UNION
POUR LA DÉMOCRATIE
ET LE PROGRÈS SOCIAL




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Toutes les analyses ont jusqu'ici escamoté le problème fondamental des pillages

DOCUMENT

Réf.: RBL/UDPS/DE/075/02

1. Ce document aborde 5 aspects non évoqués nulle part, jusqu'à ce jour, sur les pillages:

a. C'est l'absence d'Etat et de démocratie qui est la racine du mal, la cau se profonde des pillages et d'autres fléaux qui sévissent sur toute l'étendue du territoire national.

b. C'est le régime Kanambe qui est l'actuel obstacle à la mise en place des institutions démocratiques au Congo: il prolonge la crise et toutes ses conséquences dont le pillage des richesses nationales sur toute l'étendue du territoire national.

c. Ceux qui soutiennent le régime de Kinshasa ne doivent donc se plaindre ni de la destruction et de pillage du tissu socio-économique minier national, ni d'autres conséquences de l'absence d'Etat et de démocratie sur toute l'étendue du territoire national.

d. La destruction et le pillage du tissu socio-économique et minier national par le régime de Kinshasa est un crime d'Etat et non un acte sporadique de quelques individus isolés.

e. Ceux qui veulent que le pillage et d'autres crimes perpétrés sur toute l'étendue du Congo cessent doivent se joindre à notre combat contre le régime de Kinshasa afin d'instaurer un Etat de droit souverain et démocratique au Congo.

2. Rappel succinct de la racine du crime

2.1. Racine du crime depuis 1960: trois dictateurs

Depuis 1960 jusqu'à ce jour, trois dictateurs (Mobutu, LD Kabila et Joseph Kanambe) ont créé et perpétué l'absence d'Etat et de démocratie au Congo. Ils ont bloqué la mise en place et le fonctionnement des institutions démocratiques voulues par le peuple et extériorisées à travers la Loi Fondamentale de la Table Ronde de Bruxelles (20 janvier-20 février 1960), la Constitution démocratique de Luluabourg (promulguée 1er aout 1964), les Résolutions de la Conférence Nationale Souveraine (CNS, 7 aout 1991-6 décembre 1992) et le Nouvel Ordre Politique qui serait né à Sun City de l'Accord inclusif et global entre les Délégués au Dialogue intercongolais (DIC, 25 février - 19 avril 2002).

Les efforts déployés et les sacrifices consentis - jusqu'au sacrifice du sang - par le peuple ont été annihilés successivement par le coup d'Etat militaire du 14 septembre 1960 par Mobutu, du 24 novembre 1965 par Mobutu, du 1er décembre 1992 par Mobutu, du 17 mai 1997 par LD Kabila, du 26 janvier 2001 par Joseph Kanambe et par l'arrangement frauduleux Kanambe-Bemba le 19 avril 2002.

L'absence d'Etat et de démocratie, créée et entretenue depuis 1960 à ce jour, a entrainé au Congo:

a. L'instabilité politique, avec comme corollaire le blocage des investissements.

b. La réduction du peuple congolais à l'état d'esclave: les trois dictateurs ne sont pas issus de la volonté souveraine et du libre choix du peuple. Ils ont été imposés au peuple de l'Extérieur par les armes et la violence.

c. Le non-respect de la Déclaration universelle des droits de l'homme: les congolais ont été et sont jusqu'à ce jour des etres humains sans libertés politiques et civiles et sans droits fondamentaux, c'est-à-dire des esclaves. La dicta ture, l'arbitraire, la pensée unique, le Parti-Etat, la monopolisation des mass médias publics de l'Etat par le Parti-Etat, le monolithisme idéologique, politique, social et moral ont été et sont toujours imposés au peuple par la force, c'e st-à-dire par la répression contre les forces patriotiques et démocratiques, avec comme corollaires les arrestations arbitraires, les détentions illégales, les tortures, les assassinats politiques, les relégations, les expropriations extra- judiciaires, les condamnations des forces démocratiques à mort par la Cour d'Ordre Militaire

d. Le règne des anti-valeurs: corruption, favoritisme, création des conflits et divisions interethniques, clientélisme, despotisme, détournements des deniers publics, mensonges, gabégies, délations

e. L'extermination du peuple par la faim, la misère, les tortures, les armes, les épidémies et les endémies sans que le pouvoir ne s'en occupe;

f. La guerre, la mort de plus de 3 millions de personnes, la présence des milices étrangères, y compris des génocidaires, et des troupes armées étrangères, l'augmentation du nombre des déplacés forcés et des réfugiés

g. La destruction et le pillage du tissu socio-économique et minier national, l'arret de toute l'activité économique et le refuge dans le secteur informel.

h. Ce système conduit à la sclérose de toute une société, à l'immobilisme, au recul, à la paralysie et à l'impasse.

