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COMMUNIQUE DE PRESSE

La nième tentative de M. Louis Michel pour flouer le Peuple congolais

Réf. : RBL/UDPS/DIC/018/01

Plusieurs faits matériels démontrent suffisamment que M. Louis Michel, Vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, œuvre pour contourner l'application stricte et intégrale de l'Accord de Lusaka ainsi que pour consolider le pouvoir militaire et dictatorial de M. Joseph Kabila. A titre illustratif, nous citons les cinq faits ci-après :

1. Dès l'accession de M. Joseph Kabila au pouvoir, M. Louis Michel a envoyé M. Reginald Moreels en République Démocratique du Congo (RDC) pour tenter de convaincre les rebelles d'accepter le partage du pouvoir avec le pouvoir de Kinshasa.

2. En juin dernier, le Vice-Premier ministre Michel a amené son Premier ministre en RDC pour signer les accords de coopération structurelle avec le Camp Kabila, l'une des cinq composantes congolaises prévues par les Accords de Lusaka au Dialogue Intercongolais (DIC), qui contrôle militairement une partie du territoire congolais.

3. Après la réunion préparatoire du DIC tenue à Gaberone du 20 au 24 août dernier, le ministre Michel n'a pas activé la diplomatie belge pour faire respecter les décisions prises, de manière consensuelle, par toutes les composantes en vue de la réussite du DIC à Addis-Abeba. Il a, au contraire, préféré recevoir le camp de M.Joseph Kabila. Ce qui a conduit ce dernier à saboter la réunion d'Addis-Abeba (13-23 octobre 2001).

4. Afin de redorer l'image du pouvoir de Kinshasa, M. Louis Michel a exigé la tête de M. Mwenze Kongolo, élément qui ternit l'image du pouvoir de kinshasa à cause de son affairisme avec les Généraux zimbabwéens. M. Mwenze Kongolo n'a pas accepté cette injonction et il est venu s'expliquer à Bruxelles, la semaine dernière, avec le ministre belge des Affaires Etrangères.

5. Actuellement, le ministre Michel commence son xième périple en RDC avec la mission, d'une part, de pousser les belligérants à se rencontrer à Abudja du 3 au 4 décembre 2001 (entre experts) et le 10 décembre entre leaders pour conclure un accord de partage du pouvoir à trois (Kinshasa, Goma et Gbadolite) avant le DIC et, d'autre part, de rallier certains membres de la Société Civile et des partis politiques de l'Opposition au schéma d'Abudja (moyennant quelques promesses de postes ministériels).

Pour n'importe quel observateur, les faits ci-avant prouvent que le Vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires Etrangères n'est pas neutre dans l'application des Accords de Lusaka, mais il poursuit par contre une voie qui compliquera davantage la grave crise congolaise et qui dépensera inutilement l'argent du contribuable belge. En effet, cette optique du ministre Michel contribuera à la partition de la RDC suite aux frustrations de la majorité du peuple congolais qui n'accepte pas un arrangement politique en dehors du DIC et au fait que cette optique ignore totalement le Facilitateur du DIC qui a pourtant la confiance de toute la communauté internationale.

L'UDPS ne va pas aller jusqu'à traiter le Vice-Premier ministre Michel de « salopard » comme les israéliens l'ont fait, mais elle demande énergiquement au ministre belge des Affaires Etrangères d'entreprendre dans les meilleurs délais les actions suivantes :

1. Cesser toute initiative obscure au nom de la RDC.

2. Aider le Président Masire, Facilitateur du DIC, à mener à bien sa tâche et ne pas continuer à lui faire des croques en jambe.

3. Traiter de façon équitable avec toutes les composantes au DIC, à savoir le pouvoir de Kinshasa, les deux mouvements rebelles, la société civile et l'opposition congolaise.

Ainsi fait à Bruxelles, le 20 novembre 2001.

Pour le Bureau de Représentation de l'UDPS/BELUX

Dr François Tshipamba Mpuila
Représentant

Contact : Tél. 016/25.97.81, 0475/33.89.34, 010452212, Fax : 010/45.33.82


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