UNION
POUR LA DÉMOCRATIE
ET LE PROGRÈS SOCIAL




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M. LOUIS MICHEL ECLIPSE LE TRAVAIL DE Sir KETUMILE MATSIRE

"A moins que l'Opposition non-armée s'unisse, ses membres ne seront pas partie prennante de la rencontre d'Abuja du 10 Decembre 2001" Cette déclaration de M. Louis Michel, Ministre Belge des Affaires Etrangères, au terme de la rencontre entre les délégations de l'Opposition non-armée et de l'Union Européenne la semaine dernière à Kinshasa, expose l'intention réelle et véritable de la Belgique et la France d'accommoder Kabila au detriment de l'Opposition.

Le Bureau de la Représentation de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social au Royaume-Uni estime que son Leader, M.Etienne Tshisekedi, est la principale cible de ces manoeuvres franco-Belges visant à exclure politiquement, dans le gouvernement de transition, certains membres de l'Opposition.

La rencontre du 10 Decembre 2001 entre seigneurs de guerre (Kabila-Onosumba-Bemba)à Abuja au Nigeria est purement et simplement une violation de l'Accord de Paix Lusaka signé en 1999. Elle anéantit, par conséquent, tous les efforts de la Communauté Internationale visant à trouver des solutions pacifiques et politiques à la longue et complexe crise qui frappe la région des grands lacs.

Environ deux mois après l'échec de la négotiation politiques à Addis Abeba, soi-disant suite aux difficultés financières qu'a connu le bureau du Facilitateur, sa reprise demeure précaire.

A la lumière de la déclaration de M. Louis Michel, nous n'avons plus d'illusions que la rupture de cette négotiation occasionnée par le départ de la délégation de Kabila d'Addis Abeba était, naturellement, un plan belge visant à boycotter la tenue du Dialogue Inter-Congolais.

La situation actuelle révele que M. Kabila est en train d'être poussé par la Belgique et la France de se péréniser au pouvoir forgé jusqu'à ce qu'il obtiendra des guaranties qu'il continuera sa médiocre performance en tant que Chef de l'Etat. Ceci est, naturellement, la raison majeure et réelle qui justifie la léthargie dans le chef de Sir Ketumile Matsire d'honorer ses engagements comme Facilitateur.

Le Bureau de la Représentation de l'Union pour la Démocratie et Progrès Social au Royaume-Uni a, durant les six mois passés, examiné et intérrogé le role de la Belgique et la France dans le processus de paix au Congo. La tendence générale de nos conclusions démontrent que ces deux pays (Belgique et France) constituent un véritable et réel obstacle au processus de paix dans son entier. En plus, il se dégage que les difficultés financières que connait le Bureau du Facilitateur sont une fabrication de la Belgique et la France dont le seul but est la poursuite des intérêts économiques au Congo.

A maintes fois, avec la bénédictions de Mobutu, ces deux pays ont illégalement exploité la richesse du Congo en échange du soutien militaire. Il sera naif de notre part d'investir notre foi aux charmantes déclarations de M.Louis Michel parce qu'elles manquent de crédibilité au regard de l'accommodation manifeste du nouveau dictator Kabila.

Ayant des liens coloniaux et linguistiques avec le Congo, la Belgique et la France sont réputées à travers le monde d'avoir la connaissance et l'expertise des affaires congolaises. Leur expertise, malheureusement, est en train d'échouer d'aider la Communauté Internationale de mettre fin à la crise.

Environ six mois à la Présidence de la Communauté Européenne, la Belgique n'a rien apporté en terme de stratégie claire et concrète susceptible de relancer le processus de paix. Chaque jour, le nuage dans le ciel politique congolais se renforce. Mais sur le plan économique, la pluie d'hommes d'affaires Belges tombent au Congo dans le but d'investir dans la zone de guerre.

La Belgique et la France sont les seuls du monde qui ont repris la coopération structurelle avec le Congo. Ceci demontre clairement leur volonté d'accommoder la dictature au detriment du processus de paix.

L'éloquence de la propagande internationale par la plupart de médias belges et francais en faveur de Kabila nous amène à intérroger, de plus en plus, l'impartialité de ces deux pays dans la recherche des solutions pacifiques à la crise congolaise.

En dépit du Nouvel Ordre Mondial dressé par le Premier Ministre britannique le 2 Octobre 2001 lors du Congrès Annuel du Parti Travailliste, le peuple congolais continue d'attendre impatiemment de la Communauté Internationale le sort de leur pays.

Est-ce le partage de pouvoir entre les seigneurs de guerre mettra réellement fin à la crise congolaise à court, moyen et long terme? Il sera aussi naif pour d'adhérer à des telles conclusions précipitées.

Notre comprehension de la situation a toujours été que la crise au Congo est le fruit de la mauvaise gouvernance généralement caractérisée par le manque des institutions et constitution démocratiques, la megestion, la violation systématique des droits de l'homme, la corruption, le népotisme, les injustices sociales et les deprivations socio-économiques.

C'est aussi notre comprehension que seul un dialogue franc et sincère entre les congolais est capable de mettre fin à ces marrasmes. Nous dégageons, par contre, l'hospitalité doublée de la nature paisible de notre peuple commencent à être interprètée par la Belgique et la France d'une faiblesse. Ces deux pays continuent à pousser notre peuple aussi loin qu'à la mort, mais nous ne sommes plus préparés à nous contempler de cette provocation.

Parce que notre peuple est frustré, inquiet, attristé, désesperé, desillusionné, confu et faché de l'attitude de ces pays qui devraient leur assister à la réconciliation.

Cette guerre non déclarée par la Belgique et la France contre notre pays sera regrétable à moins que la Communauté Internationale prenne ses responsabilités et envisage des solutions sensibles à la crise congolaise. Nous observons, avec regret, que ceux-là qui recourent à la violence comme moyen de revendiquer leurs droits sont bien servi par la Communauté Internationale. Mais prioriser les violents ne fait qu'envoyer un message très négatif au reste du monde.

Qui vivra? verra

Philippe Mandangi
Representant de l'UDPS au Royaume-Uni

34 Granard House
Bradstock Road
London E9 5BN
Tel 0044 775 925 09 63


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