Les terribles, lancinantes et incontournables questions de l‘UDPS/BELUX à la Nation Congolaise toute entière
Réf. :
RBL/UDPS/DE/112/24/2004
UDPS a horreur de la politique d’autruche qui semble être l’apanage de nombreux Compatriotes qui n’ont pas encore compris que cette politique finit toujours, tôt ou tard, par se venger horriblement et atrocement contre ceux qui l’adulent et l’adoptent comme stratégie et moyen d’affronter la vérité et la réalité.
D’où
ces questions, terribles, lancinantes et incontournables, que nous nous posons
et posons à la Nation Congolaise, mais que nombreux Compatriotes évitent de
poser et de se poser en gardant leur tête enfuie dans le sable et leur main sur
le cœur.
Première
question :
Que fait la Nation Congolaise lorsqu’elle constate que les gouvernants français
avaient, à travers l’opération turquoise, demandé aux anciens dirigeants
mobutistes, d’accepter les soldats ex-FAR et les génocidaires interahamwe
rwandais hutus sur notre territoire ?
Deuxième
question :
Que fait la Nation Congolaise, lorsqu’elle constate que les anciens dirigeants
mobutistes (gouvernement Kengo) avaient, non seulement accepté ces soldats
ex-FAR et génocidaires interahamwe rwandais hutus sur notre territoire ;
mais les avaient aussi, contre les conventions internationales, gardés armés,
à moins de 150 km de la frontière rwando-congolaise, leur avaient offert des
camps d’entraînement et permis de faire des incursions meurtrières sur le
territoire rwandais ? Les Congolais peuvent-ils eux-mêmes accepter qu’un
pays voisin du Congo fasse de même contre notre pays et contre notre Peuple ?
Troisième
question :
Que fait la Nation Congolaise lorsqu’elle constate que le Parti-Etat
AFDL/CPP/PPRD et les gouvernants français avaient continué à fournir des
armes (armement lourd et neuf) à ces soldats ex-FAR et les génocidaires
interahamwe rwandais hutus et les incités à continuer à faire des
incursions meurtrières au Rwanda?
Quatrième
question :
Que fait la Nation Congolaise lorsqu’elle constate que le Parti-Etat
AFDL/CPP/PPRD a conclu des alliances criminelles (alliances avouées à la fois
par les dirigeants de l’AFDL/CPP/PPRD et des génocidaires interahamwe
rwandais hutus) et que le Parti-Etat AFDL/CPP/PPRD a continué à garder ces
soldats ex_FAR et ces génocidaires rwandais hutus sur notre territoire national
et à les utiliser dans les combats contre les rébellions armées congolaises (contre
le MLC et contre le RCD) pour se maintenir au pouvoir et faire perdurer ainsi la
logique de la dictature et de la violence contre les populations congolaises ?
Cinquième
question :
Que fait la Nation Congolaise lorsqu’elle constate que, n’eût été
l’UDPS, l’ASD, le Peuple Congolais et une grande partie de la Communauté
internationale, les signataires de l’arrangement frauduleux Kabila-Bemba
auraient fait échouer de façon totale et irréversible le DIC, ce qui aurait
conduit, dans le premier temps, à la balkanisation du territoire congolais, à
la prolongation de la crise et donc de la souffrance et de la misère de la
population, mais dans le deuxième temps, à la reprise des hostilités
militaires et à la conquête militaire de tout le territoire congolais par le
RCD (c’est l’alliance UDPS-RCD qui a empêché que le RCD reprenne les
hostilités militaires, car l’ASD a été une alliance politique et s’était
fixé des objectifs politiques – poursuite du Dialogue Intercongolais,
Signature de l’Accord global et inclusif et démarrage de la Transition démocratique
- et des moyens politiques – pressions politiques -) soutenu par le Rwanda et
donc à la disparition pure et simple de l’entité territoriale « RDCongo »
car elle serait devenue une partie annexée du Rwanda ? Nous reviendrons
sur cette question plus loin.
Sixième
question : A
qui appartient la partie du territoire congolais qu’occupent « les
soldats mutins » (càd les soldats congolais d’origine rwandophone et
les soldats rwandais) ?
Septième
question :
Que signifie la zone-tampon décrétée par la Monuc, sur le territoire
congolais, entre « les soldats congolais et les soldats mutins »
sur le territoire congolais ? Et à qui appartient cette zone-tampon ?
Huitième
question :
Que fait la Nation Congolaise lorsqu’elle constate que l’invasion militaire
actuelle du territoire congolais par les troupes de l’Armée régulière
rwandaise (APR), longtemps annoncée par le Président Rwandais, et puis devenue
effective, attestée et reconnue aujourd’hui
par tous, même par même l’ONU, a été autorisée par le Président de la République
du Congo qui n’est rien d’autre que le cheval de Troie, le loup dans la
bergerie?
Neuvième
question :
Que fait la Nation Congolaise à la lumière à la fois de cette invasion avérée,
du Serment Constitutionnel dudit Président de la République, du Vice-Président
chargé de la défense et de la sécurité du Pays, de toutes les Personnalités
Congolaises faisant partie de l’Espace Présidentiel, du Ministre de la défense
et de tout le gouvernement ?
Dixième
question :
Que fait la Nation Congolaise vis-à-vis des soldats congolais envoyés à
l’abattoir (le nombre des morts au front et des fuyards le prouve)
puisqu’aucune mesure préventive n’avait été prise contre cette invasion
annoncée depuis longtemps, puisque ces soldats envoyés au front n’avaient
que des armes automatiques sans blindés ni aviation contre l’une des armées
les plus aguerries et les puissantes de l’Afrique et puisque le jour de leur départ
de Kinshasa, leurs effectifs et les armes qu’ils portaient sur eux avaient déjà
été annoncés par le Président de la République Congolais au Président
Rwandais ?
