UNION
POUR LA DÉMOCRATIE
ET LE PROGRÈS SOCIAL




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LA POSITION DE L'UDPS SUR LA NOTE DE POLITIQUE AFRICAINE DE MONSIEUR LOUIS MICHEL

COMUNIQUE DE PRESSE

Réf. : RBL/UDPS/DE/172/99

L'UDPS considère que la volonté politique de contribuer à la résolution de la crise congolaise annoncée par M. Louis Michel, ministre belge des Affaires Etrangères, est un engagement positif qui mérite félicitations et encouragements. Sa note volumineuse de politique africaine qui sous-tend cette volonté, contient des actions louables et nécessaires. Elle a permis toutefois à l'UDPS d'enfin disposer d'un outil concret d'analyse lui ayant permis de relever les limites et les carences dans la compréhension de la situation et des remèdes que le nouveau gouvernement belge compte y apporter. Relevant la notion de partenariat mise en exergue par le Ministre, l'U.D.P.S. se félicite de cette approche qu'elle a toujours préconisée et invite par conséquent M. Michel à s'inscrire réellement dans cette perspective qui signifie une concertation entre partenaires représentatifs dont les points de vue respectifs doivent entrer en ligne de compte dans les échanges. C'est pourquoi, ayant examiné avec toute l'attention nécessaire la note de M. Louis Michel, l'UDPS l'a jugée incomplète et surtout y a relevé cinq lacunes fondamentales qui démontrent une perception insuffisante du fond et de l'essence du problème congolais. L'analyse ci-après a pour objet de compléter et de suggérer une meilleure hiérarchisation des priorités par rapport à cette note, dans la recherche d'une solution efficace au problème. Elle pourra, nous l'espérons, enfin apporter quelque lumière à la lanterne du Ministre.

Les lacunes relevées dans la note sont les suivantes :

a. Le ministre se trompe sur la cause première de la crise congolaise ;
b. L'action fondamentale pour la paix et la stabilité structurelle est absente dans la première étape du plan d'action;
c. Le plan ne contient aucun indice de soutien aux forces politiques et sociales démocratiques qui ouvrent pour la paix ;
d. La démocratisation, qui est le noeud du problème congolais, devait être située dans la première étape du plan et non dans la seconde.
e. l'absence de dispositions contraignantes contre tous ceux qui constituent les obstacles à la paix

1. Le ministre se trompe sur la cause première de la crise congolaise

La première lacune à la note de Monsieur Michel concerne la cause fondamentale de la crise congolaise. En effet, il est tout à fait erroné de considérer que la cause première de la crise congolaise est le génocide rwandais comme le suppose le ministre. Le génocide rwandais est une des causes secondaires de l'aggravation de la crise dont le fond est essentiellement congolais. La véritable cause de la crise congolaise est interne, politique et institutionnelle: c'est l'absence de démocratie. En effet, cette crise qui remonte à 1960 est due, et nous ne nous lasserons jamais de le répéter, au refus d'une minorité de Congolais anti-patriotes, anti-démocrates, opportunistes et aventuriers, de se plier à la volonté de la majorité de notre peuple qui veut bâtir un Etat de droit réellement indépendant, souverain, démocratique et prospère au cour de l'Afrique. Le Peuple Congolais a exprimé cette olonté en maintes occasions. Il en a notamment été ainsi dans la Loi Fondamentale issue de la Table Ronde de Bruxelles (20 janvier-20 février 1960), dans la Constitution démocratique de Luluabourg (1er août 1964) et dans les Actes historiques de la Conférence Nationale Souveraine (1991-1992).

Mais une minorité, soutenue par certains étrangers désireux de dominer et d'exploiter le Congo, ne cherche qu'à s'emparer du pouvoir pour piller les richesses nationales. Pour ce faire, elle recourt à la force et à la violence; exploite la naïveté d'une partie de la population et réussit à la diviser par la corruption et la création de conflits interethniques; elle se fait placer au pouvoir par des parrains étrangers au moyen des armes. Ainsi, ils imposent ensemble la dictature et pillent les richesses nationales.

C'est ainsi que Mobutu et le Groupe de Binza, parvenus au pouvoir grâce à des parrains étrangers, ont ensemble consécutivement bloqué:

a. le fonctionnement des institutions démocratiques issues de la Loi Fondamentale par le coup d'Etat du 14 septembre 1960;
b. l'application de la Constitution de Luluabourg par le coup d'Etat du 24 novembre 1965;
c. et le fonctionnement du Gouvernement Légal de Transition dirigé par M. Etienne Tshisekedi par le coup d'Etat du 1er décembre 1992.

Ils ont imposé une dictature qui a duré du 14 septembre 1960 au 16 mai 1997, chosifiant notre population et pillant le pays.