2.2. Racine du crime aujourd'hui: le Camp Kanambe

1. A Sun City, le Camp Kanambe a fait échouer les négociations et prolongé la crise de 6 mois (avril-novembre 2002).

2. Aujourd'hui, toutes les Composantes au DIC oeuvrent pour que les prochaines négociations politiques aient lieu le plus rapidement possible et que l'Accord inclusif et global soit conclu pour mettre fin à la crise.

3. Seul le Camp Kabila est en train de bloquer la poursuite des négociations et prépare meme une nouvelle tricherie pour bloquer l'avènement de l'Accord inclusif et global aux prochaines négociations, perpétuer l'absence d'Etat et de démocratie, prolonger ainsi la crise, le pillage des richesses nationales, la souffrance et la misère de la population et le chaos. En effet, à quelques jours de prochaines négociations, ce Camp:

a. Poursuit la logique dictatoriale. Le Pacte Républicain continue d'etre foulé aux pieds. Les prisons continuent à se remplir de forces démocratiques (journalistes, défenseurs des droits de l'homme, leaders de la société civile démocratique, syndicalistes, membres des partis politiques démocratiques); et plusieurs prisonniers meurent en prison de tortures, de faim, de manque de soins médicaux La Cour d'Ordre Militaire continue à fonctionner et à condamner à mort plusieurs prisonniers politiques et d'opinion. Les mass médias publics sont toujours monopolisés par le Parti-Etat.

b. Poursuit la logique de la guerre: maintien des soldats angolais et zimbabwéens au Congo; protection des ex-FAR et des interahamwe génocidaires organisés et regroupés au sein de l'ALIR et des FAC et maintien des alliances avec eux; attaque d'Uvira; préparation de l'attaque de Gbadolite et de l'élimination de Jean-Pierre Bemba au moyen des FDLR réarmés à Kamina; alimentation des mai mai en armes et en munitions et leur incitation à occuper les anciennes positions de l'Armée Rwandaise et à attaquer les positions militaires du RCD.. Tout est fait pour que l'Armée Rwandaise revienne au Congo. Le régime Kanambe pourra ainsi continuer à exhiber au peuple son seul programme: combattre l'Armée Rwandaise. La crise pourra ainsi perdurer, les pillages aussi.

c. Empeche, à Kinshasa, le voyage de 4 membres de la société civile démocratique (non signataire de l'arrangement pirate de l'Hotel Cascades) et les a remplacés par ses 4 clients signataires dudit arrangement pour aller créer encore une majorité artificielle en faveur de Kanambe comme à Sun City.

d. N'a toujours pas remis au Président Mbeki et à M. Moustapha Niasse ses propositions concrètes sur le partage horizontal et vertical des responsabilités.

3. Nature du crime: génocide humain, politique et économique

3.1. Signe de l'ignorance

Nous sommes étonnés que nombreux compatriotes ne s'expliquent pas la solidarité collective de tout le régime de Kinshasa envers les individus cités dans le Rapport de l'ONU; s'acharnent sur des individus cités dans le Rapport de l'ONU; considèrent les autres collaborateurs de Joseph Kanambe non cités comme innocents et Joseph Kanambe lui-meme comme l'innocence meme par rapport au pillage et à d'autres crimes perpétrés par le régime de Kinshasa. Pire encore, ces compatriotes considèrent meme Joseph Kanambe comme le Sauveur et attendent de lui la mise à l'écart des individus cités dans le Rapport et des sanctions judiciaires contre eux.

Ces compatriotes n'ont pas encore compris la nature du régime de Kinshasa, ses objectifs fondamentaux, ses mécanismes de fonctionnement et de survie ainsi que la racine et la nature du mal qui tue notre pays et notre peuple.

3.2. Nature du crime: Le régime de Kinshasa est en train de perpétrer un triple crime d'Etat: le génocide humain, politique et économique

a. Le génocide du peuple congolais

Inventée par le professeur américain d'origine polonaise R. Lemkin, l'expression gréco-latine de "génocide" a introduit pour les groupes entiers d'humains ce qu'est l'homicide pour un individu isolé: le refus du droit à l'existence. Ce plus grave des crimes contre l'humanité est aujourd'hui juridiquement identifié grace à la "Convention pour la prévention et la répression du rime de génocide" adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU le 9 décembre 1948.

