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[Page principale] [Home page] [Nos leaders] [National leadership] Jean-Baptiste Mulumba est réellement victime d'une cabale tribalo-ethnico-politique d'un groupe des Katangais qui sont au pouvoir à Kinshasa. Odyssée d'un martyr.
I. Affaire Jean-Baptiste : cabale ou règlement des comptes?
Avec le coup de théâtre de très mauvais et nauséabond administré ce jeudi 3 octobre 2002 à la Cour de Sûreté de l'Etat, dans le procès de Jean-Baptiste Mulumba, où les ministère public, sans l'apport d'un seul élément nouveau, a, pour une même affaire prononcé deux réquisitoires contradictoires. L'on est en droit d'affirmer sans risque de se tromper que le prévenu Mulumba est victime d'une cabale, d'un règlement des comptes. En effet selon les lois fondamentales du syllogisme, " du vrai ne sort que du vrai, et du faux peut sortir n'importe quoi". Autrement dit le procès Mulumba reposait et repose encore sur des fausses prémices, c'est-à-dire que c'est parce-qu'il fallait à tout prix trouver un coupable et le punir que le ministère public a dû se contredire. Un rappel d'évenements peut cependant éclairer la compréhension des faits et ainsi donner l'intelligence de ce qui s'est passé à la Cour de Sûreté de l'Etat.
Le 12/05/2002: arrestation de M. Mulumba à Lubumbashi par l'ANR à sa descente d'avion. Le 14/05/2002: la DEMIAP prend d'assaut le domicile de M. Mulumba(membres de famille, domestiques et visiteurs sont séquestrés et malmenés) traque de Mme Mulumba obligée de se cacher et enlevement du fils Mulumba. Le 15/05/2002: double perquisition illégales de la DEMIAP- enlevement des effets personnels dont la voiture et la thèse de doctorat du beau-frère de M. Mulumba., le même jour transfert de M. Mulumba à kinshasa par l'ANR Lubumbashi. 16/05/2002: perquisition du domicile de M. Mulumba par l'ANR. 18/05/2002: première verbalisation de Mme Mulumba à l'ANR. 21/05/2002: enlèvement de la secrétaire de M. Mulumba (une femme mariée) par la DEMIAP. Elle sera gardée dans les conditions hinhumaines pendant trois jours à la FEMIAP/Kintambo. Le même jour Mme Mulumba est longuement verbalisée pour la deuxième fois et cela a durée de 9h00 du matin à 20h00 du soir sans repis. Le 22/05/2002: Double perquisition illégales de la DEMIAP, au bureau de M. Mulumba et mise sous scellé des locaux. Sans compter d'autres abus des agents commis à surveiller ce scellé dans un immeuble de rapport où habitent plusieurs familles et services. Le 3/07/2002: transfert de M. Mulumba à la Cour de Sûreté de l'Etat. Le 20/07/2002: mise ne liberté provisoire par la Cour de Sûreté de l'Etat par défaut d'éléments. Le 14/08/2002: sous prétexte d'une vérification d'information, les agents de la DEMIAP arrêtent de nouveau M. Mulumba à son bureau. Le 12/09/2002: transfert de M. Mulumba à la Cour d'Ordre Militaire (COM). Le 13/09/2002: Transfert à la Prison Centrale de Makala tout en restant sur le compte de la COM. Le 26/09/2002: l'Officier du Ministère Public de la Cour de Sûreté de l'Etat siégeant dans l'Affaire R.M.P. 2464 sous l'accusation d'intelligence avec l'ennemi requiert l'acquittement pur et simple. Le 3/10/2002: Coup de théâtre: le même ministère public qui avait requis le 26/09/2002 l'acquittement du prévenu Mulumba exige le 3/10/2002 la réouverture des débats et requiert de la Cour la peine de 3 ans d'emprisonnement ferme.
II. En marge du procès: quelques anecdotes qui interpellent.
Ces anecdotes qui suivent peuvent prêter à sourire, mais après analyse approfondie, elles démontrent la malice et la malveillance; la mauvaise foi qui ont été présents durant toute cette affaire.
1° En quoi une épouse , des enfants, des domestiques et collaborateurs peuvent-ils être responsables des opinions politiques de leur époux, père, patron ou associé?
2° Pourquoi les services de sécurité refusent-ils jusqu'à ce jour de remettre les pièces d'identité, le permis de conduire et autres biens personnels pris sans consentement des propriétaires au domicile et au bureau de M. Mulumba?
3° Pourquoi la DEMIAP a-t-elle gardé plus de 2 mois la voiture de la famille Mulumba? Pourquoi avait-elle scellé et gardé les clés du cabinet d'audit de l'entreprise privée CAUDITEC scrl. qui n'appartient pas en propre à M. Mulumba. Cette entreprise est indépendante de la personne de M. Mulumba car elle possède au terme de loi sa personnalité juridique et civile propre.
4° Lors de la tenue de la Commission conjointe et mixte ANR/DEMIAP,la nature de certaines questions et attitudes et comportements des agents de ces services laissent perplexes. Aussi la Commission semblaient sincèrement choquée du fait que la secrétaire de M. Mulumba était de la même province que lui même s'ils ne sont pas de la même tribu. Pour dire que c'était anormal pour ces agents que M. Mulumba ait pu engagé une personne d'une autre tribu que la sienne et la gardé au service pendant près de 20 ans.!!!
