![]() |
|
|
[Page principale] [Home page]
DOCUMENT
Réf.: RBL/UDPS/DE/039/02 1. Les faits Depuis l'ajournement du DIC, le 19 avril 2002, par le Facilitateur Ketumile Masire jusqu'à ce jour, tous les actes posés par le Camp Kanambe démontrent que ce camp continue et continuera à bloquer la solution de la crise qu'il est venu aggraver depuis le 17 mai 1997: a. Déclarations tonitruantes selon lesquelles le DIC est définitivement terminé, l'Accord de Lusaka devenu caduc, la mission du Facilitateur terminée; b. Humiliation infligée au Président Thabo Mbeki (refus de répondre à ses invitations pour la reprise du DIC en Afrique du Sud) et au Facilitateur Ketumile Masire acueilli à Kinshasa par les collaborateurs de Kanambe en tant qu'ancien Président du Botswana et non en tant que Facilitateur; c. Intensification de la répression contre les forces patriotiques et démocratiques à l'intérieur du pays; recherche obsessionnelle de légitimité extérieure et déclarations selon lesquelles la recherche de la solution politique interne n'était plus une priorité pour eux; d. Nominations intempestives (armée, police, fonction publique, entreprises, ambassades); e. Engagement du pays dans des accords et contrats avec les organisations financières internationales (Banque Mondiale, FMI, BAD); f. Double langage pour entretenir la confusion, gagner le temps et faire le chantage: tantôt en faveur de l'arrangement pirate Kanambe-Bemba, tantôt en faveur de l'Accord global et inclusif Et l'insuffisance des pressions et les complicités internes et externes ont même amené Joseph Kanambe, dans son discours du 7 septembre 2002 devant son "parlement", l'un des organes du Parti-Etat, à ajouter la ruse, l'arrogance et le cynisme à l'absence totale de volonté politique de résoudre la crise. Aux prochaines négociations, les délégués du camp Kanambe bloqueront encore, comme ils l'ont fait à Sun City pendant 52 jours, tout débat et toute négociation sur le nouvel ordre politique, sur l'armée, sur les dirigeants de la Transition.. En effet, rien n'a été fait pendant ces 5 mois pour les contraindre à ne pas le rééditer. Au contraire, ils ont été pompeusement accueillis partout où ils se sont présentés, traités avec beaucoup et même avec trop de respect par la Communauté internationale. 2. L'annonce de prochaines négociations Puisque, d'avril à ce jour, rien n'a été fait en profondeur auprès du camp Kanambe qui avait fait échouer les négociations à Sun City, les délégués de ce camp s'amèneront aux prochaines négociations avec le statut des ministres comme à Sun City et poursuivront le même et seul objectif qu'à Sun City: bloquer tout débat et toute négociation sur le nouvel ordre politique, l'armée et les dirigeants de la Transition, faire légitimer leur pouvoir dictatorial et arbitraire par les délégués de toutes les Composantes et intégrer ces délégués dans les institutions et organes du Parti-Etat actuel. Pour obtenir ce résultat, ils se livreront encore une fois à la corruption et à la promesse des postes ministériels: appât alléchant et irrésistible pour les esprits faibles et corruptibles, les progénitures politiques de Mobutu, les partis alimentaires Ceux-ci se jetteront de nouveau en pâture dans les bras de Kanambe et de ses collaborateurs. Louis Michel félicitera de nouveau les gars et sillonnera de nouveau le monde pour obtenir l'adhésion des non-signataires. Ce sera ensuite la 2ème édition de Matadi. Et enfin un nouvel échec. Et l'on recommencera la même pièce de théâtre... La crise perdurera et s'aggravera encore davantage. 