Kabila, également placé au pouvoir par des parrains étrangers le 17 mai 1997, a appliqué une logique paléo-révolutionnaire de la table rase consistant à rejeter tout le patrimoine patriotique et démocratique acquis au prix du sang par le Peuple Congolais. Identifiant sa personne à l'Etat et sa volonté arbitraire à la Loi, le président auto-proclamé du Congo concentre entre ses mains des pouvoirs absolus et illimités. Il a imposé la dictature, porté au paroxysme l'héritage politique du mobutisme dans tous ses excès et accumulé tous les ingrédients d'un mélange détonant. Son régime a provoqué des frustrations, des contestations, des déceptions et des révoltes tant à l'intérieur de l'AFDL même que dans tout le pays. Devant un pouvoir qui devenait chaque jour une dictature communiste - Ludo Martens, président du Parti Communiste Belge, est le Maître à penser de Kabila - et devant le tribalisme aveugle qui poussa Kabila à remplacer progressivement ses alliés congolais et étrangers par des membres de sa tribu non affiliés à l'AFDL , le mélange détonant explosa le 2 août 1998. Lorsque Kabila remplaçait les étrangers par ses frères de tribu, il ne les renvoyait pas dans leurs pays d'origine, il les plaçait à d'autres postes estimés moins importants et moins rentables par ces derniers. Forts de leurs armées présentes sur le territoire congolais depuis le 9 septembre 1996, début de la rébellion de l'AFDL, et sûrs de trouver d'autres pions consentants parmi les Congolais, ces étrangers voulurent porter atteinte à la vie et au pouvoir de Kabila. D'où l'expulsion par Kabila des seuls soldats rwandais le 2 août 1998. Les rwandais et les ougandais rassemblèrent alors les Congolais - civils et militaires - déçus par le régime Kabila dans une nouvelle rébellion armée. Et Kabila recourut, non à ses compatriotes, mais à d'autres parrains étrangers pour se maintenir au pouvoir. Il adopta à leur égard la même attitude en ce qui concerne l'exercice du pouvoir et l'exploitation des richesses nationales qu'avec ses anciens alliés rwandais et ougandais.

Le conflit entre Kabila et ses anciens alliés rwandais et ougandais est donc dû au tribalisme et à un pouvoir dictatorial et personnel et non à un quelconque nationalisme de Kabila: c'est une lutte d'influence, de pouvoir et d'argent.

Ceci achève de démontrer que le Congo n'a pas été agressé le 2 août 1998.

Il faut également se rappeler que dès le 23 mai 1997, M. Etienne Tshisekedi , dans sa conférence de presse de ce jour-là avait considéré que les troupes rwandaises et ougandaises présentes sur le territoire congolais étaient une armée d'occupation et non une armée de libération. Il avait publiquement invité le Peuple Congolais à résister contre une nouvelle dictature et demandé à Kabila de programmer, en toute transparence et de façon négociée, le retour de toutes les troupes étrangères dans leurs pays respectifs. Le lendemain, Kabila fit publier un communiqué de presse, par son ministre de l'Intérieur Mwenze Kongolo, affirmant qu'il n'y avait aucun militaire étranger au Congo. Le message était clair. C'est pourquoi depuis cette date, l'UDPS se mit à dénoncer et à condamner, dans toutes ses prises de position orales et écrites, ses contacts diplomatiques, ses manifestations et ses conférences, à la fois la nouvelle dictature et l'occupation du Congo par des troupes étrangères.

Kabila et tous ses adeptes qui, du 23 mai 1997 au 1 août 1998, avaient nié la présence des troupes étrangères au Congo- car celles-ci les aidaient à imposer la dictature - se sont vus piégés par leurs propres mensonges. En effet, le 2 août 1998, Kabila expulsait les soldats rwandais du Congo alors que, selon lui, il n'y avait aucun militaire étranger sur notre territoire, en déclarant que le pays venait d'être envahi par des troupes rwandaises et ougandaises alors qu'en réalité, ces dernières étaient présentes au Congo depuis bien longtemps!

C'est à cause de la dictature au Congo - absence de séparation et de limitation de pouvoir, violations des libertés et des droits fondamentaux de l'homme, absence de mécanismes de contrôle de pouvoir, absence de représentation et de délégation au pouvoir.-- que Mobutu pouvait sans contrôle :

a. faire de Bisengimana, un rwandais, le directeur de son Cabinet, avec tout ce que cela a entraîné comme favoritisme et magouilles sur le problème de nationalité;
b. soutenir politiquement et militairement le dictateur rwandais Habyarimana;
c. impliquer le Congo dans l'opération française turquoise qui a amené au Congo des milliers des réfugiés rwandais hutus et des génocidaires interahamwe;
d. et faire du territoire Congolais le sanctuaire des rebelles déstabilisateurs des pays voisins.
Et c'est puisque le régime actuel est une dictature que Kabila a. s'était permis de prolonger anormalement le séjour des troupes étrangères (rwandaises et ougandaises) au Congo après le 17 mai 1997;
b. a écarté tout dialogue avec ses compatriotes;
c. a fait appel à d'autres parrains étrangers (angolais, zimbabwéens, namibiens, interahamwe.) après le 2 août 1998 pour se maintenir au pouvoir;
d. et continue à signer des contrats léonins avec des étrangers hypothéquant l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité du territoire congolais.

