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COMMUNIQUE DE PRESSE
Réf. : RBL/UDPS/DE/062/00 Kabila poursuit sa logique de la tyrannie. Il démontre, chaque jour, l'absence totale, en lui, de volonté politique de se plier à la volonté de la majorité de notre Peuple qui est de construire, au coeur de l'Afrique, une société démocratique pluraliste, respectueuse des libertés politiques et civiles et des droits fondamentaux de la personne humaine. Le blocage du processus démocratique initié par la Conférence Nationale Souveraine et pour lequel notre Peuple a payé le prix du sang, continue de retarder inutilement l'insertion du Congo dans le concert des nations libres, civilisées, démocratiques et prospères. Le régime tyrannique, barbare et archaïque, caractérisé par le règne de la pensée unique, du Parti-Etat, de la répression, du tribalisme, des mensonges et du pillage des richesses nationales et imposé au Congo réduit la population à l'état des esclaves êtres humains privés de leurs libertés et de leurs droits fondamentaux et la plonge chaque jour davantage dans une souffrance et une misère extrêmes. Et sous l'impulsion des penseurs du mobutisme et des autres opportunistes et aventuriers - tous mercenaires dans leur propre pays et contre leurs compatriotes- dont Kabila s'est soigneusement entouré, la tyrannie ne cesse de radicaliser la terreur: le dialogue intercongolais devant déboucher sur la poursuite du processus démocratique initié par la CNS est bloqué; les partis politiques sont toujours interdits et ne savent donc se préparer sereinement au dialogue intercongolais; les lieux de torture pullulent et les prisons regorgent de patriotes et de démocrates (opposants politiques, journalistes, défenseurs des droits de l'homme, hommes d'église, étudiants, professeurs d'université, syndicalistes, chefs coutumiers). Il y a actuellement en prison: plusieurs dizaines de membres de l'UDPS dont les noms sont donnés plus loin, les journalistes (Muya Ilunga, Aimé Kakese Vinalu, Pierre Kambidi), les défenseurs des droits de l'homme (le pasteur Placide Tshisumpa Tshakatumba et 26 responsables de la Fraternité Nationale des Prisons au Congo; Amici Amara Drame, membre d'honneur du Conseil national des Droits de l'homme ) 1. La déclaration de Mme Mary Robinson à Kinshasa sur les violations des libertés politiques et civiles et des droits fondamentaux de la personne humaine au Congo et sur la souffrance et la misère de la population Arrivée à Kinshasa dimanche 1er octobre 2000, Mme Mary Robinson, haut commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme a déclaré, mardi 3 octobre 2000 au Grand hôtel de Kinshasa, devant la presse: - qu'elle était consciente de l'aspiration du Peuple Congolais à la paix, à une vie en sécurité à l'intérieur de ses frontières comme avec ses voisins, à la tenue du dialogue intercongolais qui est le seul moyen de parvenir à une véritable démocratie; - que les efforts de la Communauté internationale pour régler la crise congolaise, sont sabotés par les Congolais eux-mêmes : c'est le cas notamment de l'Accord de paix de Lusaka dont l'application conduira au déploiement de la Monuc qui constitue un effort supplémentaire de la part de la Communauté internationale en faveur du rétablissement de la paix, et à l'instauration d'un véritable dialogue intercongolais à une réelle démocratie; - que les violations des libertés politiques et civiles sont répétées à Kinshasa comme à Goma selon les derniers rapports en sa possession et qu'il sagit notamment des arrestations arbitraires, des tortures, de l'atteinte à la liberté d'expression, de mauvais traitements infligés aux détenus, etc. - qu'il