3. Les conditions de réussite des prochaines négociations 3.1. Proclamation de la caducité des institutions politiques actuelles et de la démission de leurs animateurs avant la reprise des négociations 3.1.1. Les raisons qui justifient cette proclamation: a. Le pouvoir de Kinshasa est militaire, illégitime, dictatorial et arbitraire. Il est issu des armes. Sa reconnaissance par la Communauté internationale ne remplace ni ne supplante la légitimité démocratique interne issue, pour la période de Transition, du consensus national entre les délégués au DIC, et enfin des urnes à la fin de la Transition. Le pouvoir de Kinshasa n'a pas plus de légitimité que les autres mouvements rebelles ou l'Opposition non armée. La Communauté internationale reconnaît indistinctement les pouvoirs démocratiques et les pouvoirs dictatoriaux. Et nous savons que la Communauté internationale a oeuvré avec les opportunistes et les aventuriers congolais pour bloquer l'avènement de la démocratie au Congo depuis 1960 à ce jour. Et malgré la présence du pouvoir de Kinshasa et sa reconnaissance internationale, et à cause même de son existence, la crise perdure. La solution ne consiste pas en la légitimation d'un ou des pouvoirs en place, mais dan le dépassement de tous ces pouvoirs pour engendrer un nouvel ordre politique. b. L'Accord de Lusaka parle du nouvel ordre politique pour la bonne gouvernance alors qu'il y avait sur place à Kinshasa et à travers tout le pays, au moment de la signature dudit Accord, les pouvoirs armés et l'Opposition non armée. L'Accord n'impose, au préalable, aucune institution et aucun dirigeant aux négociateurs avant le DIC, et il place tous les négociateurs sur le même pied d'égalité, avec un statut identique. c. La contrainte psychologique et politique pour tous les négociateurs Si Kanambe et ses ministres arrivent au DIC comme de simples négociateurs, c'est-à-dire avec un statut identique à celui des autres délégués, et s'ils savent que les seules institutions politiques qui seront fonctionnelles après le DIC seront celles issues des négociations et que les dirigeants seront désignés par consensus au DIC, ils s'engageront positivement dans les négociations, respecteront la dignité et le point de vue des autres délégués et négocieront effectivement avec eux. Mais s'ils savent que leurs institutions actuelles et leurs postes sont préservés d'avance, avant même le DIC et les négociations, ils se comporteront comme à Sun City: ils bloqueront tout débat et toute négociation là-dessus. Donc, ceux qui veulent réellement que le DIC aboutisse à la solution définitive de la crise, ils doivent alors cesser toute complaisance et toute complicité envers le camp Kanambe et respecter strictement et intégralement l'Accord de Lusaka . 3.1.2. Qui doit proclamer la caducité des institutions et la démission de leurs animateurs? Si Kanambe était animé de volonté politique réelle de résoudre la crise, il aurait dû lui-même, dès son intronisation arbitraire, déclarer caduques toutes les institutions et tous les organes du Parti-Etat hérités de LD Kabila et démissionnaires leurs animateurs. Il ne l'a pas fait. Au contraire il a poursuivi la logique dictatoriale de LD Kabila: il a consolidé ces institutions, confirmé nombreux animateurs et nommés d'autres au sein du même Parti-Etat. Aucun de ses collaborateurs ne l'a fait ni suggéré. Il ne pouvait en être autrement, car il faut être de vrais démocrates pour le faire pendant que l'on est au Pouvoir. Les collaborateurs de Kanambe sont des aventuriers et des opportunistes parachut és au Pouvoir en parvenus, sans aucun mérite comme Kanambe lui-même. Ils sont de pures créatures de la volonté arbitraire d'un individu. Ils ne sont pas le fruit d'un concours de sélection basée sur des critères rigoureux et objectifs; ni issus des urnes, c'est-à-dire mandatés par le peuple; ni délégués par leurs partis politiques démocratiques au sein d'un gouvernement de coalition. Et ils savent qu'ils se sont illustrés, durant leur règne, par des crimes politiques et économiques, l'amateurisme, l'incompétence, l'irresponsabilité, le non respect des engagements pris, de la parole donnée, et des accords signés, le pillage des richesses nationales Ils ont donc peur. C'est aux forces