Accord l'exige.

-- Exiger du régime de Kinshasa la libéralisation des activités des partis politiques et des mass médias publics de l'Etat et la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques et d'opinion.

Si le régime de Kinshasa se plie à ces conditions, il peut alors siéger à la table des négociations. S'il ne s'y plie pas, il est une pesanteur, un obstacle à la paix, à la réconciliation nationale et à la démocratisation de notre pays, il faut l'exclure des négociations et lui imposer les résolutions qui y seront prises.

Fait à Bruxelles, le 8 octobre 2002.

Dr François Tshipamba Mpuila

Représentant

Contact:

a. Représentant: 8 Pachthof, 3010 Leuven, Tél. 016/25.97.81, GSM 0485/270.866, E-mail tshidibi.tshipamba @chello.be

b. Représentant-Adjoint: Ir Victor Nzuzi Kabamba, 26/29 rue de Vlogart, 1060 Bruxelles, GSM 0498/80.36.20

c. Directeur du Cabinet: Dr Ir Grégoire Mbuyi, tél. 010/45.22.12, GSM 0472/96.66.25, E-mail: repre.udps.belux@posphost.eunet.be

d. Conseiller: Ir Raphaël Kashala Mutambayi, 59 tiensestraat, 3020 Aarschoot, GSM 0477/233.968

e. Conseiller: Dr Pharm. Félicien Shambuyi Ngombo Mukendi, 24/47, Champ des Hirondelles, 1970 Wezembeek-Oppem, Tél. 02/731.16.72 i Kamba, 48/301 Verte Voie, 1348 Louvain-La-Neuve, Tél. 010/45.22.12, E-mail: ngombo@belgacom.net


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