Le concept de génocide humain signifie l'extermination des groupes humains entiers comme tels. Et il est un crime d'Etat. En effet, les actes constitutifs du génocide aboutissent toujours à l'anéantissement physique et biologique du groupe, ce qui constitue d'ailleurs l'essence de ce crime, quels que soient les moyens employés pour atteindre ce but: meurtre d'un nombre plus ou moins grand des membres, atteinte grave à leur intégrité physique ou mentale, soumission intentionnelle du groupe à des conditions d'existence susceptibles d'entrainer sa destruction physique totale ou partielle, mesures visant à entraver les naissances, transfert forcé des enfants à un autre groupe (art.2).

De tels actes ne pourront jamais etre perpétrés par quelques individus isolés: de par sa nature, le génocide ne peut donc etre qu'un crime collectif, commis par les détenteurs du Pouvoir de l'Etat, en leur nom ou avec leur consentement exprès ou tacite. C'est pourquoi la recherche des responsables n'est pas facile et le partage des responsabilités souvent difficile à établir dans le cas de ce crime qui, par excellence, est un crime d'Etat.

Nous verrons dans les prochains textes les mécanismes et les moyens mis en place par le régime de Kinshasa pour exterminer progressivement le peuple congolais.

b. Le génocide politique

Le génocide politique est dicté par le refus de la démocratie et du pluralisme idéologique, politique, syndical, social et moral et vise l'extermination de toutes les forces patriotiques et démocratiques pour imposer la pensée unique, l e monolithisme idéologique et politique et syndical. Nous verrons prochainement les mécanismes et les moyens mis en place par le système pour perpétrer ce génocide. Et c'est tout le régime de Kinshasa qui s'y emploie.

c. Le génocide économique

1. Le génocide économique vise la destruction totale du tissu socio-économique et minier stratégique national, le bradage des pans entiers et les plus rentables de l'économie nationale, le pillage des richesses nationales, le décourage ment de la population qui veut travailler, l'appauvrissement de la population et l'arret totale de l'activité économique...

2. Les deux précédents rapports de l'ONU et le panel de l'Ambassadeur Kassem ne décrivent qu'une infime partie de la destruction et du pillage des richesses nationales. Et l'UDPS n'a pas attendu la publication de ces rapports pour:

1. Constater et dénoncer la destruction et le pillage du patrimoine socio-économique et minier national par le système politique de Kinshasa.

2. Inviter le peuple congolais à combattre, par tous les moyens, ledit système pour éviter que toutes les richesses nationales ne soient raflées, que le peuple ne soit réduit davantage à l'état d'esclave et plongé dans une misère et souffrance indescriptibles, et que le pays ne sombre dans le chaos total. C'est malheureusement la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui. Et le pire est à venir si le système de Kinshasa perdure encore.

4. Recommander:

a. Aux partenaires de ne pas contribuer à cette destruction et pillage en soutenant un système criminel;

b. Aux institutions financières internationales de ne pas verser dans un trou sans fond des prets qui ne servent qu'à enrichir une fraction au pouvoir et constituent des dettes que nos enfants et arrière-petits enfants seront obligés de rembourser;

c. A tous les amis du Congo de ne reprendre la coopération structurelle avec le Congo qu'à l'avènement d'un Etat de droit démocratique. Nous le verrons en détails prochainement.

5. Jeannot Mwenze Kongolo, Katumba Mwanke, Charles Okoto: les meilleurs acteurs et les héros du système.

a. Le régime de Kinshasa est, dans sa nature et sa conception, un régime arbitraire. Sa nature est de perpétuer l'absence d'Etat et de démocratie au Congo. Sa raison d'etre est de prolonger l'état de jungle pour piller les richesses nationales. Mwenze Kongolo, Katumba Mwanke, Okoto ne sont pas des parias au régime, mais bien ses meilleurs acteurs. Ce sont eux qui ont mieux intériorisé et métabolisé la nature du système, sa raison d'etre, ses objectifs fondamentaux, les mécanismes de sa survie et de son fonctionnement.

b. Ils sont les meilleurs produits finis du régime, ses meilleurs athlètes, ses Héros. Ils ont permis au système de tourner à plein régime, d'écraser les forces patriotiques et démocratiques, d'engraisser les parrains étrangers, de corrompre les partis alimentaires et les clients de la société civile, de bloquer la solution à la crise à Sun City en instrumentalisant le MLC et les autres délégués faibles d'esprit.

c. Il a suffi que Katumba Mwanke et Mwenze Kongolo amènent Charles Okoto et ses malles d'argent à Sun City pour que les présidents des partis alimentaires et les clients de la société civile hypersalivent, jettent le Document Mbeki II dans la poubelle et courent s'entasser dans la chambre d'hotel d'Okoto pour recevoir les enveloppes bien pleines et signer un document sans l'avoir ni rédigé ni lu.

