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DOCUMENT
UDPS/BELUX rejette sans nuance tout plan qui maintiendrait
Joseph Kanambe à n'importe quel niveau des institutions
politiques de l'Etat Congolais
Réf.: RBL/UDPS/DE/050/02
Notre conviction
Nous disposons actuellement des informations nécessaires et suffisantes qui ont
progressivement forgé en nous une conviction profonde selon laquelle:
a. à tout point de vue et dans tous les cas de figure, la présence de Joseph Kanambe au Sommet de l'Etat congolais constitue la plus grande humiliation que le peuple congolais ait jamais subie depuis 1960 à ce jour;
b. Joseph Kanambe ne peut se retrouver à n'importe quel niveau que ce soit des institutions politiques de l'Etat congolais pendant et après la Transition.
Ces informations portent notamment sur:
a. La nature franche de Joseph Kanambe, sa vraie nationalité, son niveau exact d'instruction, sa vie de déliquant dans les rues de Dar-Es-Salam et de Kigali et son entrée dans l'armée patriotique rwandaise;
b. son passé de milicien sanguinaire de l'AFDL qui a participé, depuis le début de la rébellion de l'AFDL en septembre 1996, aux tortures, aux assassinats politiques et aux massacres des populations; et en tant que le responsable n° 1 des forces terrestres de l'AFDL où il a ourdi, initié et organisé, tout en restant dans l'ombre, l'élimination des officiers militaires congolais patriotes et compétents ainsi que la violence et les crimes gratuits contre la population;
c. sa vie d'adolescent jouisseur, inconscient et irresponsable à Kinshasa de 1997 à 2001, sous couvert des pouvoirs militaires sur les autres militaires et sur la population;
d. sa ruse consistant à se présenter publiquement comme un homme inoffensif et à poser des actes subtils, insidieux et sournois avec ses parrains étrangers africains et occidentaux, au Sommet de l'Etat congolais, pour bloquer l'instauration de la démocratie, poursuivre la dictature et permettre à ses parrains étrangers de recoloniser le Congo et piller les richesses nationales.
e. son rôle dans l'arrangement frauduleux avec Bemba pour empêcher l'avènement de la solution définitive de la crise, dans le gaspillage des ressources de l'Etat à Matadi et dans le prolongement de la crise pendant cinq mois (avril-septembre 2002);
f. son immaturité, son manque d'expérience et son incapacité à comprendre le fond de la crise congolaise et à contribuer de quelque façon que ce soit à sa solution.
Ces informations nous interpellent dans la mesure où nous sommes attachés à notre dignité, soucieux d'être un peuple souverain sur notre territoire dans le choix libre des institutions et des dirigeants politiques de notre pays et mus par l'amour de notre pays et de notre peuple ainsi que la fierté d'être des citoyens congolais.
Publication d'une série de documents à partir de ce jour
Nous publions, à partir de ce jour, une série de documents sur Joseph Kanambe et sur le régime de Kinshasa. Ces documents démentent celles diffusées par les parrains de Joseph Kanambe qui veulent le présenter comme un garçon saint, innocent et pur tombé tout droit du buisson ardent et venu pour sauver le Congo et le peuple congolais.
Nous nous adressons par là aux compatriotes qui veulent rechercher et respecter la vérité, c'est-à-dire qui sont encore disposés à comprendre la cause de la crise congolaise et sa solution et à participer activement à la lutte de libération de notre pays et de notre peuple. Nous voulons aussi sensibiliser, au niveau international, les différentes organisations et tous les hommes de bonne volonté qui veulent réellement nous aider à parvenir à vivre, comme eux, en paix, libres et heureux dans un Etat de droit souverain, démocratique, moderne et prospère.
Loin de nous est l'intention de convertir nos compatriotes collaborateurs de Joseph Kanambe. Ils n'ignorent rien de toutes ces informations. Mais puisqu'opportunistes et aventuriers, ayant accédé à leurs postes par la volonté arbitraire de LD Kabila ou de Joseph Kanambe et voyant le soutien, que certains occidentaux apportent à Joseph Kanambe, ces compatriotes égoïstes préfèrent se taire, défendre même Kanambe au besoin, afin de participer au pouvoir et au pillage des richesses nationales. Ils ne peuvent se plier à la volonté de la majorité que par des pressions, y compris militaires.