démocratiques congolaises et à la Communauté internationale de proclamer, avant la reprise des négociations, la caducité des institutions et la démission de leurs animateurs qui ne devraient plus qu'expédier les affaires courantes en attendant la fin des négociations. Les forces démocratiques et la Communauté internationale devront ensuite contraindre, par des pressions réelles, Kanambe et son camp à se plier à cette décision nécessaire et salutaire pour le bon déroulement et la résussite des négociations. Les forces démocratiques ont ce pouvoir et cette responsabilité en tant que représentantes de l'aspiration profonde et légitime de l'ensemble de notre peuple de vivre en paix, libre et heureux dans un Etat de droit souverain et démocratique. Elles peuvent faire cette Déclaration, soit dans un document commun, soit dans leurs organisations et plate-formes respectives. La Communauté internationale (ONU, OUA, UE, UA, SADC) devra entériner leur position. 3.2. Respecter l'existence de deux camps: les signataires et les non-signataires de l'arrangement frauduleux de Sun City Les raisons justificatives de cette position sont les suivantes: a. La constitution de 5 Composantes était basée sur les différentes forces en présence. Or, les négociations politiques se font entre les courants, les options et les tendances politiques et idéologiques en présence à travers les 5 Composantes et non entre les 5 Composantes comme si celles-ci représentaient 5 courants, tendances et options politiques différentes et opposées. b. Les possibilités de corruption, de manipulation, de dispersion et de blocage sont fort réduites. c. Le fait que deux tendances et options se sont dégagés à partir des négociations de Sun City est un 2ème acquis et progrès réalisé à Sun City, en plus de l'adoption de 37 résolutions. Il faut respecter ces deux acquis et cette évolution heureuse. Vouloir revenir aux 5 Composantes, c'est ignorer ces courants, options et tendances; c'est ignorer que c'est sur ces options et ces tendances que les négociations auront lieu; c'est reculer et c'est même absurde et inutile car tôt ou tard, les deux tendances se reconstitueront comme par le passé depuis 1960 jusqu'à ce jour: d. En 1960, il y a eu plusieurs partis politiques, courants idéologiques et politiquesMais de 1960 à 1965, tous ces courants ont évolué spontanément vers un bipartisme qui s'est cristallisé en deux grandes tendances au Parlement: la Conaco dirigée par M. Moïse Tshombe et le Front Démocratique Congolais dirigé par M. Kasa-Vubu. C'est la raison pour laquelle, lorsque Mobutu, après le coup d'Etat militaire le 24 novembre 1965, fit appel aux Parlementaires pour diriger des ministères, ceux-ci amenèrent l'esprit du Parlement et mentionnèrent, dans la Constitution du 24 juin 1967 dont Mobutu leur avait confié la rédaction, le bipartisme politique comme début du processus démocratique (art.4). e. En 1990, suite au discours de Mobutu du 24 avril 1990 autorisant le pluralisme idéologique, politique, syndical.., plusieurs partis politiques furent créés; plusieurs courans et tendances idéologiques et politiques virent le jour Mais de 1990 à 1992, l'évolution spontanée se fit vers le bipartisme qui fut constaté à la Conférence Nationale Souveraine: d'un côté la famille politique présidentielle, et de l'autre côté l'Opposition politique. f. En 2001-2002, à l'approche du DIC, plusieurs partis furent créés, et les courants et tendances aussi. Mais au DIC, deux courants fondamentaux se constituèrent spontanément: les signataires et les non-signataires de l'arrangement Kanambe-Bemba. Ces deux camps, constitués depuis le 19 avril 2002 à Sun City, présentent deux conceptions fondamentalement opposées de la crise: a. Pour les non-signataires, la crise congolaise est due, depuis 1960 à ce jour, à une seule et même cause. Elle est due au refus, par une partie l'élite congolaise soutenue par les étrangers, de