n'y a pas de démocratie sans respect des droits fondamentaux que sont la liberté d'expression et de circulation; qu'aujourdhui le Congo ne peut se bâtir quà partir d'une véritable culture des droits de l'homme et qu'il est temps de prendre en compte les droits civils et politiques qui se fondent sur des valeurs telles que la démocratie, la liberté de chacun et de tous ainsi que la solidarité; - qu'elle était étonnée d'apprendre que la population civile souffre de pauvreté et de malnutrition (60%), que le taux de mortalité infantile soit très élevé, que la situation des enfants de la rue soit préoccupante alors que le Congo regorge des richesses et des ressources importantes. 2. Les dix prisonniers de l'UDPS arrêtés le 19 juillet 2000 2.1. La Lettre écrite à partir de la prison de Makala La nième preuve de la tyrannie du régime Kabila transparaît à travers la Lettre écrite le samedi 16 septembre 2000, dans la prison de Makala, par les dix prisonniers politiques de l'UDPS et dont vous livrons ici le texte intégral. «LE CALVAIRE DES 10 (DIX) COMBATTANTS DE L'UDPS S'ACCENTUE A LA PRISON CENTRALE DE MAKALA» Ce samedi 16 septembre 2000, les dix combattants de l'UDPS dont les noms sont rappelés ci-dessous, viennent de totaliser 60 (soixante) jours, soit 2 (deux) mois de détention illégale depuis leur enlèvement brutal le mercredi 19 juillet dernier devant la parcelle de M. Bernard NKWEDI LUSIELO, l'un des membres fondateurs de l'UDPS. Il s'agit de :
Rappelons qu'ils ont été séquestrés dans plusieurs cachots à travers la ville de Kinshasa notamment à l'IPK (ex Circo) du 19/7 au 14/8 de 13h à 18h; à l'ANR sur 3Z du 14 au 16/8; au Parquet général/Gombe du 16 au 19/8 de l'an 2000 dans des conditions inhumaines indescriptibles ! A la prison centrale de Makala où ils ont été transférés le samedi 19/8/2000 par mandat d'Arrêt Provisoire (M.A.P.) sous l'inculpation d'ATTEINTE A LA SURETE INTERIEURE DE L'ETAT. Leur calvaire, non seulement se poursuit, mais saccentue ! En effet, ils sont considérés comme des criminels de pire espèce et sont traités comme tels ! Ils subissent à ce titre des tortures morales aux conséquences néfastes sur l'état de santé, déjà fébrile, de la plupart d' entre eux! Nous citerons, pour preuve, quelques cas : - certains membres du groupe dont Raphaël Kapambu, Théo Taraka ont dû passer quelques jours dans le «fameux pavillon 2» pourtant réservé exclusivement aux criminels (bandits et voleurs à main armée) et aux condamnés à mort! - Considérés comme des «élements très dangereux » on ne sait trop pour quelle raison, ils sont sous haute surveillance et n'ont pas le droit de se rencontrer. C'est ainsi qu'ils sont dispersés, éparpillés dans presque tous les pavillons. Vous trouverez ainsi au pavillon 1 : Aimé Ilunga (parce que malalde); au pavillon 3 : Eugène Mubeya et Richard Malangu; au pavillon 4 : Samuel Mulende; au pavillon 5 : Théo Taraka et Léon Meda; au pavillon 6 : Aimé Bwende; au pavillon 7 : Raphaël Kapambu et Papy Kongolo; au pavillon 9 : Albertine Pangu. - Cette situation rend difficile tout contact entre eux et complique surtout leur circuit de ravitaillement, tout déplacement d'un pavillon à un autre devrait être préalablement autorisé par la direction de la prison. Cette dispersion trouble également leurs nombreux visiteurs qui éprouvent des difficultés pour les retrouver et les rencontrer tous. - En 3 semaines de détention à Makala, les combattants de l'UDPS ont déjà changé de pavillons à 3 reprises, soit un déménagement par semaine. Comment ne pas dérouter les visiteurs? Quelles tortures morales pour les uns et pour les autres? Certains visiteurs ne se retiennent pas devant ce calvaire et laissent couler des larmes chaudes! - Ils n'ont droit ni à la correspondance, même privée, ni à une vie normale en prison : ils sont fréquemment fouillés publiquement et l'argent qu'ils sont mis en commun dans le cadre de « solidarisme », doctrine de leur Parti, est confisqué. 