UNION
POUR LA DÉMOCRATIE
ET LE PROGRÈS SOCIAL




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COMMUNIQUE DE PRESSE

BR/CH/UDPS/0841/1002/OLM

REPRESSION SAUVAGE DE LA POPULATION CIVILE CONGOLAISE PAR DES ELEMENTS ARMES ETRANGERS SUR ORDRE DU REGIME KABILA

 

« De toues les libertés, s’il était demandé au peuple Congolais d’en choisir une, il choisirait celle de pouvoir s’exprimer librement » pour dénoncer avec des mots justes tout un capelet des fléaux auxquels celui-ci est soumis par les dictatures qui se succèdent en République démocratique du Congo où les forces armées étrangères exécutes nos frères et sœurs sur ordre des régimes irresponsables. La dernière tragédie en date est celle du 30 juillet 2001.

En effet,sur ordre du pouvoir de Kinshasa, des soldats zimbabwéens et angolais ont réprimé violemment, place de la Gare à Kinshasa, les participants à la marche pacifique du 30 juillet 2001 dont le but était d’exiger le respect des accords de Lusaka, de demander l’arrêt de la guerre en RDC et l’implication effective du pouvoir au processus du dialogue intercongolais. Ne parlant aucune de nos langues usuelles, ces colosses se sont mis à exécuter leur tâche macabre comme si leurs vies en dépendaient. C’est ainsi qu’ils ont pu arrêter sans ménagement des civils. Dans l’accomplissement de leur mission, ces derniers ont fait usage d’une barbarie extrême ; résultat : beaucoup des blessés parmi les personnes arrêtées et dont nombreuses sont portées disparues.

Les noms des dictatures ne se ressemblent pas en RDC, mais leurs pratiques sont les mêmes. Peuple congolais, figurez-vous que :

  • Le 16 février 1992, faisant appel aux mercenaires sud-africains, centrafricains, soudanais, togolais ainsi que des éléments de UNITA, le régime mobutu avait fait couler le sang des congolais, parmi lesquels beaucoup de membres de l’UDPS ayant pris part à une marche pacifique qui s’est tenue dans un contexte similaire où le peuple Congolais protestait contre le blocage par Mobutu des travaux de la Conférence Nationale Souveraine (CNS).
  • Le 20 mai 1997, ce sont les militaires rwandais et ougandais, sur ordre de Laurent Désiré Kabila qui avaient réprime, boulevard 30 juin, une marche pacifique à travers laquelle les Congolais fustigeaient la présence des étrangers au sein l’AFDL, tirant les ficelles de la gestion de la RDC

Les événements de ce 30 juillet prouve à suffisance que le régime kabila ne se soucie aucunement des intérêts du peuple Congolais.

Dans cette douloureuse épreuve de force, les membres de l'UDPS sont de ceux qui paient un lourd tribu. L'arrestation entre autres, de nos combattants Luyeye et Vianney Kabukani en est l'illustration.

Bref, avec le régime Kabila c'est l'ancien système qui se reconstruit. Aussi, l'UDPS appelle tous les Congolais à se mettre débout en vue de de combattre toute forme d'oppression en RDC.

L'UDPS exige la remise en liberté immédiate de toutes les personnes arrêtées et placées en détention au Circo et dans diverses geôles du pouvoir disséminées à travers les villes de Kinshasa et de Lubumbashi.

Par ailleurs, nous exigeons du pouvoir, l'arrêt inconditionnel des pratiques de barbarie et le respect du processus de paix qui implique la tenue impérative du dialogue intercongolais.

Nous demandons enfin à la communauté internationale de faire pression sur le pouvoir de Kinshasa en vue d'obtenir de ce dernier l'engagement total vers le chemin du dialogue. 

 

Fait à Lausanne, le 1er août 2001

 

Pour le bureau de Représentation de l'UDPS en Suisse

Michel OKONGO LOMENA

Représentant

 

 


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