Nous ne visons pas non plus la conversion de ses parrains étrangers. M. Louis Michel se vante d'avoir suscité l'intérêt pour le Congo en Belgique et dans le monde. La vérité est qu'il est venu vers nous, non en partenaire respectueux de notre dignité et des intérêts des peuples belge et congolais, mais en néo-colonialiste désireux de placer à la tête du Congo un pion qu'il pourra manipuler à sa guise pour recoloniser le Congo et piller les richesses nationales. C'est lui qui décrète à partir de Bruxelles qui est légitime au Congo et qui ne l'est pas, et c'est l'interlocuteur qu'il juge "assez valable" (sic) au Congo qu'il tente d'imposer aux congolais et qu'il présente aux autres décideurs de la Communauté internationale. M. Louis Michel ne peut travailler qu'avec des pions comme Kanambe pour réaliser son projet de domination politique et d'exploitation économique du Congo.
Un exemple parmi tant d'autres
Un exemple pour illustrer nos propos. Tous les hommes d'Etat qui visitent un pays étranger, présentent, à la fin de leurs entretiens, avec leur hôte devant la presse pour faire une déclaration commune ou séparée et répondent librement, chacun à son tour et sans aucune restriction, à toutes les questions que les journalistes souhaitent leur poser.
Tel n'a pas été le cas pour Kanambe toutes les trois fois qu'il a visité la Belgique depuis son intronisation au Sommet de l'Etat congolais en janvier 2001:
a. La première fois, Louis Michel, Vice-Premier ministre et ministre des Affaires Etrangères de la Belgique l'a présenté devant la presse et a décidé à la place d'un "chef d'Etat" d'un pays souverain que deux questions seulement soient posées à ce dernier. Et le lendemain, Mme Colette Braeckman a, sans gêne, écrit dans Le Soir que Louis Michel avait une attitude paternelle envers le jeune président.
b. La deuxième fois, c'est avec le Premier ministre belge, M. Guy Verhofstadt, que Kanambe a eu des entretiens, et à l'issue de leurs entretiens, les deux hommes se sont présentés devant la presse. Et c'est le Premier ministre belge qui a parlé, non seulement au nom du gouvernement et du peuple belges, mais aussi au nom du "chef d'Etat" et du peuple congolais. A la question d'un journaliste,
Kanambe a répondu que le Premier ministre belge avait tout dit. C'était sa seule phrase.
c. La troisième fois, c'est avec le Premier ministre belge, M. Guy Verhofstadt que Kanambe a eu des entretiens. Et à l'issue de ceux-ci, les deux hommes se sont présentés devant la presse. Cette fois-ci, Kanambe n'a prononcé aucune phrase. C'est le Premier ministre belge qui a parlé au nom du gouvernement et du peuple belges ainsi qu'au nom du "chef d'Etat" et du peuple congolais.
C'est cela l"interlocuteur assez valable".
S'il y a un congolais qui ne s'est pas senti humilié par ce spectacle trois fois
reproduit ici en Belgique, nous pouvons alors affirmer qu'il est "a cultu atque
humanitate longissime is", pour parapharser Caesar. Traduction littérale: "Il e
st très loin de la culture et de l'humanité".
Mais le problème congolais est avant le congolais lui-même
Il est vrai que M. Louis Michel, Mme Colette Braeckman et M. Ludo Martens sont les trois belges qui ont joué un rôle néfaste dans l'entêtement de LD Kabila et de Joseph Kanambe à poursuivre la logique de la dictature et de la violence. Ils sont parmi les premiers responsables de l'aggravation et de la persistance de la crise jusqu'à ce jour.
Mais ils agissent ainsi puisqu'ils trouvent, parmi les congolais, les opportunistes et les aventuriers qui acceptent bien volontiers d'être leurs pions, de jouer leur jeu et d'être des agents d'affaires des intérêts étrangers contre les intérêts des congolais. Et c'est puisque de tels congolais existent que le Congo demeure, jusqu'à ce jour, l'un des pays où les étrangers se permettent encore de décider des institutions et des dirigeants politiques et de les imposer à la population.
Fait à Bruxelles, le 21 septembre 2002.
Dr François Tshipamba Mpuila
Représentant
Contact:
a. Représentant: 8 Pachthof, 3010 Leuven, Tél. 016/25.97.81, GSM 0475/33.89.34, E-mail tshidibi.tshipamba @chello.be
b. Représentant-Adjoint: Ir Victor Nzuzi Kabamba, 26/29 rue de Vlogart, 1060 Bruxelles, GSM 0498/80.36.20
c. Directeur du Cabinet: Dr Ir Grégoire Mbuyi Kamba, 48/301 Verte Voie, 1348 Louvain-La-Neuve, Tél. 010/45.22.12, E-mail: repre.udps.belux@posphost.eunet.be
d. Conseiller: Ir Raphaël Kashala Mutambayi, 59 tiensestraat, 3020 Aarschoot, GSM 0477/233.968
e. Conseiller: Dr Pharm. Félicien Shambuyi Ngombo Mukendi, 24/47, Champ des Hirondelles, 1970 Wezembeek-Oppem, Tél. 02/731.16.72
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