2.2. Les dix prévenus de l'UDPS à la Cour d'ordre militaire Dans le journal congolais UMOJA, en l'occurrence dans sa livraison n° 1882 du jeudi 12 octobre 2000, page 2, le journaliste Nyama Dikamba a tiré une sonnette d'alarme sur le sort des dix prévenus de l'UDPS dans un article intitulé «Les 10 prévenus de l'UDPS à la Cour d'ordre militaire». Le journaliste introduit son article par rappeler que ces combattants de l'UDPS ont été arrêtés au cours d'une rafle policière à Ndjili au domicicle de M. Nkwedi, membre fondateur de ce parti; qu'ils sont incarcérés à la prison centrale de Makala sous le RMP 6184/PG/MOL. Il poursuit : «Cependant, le magistrat instructeur en charge de ce dossier se dit pétrifié de se retrouver devant un dossier dépourvu des pièces à charge donc des faits établis à l'appui des allégations outre les procès verbaux relatifs à ladite réunion politique. En doit, le doute bénéficie à l'accusé, faute de preuve établie mais le paradoxe en RDC veut que le présumé coupable soit davantage accablé devant une cour martiale en l'occurrence la cour d'ordre militaire (COM). Et au moment où nous mettons sous presse, les dix prisonniers d'opinion, leur dossier est soumis à la COM, cfr. lettre n°1160 du 19/8/2000, on eût dit qu'il sagirait là, de fait grave ayant trait à l'atteinte à la sûreté de l'Etat et à la subversion. «Lors du dernier passage à Kinshasa du Rapporteur spécial de l'ONU chargé des droits de l'homme en RDC, m. Roberto Garreton, à l'issue de ses investigations et contacts avec ces infortunés, il avait obtenu des assurances de la part du président Kabila lui-même, de la relaxation de ces derniers qui avaient enduré un calvaire gratuit, faute de preuves à leur charge outre le risque grave qu'ils avaient encouru de perte éventuelle de vie tant qu'ils ne figuraient pas sur le registre des détenus répertoriés au Circo. «Enfin, létat de santé de ces prévenus pour la plupart est préoccupant du fait qu'ils soient privés de soins depuis leur détention. Et au moment où nous mettons sous presse, le président Kabila aurait décidé (verbalement) à ce qu'aucun civil ne soit jugé à la COM tout en rassurant de la suppression de peine capitale au terme de son entretien avec Mary Robinson, Haut commissaire de l'ONU aux droits de lhomme, lors de son passage en RDC (début octobre 2000) et cette hôte de marque a été placée devant l'énorme surprise pendant sa visite à la maison centrale de Makala où une prévenue, en l'occurrence madame Kileba du reste affaiblie de sa maladie et internée actuellement à la Clinique Ngaliema. Les autres infortunés étaient «cellulairement» bien calfeutrés- façon de soigner l'image des droits «prétendument» bafoués en RDC. Un texte aurait mieux fait de sanctionner la volonté affichée selon les impératifs de droit». Fait à Bruxelles, le 16 novembre 2000 Pour le Bureau de Représentation
Dr François Tshipamba Mpuila Adresses de contact Représentant: Dr François Tshipamba Mpuila 8 Pachthof, 3010 Leuven, Tél. 32-16-259781, GSM 075-932302 Représentant-Adjoint: Ir Victor Nzuzi Kabamba 16A Rue de Moscou, 1060 Bruxelles, Tél.32-2-5390536 Directeur du Cabinet : Dr Ir Grégoire Mbuyi Kamba 48/301 Verte Voie, 1348 Louvain-La-Neuve, Tél.32-10-452212 E-mail: repre.udps.belux@pophost.eunet.be Site: http://www.udps.org Compte: 001-2916880-69 [Page principale] [Home page] [UDPS Belux] | |