Il découle de ce qui précède que les données de base (la cause de la crise) et le diagnostic établi par Monsieur Louis Michel sont erronés. Un diagnostic exact est absolument nécessaire car il est un préalable à un traitement adéquat. Dès lors, rien d'étonnant que Monsieur Michel prenne les symptômes pour la cause étiologique du mal congolais et les métastases pour le cancer primitif, proposant ainsi un traitement qui aggrave la maladie et risque même de tuer le malade qu'est le Congo..

2. Le Partenariat vers la paix et vers la stabilité structurelle comme première étape du plan d'action

La deuxième lacune concerne la première étape du plan de Monsieur Louis Michel. Dans cette étape dite du Partenariat vers la paix et vers la stabilité structurelle, Monsieur Louis Michel propose plusieurs actions utiles, notamment:

a. renforcer le partenariat avec les acteurs et les dynamiques de paix, avec les acteurs de même opinion et avec les points d'attache africains (les restes de la société civile);
b. lutter contre les trafics d'armes et de diamant;
c. répondre aux besoins de base de la population et faire respecter les droits de l'homme.
L'UDPS considère cependant que la situation de non droit et de non Etat qui subsiste au Congo actuellement ne permet pas la concrétisation de telles actions. En effet, Monsieur Louis Michel omet l'étape fondamentale qui est la condition sine qua non et le préalable à la paix, à la stabilité politique et au développement du Congo et de toute la Région des Grands Lacs, c'est la mise en place, au Congo, d'institutions démocratiques pour la Transition et un Projet de société pour la 3ème République. Les Actes de la Conférence Nationale Souveraine constituent les fondements d'un Etat de droit réellement indépendant, souverain, démocratique et moderne, et serviront de base dans les négociations pour la mise en place de ces institutions. Pour la période de Transition - celle se situant entre la fin de la dictature et l'organisation des élections libres et démocratiques, il n'y a qu'un seul moyen d'instaurer un pouvoir légitime et démocratique: c'est la mise en place d'un cadre juridique démocratique, négocié et adopté par toutes les forces politiques et sociales du pays. C'est ce cadre juridique qui définira l'organisation et l'exercice du pouvoir jusqu'aux élections. Les animateurs des institutions démocratiques définies dans le cadre juridique seront les délégués de ces différentes forces politiques et sociales. L'une de ces institutions sera le gouvernement d'union nationale de Transition appelé à réaliser un programme commun et à gérer le pays jusqu'aux élections. Ce gouvernement, puisque représentatif du Peuple Congolais, sera forcément responsable et donc capable : a. de garantir la sécurité des biens et des personnes à l'intérieur de notre territoire;
b. d'assurer la sécurité à nos frontières;
c. de résoudre le problème de nationalité en application de la loi et du droit;
d. d'empêcher que le Congo ne devienne le sanctuaire des rebelles déstabilisateurs des pays voisins.

Ce gouvernement se comportera comme un interlocuteur responsable, un véritable partenaire dans les négociations avec les gouvernements des pays voisins pour trouver les voies et les moyens de sécuriser nos pays et nos frontières respectifs et de développer la Région.

3. Le plan ne contient aucun indice de soutien aux forces politiques et sociales démocratiques qui ouvrent pour la paix

La troisième lacune du plan est l'absence de soutien concret et effectif aux forces politiques et sociales démocratiques qui luttent, depuis plusieurs années par des moyens pacifiques, pour l'instauration d'un Etat de droit démocratique au Congo: les partis politiques démocratiques et la société civile. Un Parti comme l'UDPS, par exemple, mérite bien d'être soutenu car il est la seule force politi que et sociale, dans toute la Région des Grands Lacs, qui lutte pacifiquement depuis dix-neuf ans (1980-1999) pour la démocratie et qui a obtenu des résultats concrets, notamment:

a. libération mentale de la population par la transformation des esprits et des comportements,
b. démystification du dictateur,
c. rejet de la peur,
d. aversion irréversible contre la dictature, aspiration profonde à la démocratie),
e. stimulation à la création d'autres partis politiques démocratiques et de la société civile à partir de 1990,
f. mobilisation de la population jusqu'à la tenue de la Conférence Nationale Souveraine d'où sont sortis le cadre juridique démocratique de Transition, un Projet de Constitution de la 3ème République, un gouvernement de Transition doté d'un programme commun, les grandes orientations pour gérer chaque secteur de la vie nationale, le profil des dirigeants de la Transition et de la 3ème République.