voir se réaliser l'aspiration et la volonté profondes et légitimes de notre peuple de bâtir, au coeur de l'Afrique, une société démocratique pluraliste et prospère, respectueuse des libertés politiques et civiles et des droits fondamentaux de la personne humaine; une société dans laquelle les congolais seront les premiers bénéficiaires des richesses nationales. La solution de la crise est donc avant tout un problème institutionnel: la mise en place des institutions démocratiques. La désignation des dirigeants doit se faire, comme dans toute société démocratique moderne, sans complaisance, sur base des critères rigoureux, objectifs et précis adoptés par consensus par les délégués. b. Pour les signataires, la discussion ne se focalise pas prioritairement sur les institutions, et et sur les institutions démocratiques, mais plutôt sur le partage de pouvoir et des postes, dans un système dictatorial et arbitraire. 3.3. Limiter le nombre des participants Pour l'UDPS, 60 délégués pouvaient représenter à Sun City l'ensemble de notre société. Mais le camp Kanambe mena la campagne de l'inclusivité, non dans le sens d'une représentativité réelle de notre société, mais dans le sens du clientélisme. Il amena au DIC des individus qui ne représentaient qu'eux-mêmes et leurs intérêts individuels, corruptibles et à l'affût des postes. Le camp Kanambe savait aussi que plus il y aurait des opportunistes et des aventuriers parmi les délégu és, plus il y aurait des intérêts individuels divergents et le blocage. A Sun City, ceux qui prenaient la parole comme porte-parole et négociateurs n'étaient pas plus de 10 dans le camp de chaque belligérant. Mais le camp Kanambe avait amené même des danseurs qui, au lieu de participer aux travaux du DIC, rendaient régulièrement à Johannesburg ( à 250 Km de Sun City) pour s'enivrer et s'acheter des biens grâce à l'argent qui se distribuait comme des arachides. Le PDA de la Miba était dépêché sur place pour servir. C'est avec tous ces danseurs et ivrognes que le DIC a coûté plus de 10 millions de $US. Le problème de l'Opposition plurielle qui avait poussé aussi à gonfler le nombre des délégués ne se posera plus avec la bipolarisation. Chacun de deux camps amènera le nombre égal des délégués par rapport au camp adverse et ce nombre doit être fixé par la Facilitation et le pays hôte. 3.4. L'attitude de la Communauté internationale L'UDPS/BELUX remercie et félicite la Communauté internationale pour tous les efforts déployés et tous les sacrifices consentis en faveur du processus de paix et de démocratisation au Congo. Ces efforts et ces sacrifices ont abouti à la signature de l'Accord de Lusaka par tous les belligérants militairement impliqués dans le conflit congolais. Et l'application de cet Accord a conduit au cessez-le-feu et à l'organisation des négociations politiques intercongolaises. S'agissant des négociations politiques intercongolaises, l'UDPS/BELUX demande à la Communauté internationale et à la Facilitation de s'abstenir de toute ingérance dans les négociations pour imposer aux négociateurs congolais, de l'extérieur, des institutions et des dirigeants, mais de limiterleur rôle à la mise en place du cadre de ces négociations. Certains membres de la Communauté internationale ont oeuvré, depuis 1960 à ce jour, avec les opportunistes et les aventuriers congolais pour bloquer l'avènement de la démocratie au Congo, imposer la dictature et piller les richesses nationales. Avec ces congolais: a. Ils ont, par le coup militaire du 14 septembre 1960, bloqué le fonctionnement des institutionnement démocratiques issues de la Loi Fondamentale de la Table Ronde Bruxelles. Ce qui avait conduit à l'assassinat du Premier Ministre Patrice Eméry Lumumba le 17 janvier 1961; b. Ils ont, par le coup d'Etat militaire du 24 novembre 1965, empêché l'application de la Constitution démocratique de Luluabourg promulguée par le Président de la