Onzième
question :
Quel message de consolation la Nation Congolaise adresse aux familles des
victimes (civiles et militaires) dénombrées
après le carnage de Kanyabayonga ? Et à tous les déplacés forcés qui
errent jusqu’aujourd’hui dans la brousse sa
ns nourriture ni logis (hommes, femmes, enfants, vieillards, les blessés…) ?
à l’Est dit ?
Douxième
question :
Que fait la Nation quand, devant à la fois l’humiliation militaire actuelle
subie par nos soldats à l’Est (notamment la bataille de Kanyabayonga), toute
la détresse de nos Compatriotes de l’Est et toute la Nation Congolaise entière
à genoux devant le Rwanda quand elle (La Nation) apprend aujourd’hui que :
-
le Dr François
Tshipamba Mpuila, avait, au DIC, à la Commission « Défense et Sécurité »,
en tant que Délégué de l’Opposition Extérieure de la Belgique, plaidé
pour la réintégration de tous les valeureux Officiers et soldats ex-FAZ dans
l’Armée nationale congolaise, et même pour la présence des Officiers ex-FAZ
dans l’Etat-Major unifiée de l’Armée Congolaise ;
-
cette thèse avait été
acceptée par les Délégués de toutes les autres Composantes présentes à la
Commission « Défense et Sécurité » (Société Civile, RCD, RCD/N,
RCD/ML, MLC, Opposition politique), mais ;
-
seule la Composante
ancien « gouvernement » s’y était opposée ;
-
et cette thèse de la
réintégration des Officiers et soldats ex-FAZ n’avait pas été finalement
retenue au DIC étant donné le mode de décision au DIC qui est le consensus
entre toutes les Composantes au DIC (Cfr Règlement d’Ordre Intérieur)?
Treizième
question :
Que fait la Nation Congolaise quand elle constate aujourd’hui que l’ASD
(Alliance pour la sauvegarde du Dialogue Intercongolais) a été une chance pour
le Congo, car (Cfr Documents de l’ASD : Création, Objectifs,
Moyens):
-
Elle a permis la
poursuite du DIC, et donc la signature de l’Accord global et inclusif, la fin
de la crise et le démarrage de la Transition ;
-
Etant une alliance
politique et non militaire et poursuivant un objectif politique et patriotique
bien déterminé (la poursuite du Dialogue Intercongolais, la signature de
l’Accord global et inclusif qui devait donner lier à l’instauration d’un
Nouvel Ordre Politique au Congo et le démarrage de la Transition) et choisi des
moyens uniquement politiques (pressions politiques et diplomatiques) pour
obtenir cet objectif, avait dissuadé le RCD de recourir aux moyens militaires
dans le cas où la crise se prolongeait à cause de l’arrangement frauduleux
Kabila-Bemba, et que le recours aux moyens militaires par le RCD aurait conduit
le RCD (soutenu par le Rwanda), dont la milice armée avait été jusque-là la
plus forte de toute les 3 grandes milices en présence (celle de la Composante
ancien « gouvernement », celle du MLC et celle du RCD), à conquérir
tout le territoire national et à faire de l’entité « RDCongo »
une partie du Rwanda ?
Quatorzième
question :
Que fait la Nation Congolaise quand elle comprend aujourd’hui que l’UDPS qui
a toujours vu plus loin, plus large, plus en profondeur et plus haut (les
preuves abondent depuis 1980 à ce jour), avait totalement raison de
s’opposer, dès le début du Dialogue Intercongolais, à ce que l’actuel Président
de la République soit maintenu à son poste puisqu’outre ses origines
biologiques, son inaptitude, son incapacité et son incompétence à assurer le
leadership politique nécessaire, à aider le Congo à sortir d’une crise
politique, profonde, persistante, multidimensonnelle et multifactorielle, à
comprendre les problèmes de l’Etat et à gérer un Etat de droit démocratique
pluraliste et moderne, les preuves péremptoires et apodictiques sont données
du fait qu’il est le cheval de Troie, le loup dans la bergerie ?
Cfr
Articles de la Constitution en vigueur : 65, 66, 67, 68, 72,
73, 74, 76, 80, 81, 82, 83, 84, 85, 86,87, 89,90,91,92,93,94,95 ;
Cfr
Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide.
Fait
à Bruxelles, le 24 décembre 2004.
Dr
François Tshipamba Mpuila
Représentant
Contact:
*
Représentant: 8 Pachthof, 3010 Leuven, Tél. 016/25.97.81, GSM 0485/270.866,
E-mail tshidibi.tshipamba @chello.be
*
Représentant-Adjoint: Ir Victor Nzuzi Kabamba, 26/29 rue de Vlogart, 1060
Bruxelles, GSM 0498/80.36.20 ; E-mail : kabambanzuzi@skynet.be
*
Directeur du Cabinet: Dr Ir Grégoire Mbuyi, 48/301 Verte Voie, 1348
Louvain-La-Neuve, GSM 0472/96.66.25
*
Conseiller: Ir Raphaël Kashala Mutambayi, 4 Grote Bergstraat, 3020 Aarschot,
GSM 0477/233.968; E-mail: rkashala@pandora.be
* Conseiller: Dr Pharm. Félicien Shambuyi Ngombo Mukendi, 24/47, Champ des Hirondelles, 1970 Wezembeek-Oppem, Tél. 02/731.16.72, E-mail: ngombo@belgacom.net