4. La démocratisation dans la deuxième étape du plan

Monsieur Louis Michel place le Partenariat en temps de paix et de stabilité structurelle dans la deuxième étape de son plan. C'est dans cette étape que le ministre situe notamment la démocratisation du Congo, aux côtés d'autres actions telles que la coopération structurelle, la mobilisation de l'aide internationale pour la reconstruction du Congo.. L'UDPS considère, en ce qui concerne la démocratisation, conformément à ce qui est dit ci-avant, que celle-ci, qui est avant tout la mise en place d'un Etat de droit doit être l'étape initiale que tous ceux qui ont la ferme volonté de contribuer à la résolution de la crise congolaise doivent soutenir. De ce fait, la deuxième étape du plan de Monsieur Michel devrait plutôt correspondre à la consolidation des institutions démocratiques et de leur fonctionnement efficace et efficiente, à côté d'autres actions préconisées par le Ministre.

5. L'absence de mesures contraignantes contre ceux qui constituent les obstacles à la paix et au processus démocratique au Congo

L'Occident n'a pas hésité à mettre Milosevic en quarantaine et d'inviter le leader de l'Opposition du Kosovo dans les différentes Capitales. Le monde entier a été témoin de la façon dont l'Occident avait, sans ambiguité ni faux-fuyant, soutenu publiquement les forces démocratiques de l'Europe de l'Est. Le résultat est connu: la chute du Mur de Berlin et l'effondrement du Bloc Communiste. Pour l'Afrique noire, l'Occident adopte une attitude de dialogue et de compréhension envers les dictateurs, bourreaux de leurs peuples et destructeurs de leurs pays : comment peut-on expliquer une telle attitude envers l'Afrique noire?

Au Congo, Kabila est la personne centrale qui bloque le processus démocratique depuis le 17 mai 1997. Même après sa signature de l'Accord de Lusaka le 10 juillet 1999, il a maintenu l'interdiction des activités des partis politiques; augmenté le nombre des prisonniers politiques; institutionnalisé son Parti-Etat CPP; bloqué la tenue du dialogue intercongolais; pris des mesures qui bloquent le circuit économique et asphyxient la population; et multiplié des déclarations contre le contenu de l'Accord de Lusaka. Il a notamment déclaré que son gouvernement continuerait à gérer le pays et que lui-même resterait à son poste de président auto-proclamé jusqu'aux élections.

En outre, plusieurs personnalités politiques - et non des moindres - ont rencontré Kabila sans aucun résultat positif. Il s'agit notamment de: Etienne Tshisekedi (rencontre forcée à Lubumbashi le 30 mai 1998), Bill Clinton, Madeleine Allbrigth, Susan Rice, Richard Hollbrooke, Jacques Chirac, Jean-Luc Dehaene, Aldo Ajelo, Nelson Mandela, Julius Nyerere, Frederick Ciluba, Thabo Mbeki, différents envoyés spéciaux ..

Kabila a démontré, mieux que quiconque, que le seul langage qu'il comprend est celui des pressions tant armées que non armées. Toute attitude de compréhension et de dialogue, toute complaisance et tout laxisme envers lui l'encouragent et l'incitent à radicaliser la dictature. Monsieur Michel commettrait une grave erreur d'appréciation en se rendant au Congo, dans la conjoncture présente, pour rencontrer un individu dont plus aucune preuve n'est à faire quant à ce qu'il vaut vraiment. Monsieur Michel risque tout simplement d'annihiler ipso facto tous les efforts et les sacrifices consentis en faveur de la paix et de la démocratie au Congo et dans la Région des Grands Lacs, endossant de ce fait une grande responsabilité devant l'histoire.

Il n'y a qu'une seule attitude politique et logique envers Kabila, c'est sa mise en quarantaine et la recherche pressante des voies et moyens pour le mettre hors d'état de nuire.

Fait à Bruxelles, le 15 décembre 1999.

Pour le Bureau de Représentation

Dr François Tshipamba Mpuila,
Représentant

Adresses de contact:

  • Représentant: Dr François Tshipamba Mpuila, 8 Pachthof, 3010 Leuven, Tél.32-16-259781,GSM 075-338934
  • Représentant-Adjoint: Ir Victor Nzuzi Kabamba 16A Rue de Moscou, 1060 Bruxelles, Tél.32-2-5390536
  • Directeur du Cabinet: Dr Ir Grégoire Mbuyi Kamba 48/301 Rue Verte Voie, Tél.32-10-452212

  • Conseiller: Ir raphaël Kashala Mutambayi, 30 Pastoor Dergenstraat 3200 Aarschot Tél 32-16-572262, Fax 32-16-563670, GSM 32-477-680877, E-mail r.kashala@skynet.be

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