UNION
POUR LA DÉMOCRATIE
ET LE PROGRÈS SOCIAL




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COMMUNIQUE DE PRESSE

Répression d'une conférence de presse animée ce 6 octobre par l'UDPS à Kinshasa
n° BR/CH/UDPS/0819/1002/OLM

Aujourd'hui samedi 6 octobre 2001, au siège de la fédération de l'UDPS - Lukunga, Section de la commune de Kinshasa, le régime kabila a réprimé dans le sang, les congolais venus assister à une conférence de presse convoquée par l'UDPS dans le but de restituer les travaux de Gaberone et projeter les travaux du dialogue inter congolais qui auront lieu à Addis-Abeba à partir du 15 octobre 2001, faisant des nombreux blessés et disparus parmi lesquels, le vice-président fédéral de l'UDPS.

Cet acte prouve à suffisance que le cycle de la violence et de la répression, entretenu par le régime kabila, est voué à la répétition en RDC.

L'UDPS condamne vigoureusement ces pratiques qui constituent un véritable affront à la démocratie pour laquelle nous combattons et violent les points 1, 2 & 3 du Pacte républicain de Gabérone, auquel y a souscrit le gouvernement kabila, en août 2001.

Rien ne peut justifier les violations des droits de l'homme que perpétuent le régime Kabila en ces jours où la RDC est engagée dans un dynamique de construction de la paix.

Le monde libre retiendra que le régime de Kinshasa a, à maintes fois répondu aux mouvements de liberté par la force et la violence. C'est dans ce contexte qu'une vingtaine des militaires armés des fusils d'assauts a fait irruption dans la résidence du vice président de l'assemblée fédérale de l'UDPS, commune de Kinshasa, aux alentours de 18 heures, dispersant l'assistance à coups de crosses de fusil, arrêtant le vice président fédéral de l'UDPS et des nombreuses personnes, confisquant des documents importants et menaçant l'orateur, Valentin Mubake, qui s'en est tiré grâce au courage de nos combattants qui ont réussi à l'extirper de la maille tendue par les militaires de la Police d'intervention rapide (PIR) du régime en vue de procéder à son arrestation.

L'UDPS exige la cessation de ces pratiques et la remise en liberté immédiate et sans condition des personnes arrêtées.

Nous demandons à la communauté internationale ainsi qu'au monde libre d'exiger du régime kabila et de toutes les autres parties congolaises le respect des engagements pris au sens du pacte de Gaberone.

Ainsi fait à Lausanne, le 6 octobre 2001

Pour le Bureau du Représentant

Michel Okongo Lomena
Représentant


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