République le 1er août 964; c. Ils sont soutenu, pendant plus de trois décennies, l'une des dictatures les plus féroces de l'histoire de l'humanité (1965-1990), celle de Mobutu; d. Ils ont, après avoir soutenu politiquement et financièrement l'organisation de la Conférence Nationale Souveraine (CNS, 1991-1992), refusé d'exercer sur Mobutu des pressions contraignantes pour qu'il applique les Résolutions de la CNS et ils n'ont pas soutenu le Gouvernement Légal de Transition dirigé par M. Etienne Tshisekedi, le Premier Ministre démocratiquement élu avec 72% de vote par 2850 délégués issus de toutes les couches, catégories, provinces et tendances politiques, idéologiques et intellectuelles; e. Ils ont, après avoir conduit les bélligérants, par des pressions, à la signature de l'Accord de Lusaka et après avoir soutenu politiquement et financièrement l'organisation du DIC, ils ont pris des initiatives qui ont fait échouer le DIC à Sun City. Ces intiatives sont notamment: f. Ils ont accordé, avant comme pendant les négociations, la primauté aux belligérants et la prime à la guerre et à la violence. Il a fallu attendre Gaborone, en août 2001, pour voir l'Opposition non armée et la société civile être associées aux négociations politiques; g. L'Accord de Lusaka n'attribue aucun rôle p articulier à Louis Michel. Il peut prendre des initiatives favorables à la solution de la crise congolaise, mais il doit les soumettre, avant même de les divulguer et de les exécuter, à l'appréciation des premiers concernés, à savoir le Facilitateur et les Leaders congolais de toutes les Composantes. Ce n'est pas le cas. Les initiatives intempestives de Louis Michel, dénoncées et condamnées par le Facilitateur Ketumile Masire et l'Opposition non armée dont l'UDPS, visaient à se positionner et à obtenir la légitimation de Kanambe et de son pouvoir militaire et dictatorial auprès des Congolais et de la Communauté internationale avant la tenue du DIC; ont semé la confusion, désorganisé le terrain et entêté Kanambe et ses collaborateurs dans le blocage de la tenue du DIC; h. Le DIC étant devenu inévitable, Louis Michel organisa une Messe noire à Bruxelles (janvier 2002) pour corrompre, par un "per diem" et conditionner psychologiquement l'Opposition non armée et la société civile afin qu'ils acceptent, à Sun City, Kanambe comme Président de la Transition. Ils les firent signer un document où les modes désignation du Premier Ministre et du Président de Parlement de la Transition sont indiqués, et non celui du Président de la République pendant la Transition; i. Pendant que le DIC se tenait à Sun City, Louis Michel multipliait des communuqués de presse intempestifs, abondamment distribués à Sun City par son ambassadeur qui y était posté en permanence. Dans l'un de ses communiqués distribués avant même que les Délégués ne se soient encore prononcés sur les dirigeants de la Transition, Louis Michel félicitait les Délégués d'avoir accepté d'organiser le Pouvoir pendant la Transition autour de Joseph Kanambe; j. Enfin, Louis Michel fut à la base du coup de force perpétré par le camp Kanambe et le MLC contre le DIC. Il a été le géniteur de l'arrangement pirate Kanambe-Bemba qui a été exhumé à Sun City juste au moment où les Délégués, à partir du Document Mbeki II, s'acheminaient vers la solution définitive de la crise par un Accord inclusif et global entre les 5 Composantes. Et il bloqua l'avènement de cet Accord. A la lumière du passé, nous ne pouvons pas accepter Joseph Kanambe parce que la Communauté internationale le soutient. C'est même une raison nécessaire et suffisante pour le rejeter. Fait à Bruxelles, le 14 septembre 2002. Pour le Bureau de Représentation de l'UDPS/BELUX Dr François Tshipamba Mpuila Représentant Contact:
a. Représentant: 8 Pachthof, 3010 Leuven, Tél. 016/25.97.81, GSM 0475/33.89.34, E-mail tshidibi.tshipamba @chello.be
[Page principale] [Home page] | |