La même Commission s'est largement attardée sur une photo de Mme Mulumba alors âgée de 20 ans en tenue militaire des suites de la mise sous le drapeau en 1971 des étudiants de l'ancienne Université Lovanium de Kinshasa par le régime Mobutu. Tous semblaient ignorer ce fait de l'enrôlement des étudiants à l'époque un fait pourtant bien connu de tout citoyen de notre pays.
De même, lors des diverses verbalisations et interrogatoires, les OPJ ont manifesté beaucoup d'intérêt aux enfants de M. Mulumba, que font-ils? Où sont-ils? Qui ils étaient? Le fait que le fils Mulumba Jimmy était étudiant en ingénierie pétrolière en Russie et parlait couramment la langue russe est un fait à vérifier et qui étonne!
Pourquoi se demandaient-ils son bureau était plein de papiers et d'ordinateurs que de l'argent? C'est quel bureau et maison sans argent pour un argentier et financier de l'UDPS! Tous ont cherché avec assiduité les malles d'argent et les coffres qu'autre chose! Une autre interrogation posée était de savoir pourquoi M. Mulumba avait-ils tant d'objets d'art dans sa maison qu'à son bureau et tous les lieux de sa vie était bien aménagés et bien décorés!
III. Des questions qui méritent d'être posées avant toute conclusion.
De tout ce qui précède, on ne peut s'empêcher de se poser certaines questions.
1° Pourquoi veut-on casser à tout prix la carrière de ce digne fils du pays qui après des brillantes études à l'Université Libre de Bruxelles a préféré regagner le pays y fonder sa propre affaire et donner du travail à ses concitoyens au lieu de rester vivoter en Europe comme les autres qui se sont spécialiser en plongeur chez Sheratton Hotel ou sentinelle dans les super-marché de Chicago avant d'atterrir ici sous le label peut honorant de la diaspora?
2° Jean-Baptiste Mulumba paierait-il pour ses opinions politiques? Pour n'avoir pasen son temps adhérer au camp dit de la patrie?
3° S'agit-il de la confusion délibérément entretenue par ses bourreaux, entre les fonctions de conseiller économique et celles de financier de l'UDPS, qui espèrent ainsi en le déstabilisant atteindre l'UDPS et son Président National Etienne Tshisekedi? Croient-ils comme des fous ignares qu'il y a une relation directe et parentale entre Tshisekedi et Mulumba par le fait qu'ils répondent tous à un même patronyme?
4° Mulumba Ntambwa Jean-Baptiste serait-il à l'instar de DREYFUS, victime de ses origines ethniques et tribales? Ici certaines allusions et commentaires ramonées au cours de son odyssée le laissent visiblement croire.
5° L'auditeur des sociétés Mulumba Ntambwa aurait-il au cours de son travail mis le doigt sur un dossier qui risque d'éclabousser quelques personnes de la nomenklatura au pouvoir de Kabila?
IV. Conclusion : Le Droit bafoué et les Droits Humains massivement violés.
Tout au long de l'affaire Mulumba, nous avons assisté à des violations massives des droits humains et au non respect de la Loi et du Droit tout court.
Nous ne saurons compter avec risque d'oublier des séquestrations sans nombres, des voies des faits, des discours et propos tribalistes et ethniques dans les chefs des différents agents et OPJ de la DEMIAP et de l'ANR. Des incitations à la haine tribale.; des tortures morales et physiques sur des personnes et en particulier sur des enfants., des perquisitions illégales, des extorsions et concussions, des détentions au de-là de délais légaux. Des confiscations des biens des tiers, voilà ce qu'a donné l'instruction de l'affaire Mulumba. En l'espace de 5 mois Jean-Baptiste Mulumba aura fait le tour de tous les cahots et geôles du pays! Depuis 5 mois nous sommes allé d'irrégularités en irrégularités avec comme apothéose le coup de théâtre du jeudi 3octobre 2002. non Messieurs de la Cour mettez fin à la bêtise de politiciens sauver le Droit honorer le Congo notre pays. Rendez à Mulumba sa liberté exigez des services de sécurité des réparations pour préjudice.
Ainsi Messieurs de la Cour, nous vous vous demandons que ce lundi 7/10/2002 le Droit soit dit et bien dit. Que les adversaires politiques et autres malveillant de notre pays qui sont au pouvoir exécutif ne se servent pas de vous et de l'Institution Judiciaire pour régler leurs différends et piétiner l'indépendance de la magistrature. De grâce ne faites pas de Jean-Baptiste Mulumna Ntambwa un nouveau DREYFUS! Nous n'avons pas besoin d'un DREYFUS au Congo! Même Mobutu n'en a pas créer. Et pour paraphraser un des avocats, mieux vaut un coupable en liberté qu'un innocent condamné!
Fait à Kinshasa, le 4/100/2002 Analyse particulière de Stéphane Kadia Mansense Etudiant en Première Licence Faculté de Droit Université de Kinshasa [Page principale] [Home page] [Nos leaders] [National leadership] | |