6. Le combat de l'UDPS et du peuple

Depuis 1980, l'UDPS combat tout système dictatorial et arbitraire au Congo pour instaurer un Etat de droit souverain et démocratique, lequel Etat se caractérise notamment par:

1. La loi et le droit inscrits dans une constitution démocratique et qui sont au-dessus de tous, gouvernants et gouvernés.

2. Les éléments, ci-après, qui sont les remparts essentiels contre toute tentative d'imposer l'arbitraire, la violence et la guerre à la population et qui réduisent le règne des anti-valeurs telles que la corruption, la médiocrité de la classe politique, les détournements des deniers publics, le clientélisme, le favoritisme, le despotisme:

a. Le respect des libertés politiques et civiles et des droits fondamentaux des citoyens (liberté de pensée, d'expression, d'opinion, d'association, de réunion, de vote), bref, le respect de la Déclaration Universelle des droits de l'homme;

b. La place du peuple en tant que source et fondement de tout pouvoir politique, de son organisation et de son exercice et sa participation au pouvoir et aux décisions politiques directement par référendum ou indirectement par ses mandataires parlementaires, sénateurs et ministres;

c. Les mécanismes de controle de pouvoir tels que les élections, le pluralisme idéologique et politique, l'existence de l'opposition politique reconnue, le parlement, l'existence de plusieurs partis politiques démocratiques;

d. Les mécanismes de pression sociale et morale tels que la presse libre, les organisations interprofessionnelles (syndicats, associations des médecins, des avocats, des pharmaciens, des infirmiers, des magistrats), interconfessionnelles (églises) et philosophiques; les associations estudiantines et de jeunesse en général;

3. Les conflits politiques ou sociaux ne sont pas réglés par le recours aux armes, mais par des négociations politiques et sociales. Dans les pays démocratiques occidentaux, les partis politiques (socialiste, libéral, écologiste, socio-chrétien ) ne prennent pas des armes les uns contre les autres pour résoudre un conflit politique, mais recourent aux négociations politiques. Les acteurs politiques et les acteurs sociaux ne prennent pas les armes les uns contre les autres, mais recourent aux négociations qui se terminent par un contrat social.

4. Le Congo sortira de relations de dépendance actuelle de domination politique et militaire et d'exploitation économique: des relations qui maintiennent le pays dans un état de sous-développement permanent. Il tissera des relations de partenariat avec les pays amis: les relations qui respectent la souveraineté et l'indépendance de chaque partenaire et visent les intérets de nos peuples respectifs.

5. Le Congo sera stable politiquement et gouverné dans la transparence. Puisque les gouvernants seront crédibles et issus de la population, ils auront la confiance du peuple et pourront mobiliser ce dernier pour la reconstruction nationale. Et le Congo attirera des investisseurs étrangers.

Fait à Bruxelles, le 10 novembre 2002.

Pour le Bureau de Représentation de l'UDPS/BELUX

Dr François Tshipamba Mpuila

Représentant

Contact:

a. Représentant: 8 Pachthof, 3010 Leuven, Tél. 016/25.97.81, GSM 0485/270.866, E-mail tshidibi.tshipamba @chello.be

b. Représentant-Adjoint: Ir Victor Nzuzi Kabamba, 26/29 rue de Vlogart, 1060 Bruxelles, GSM 0498/80.36.20

c. Directeur du Cabinet: Dr Ir Grégoire Mbuyi Kamba, 48/301 Verte Voie, 1348 Louvain-La-Neuve, Tél. 010/45.22.12, GSM 0472/96.66.25, E-mail: repre.udps.belux@posphost.eunet.be

d. Conseiller: Ir Raphaël Kashala Mutambayi, 59 tiensestraat, 3020 Aarschoot, GSM 0477/233.968

e. Conseiller: Dr Pharm. Félicien Shambuyi Ngombo Mukendi, 24/47, Champ des Hirondelles, 1970 Wezembeek-Oppem, Tél. 02/731.16.72 -Email:ngombo@belgacom.net


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