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[Courriers des lecteurs] [Page principale] [Home page] "Après Moi, C’est le déluge !" : Mobutu avait longtemps planifié la désintégration politique du Congo (Ex-Zaïre )(Un esprit vindicatif caractérisait l’individu)
Par Albert Buyamba Musualuendu (Doctorand en Histoire)
Ingrat, imprécateur, Mobutu avait longtemps prémédité le chaos politique, économique, social et militaire dont le Congo et aussi les Congolais vivent aujourd’hui mais dans une impuissance totale et hors pair sinon vexatoire.
En effet, avant d’entrer dans le vif du sujet soulevons quelques trois questions importantes que cet article pose pour la meilleure compréhension du lecteur, à savoir : 1) Est-ce que Mobutu avait-il raison de maudire le Congo et aussi les Congolais ? 2) Dans quel contexte politique et social Mobutu avait-il prononcé la phrase ci-haut citée ? 3) Est-ce que le Congo et aussi les Congolais vivent-ils déjà aujourd’hui la malédiction promise par Mobutu à son corps défendant ?
Voilà ce que cet article va tenter de démontrer ci-dessous avec quelques faits vérifiables à l’appui. L’article se trouve enfin dans le champ de l’Histoire politique récente du Congo (Ex-Zaïre).
À l’époque, lorsque Mobutu prononçait le discours ci-haut rappelé maudissant le Congo et puis les Congolais, personne d’entre les Congolais n’était jamais près à imaginer la portée diabolique et surtout destructrice de ce discours de Mobutu sur le Congo et les Congolais. Aujourd’hui les temps ayant passés, les Congolais se rendent compte non sans regret sûrement de ce qu’étaient la pensée politique et aussi les sentiments réels et profonds qui animaient Mobutu, lorsqu’il était alors président à la tête du Congo. Mobutu fut sadique, cruel sinon un véritable mercenaire de haut chemin à la tête du Congo. En effet, outre bien Mobutu, tout son entourage tribalo-clanique d’une part, et politique d’autre part, - sont à mettre en même ligne de compte.
Mobutu et tous les requins qui l’entouraient
Au total, tout ce que nous disons autour de Mobutu, l’est tout autant pour Litho, Moleka, N’gbanda, Seti, Kengo wa Dondo, Pay Pay, Bisengimana et bien d’autres encore les enfants de Mobutu notamment Niwa, Manda, Kongulu, etc. le groupe de généraux des Forces armées Congolaises Eluki, Baramoto, Nzimbi, Mavua, Bumba Muwaso, Tukuzu, Tembele, Ngwala... sont concernés au premier chef. Voilà la liste des gens qui ont affaibli le Congo mieux, qui ont laissé le Congo à l’agonie.
Mobutu et principalement tous les noms que nous venons d’énumérer ci-dessus ont été donc les principaux agents pilleurs qui ont plongé le Congo dans le chaos politique, économique, social et militaire que le Congo traverse aujourd’hui mais sans beaucoup d’espoir de le voir se résorber le plus rapidement possible.
Alors qu’il était une puissance dans l’ensemble de la sous-région depuis l’époque coloniale et même postcoloniale avec l’Armée de la Force Publique. Le Congo est aujourd’hui à la risée de tout le monde. Il est assujetti à une partition territoriale entre : Rwanda, Ouganda et Burundi, voilà ce qui fait la honte du Congo et, la Communauté Internationale prise à témoin. Voilà les conséquences politiques, économiques et militaires diaboliques de Mobutu et de son entourage tribalo-clanique sur le Congo.
Bref, point n’est besoin de rentrer ici dans les détails de vol caractérisé et systématisé de Mobutu et de tous ceux qui l’entouraient au sujet de l’argent du Congo. Mobutu et ceux qui sont cités dans cet article ont pillé le Congo et les Congolais de la manière la plus éhontée. Des écrits fiables existent et on a qu’à s’y référer aux fins de s’en rendre compte, par exemple : on lira le rapport d’Erwin Blumenthal, contenu dans l’ouvrage révélateur d’Emmanuel Dungia ayant le titre tranchant Mobutu et l’argent du Zaïre, paru chez l’Harmattan, Paris, en 1992. Cet ouvrage a 215 pages; et le rapport Blumenthal, un expert de la Banque Mondiale, résume très clairement tous les crimes économiques de Mobutu et ainsi que de son entourage contre le Congo et aussi les Congolais en pages 136 à 155.
Ce n’est pas tout. Ensuite, M. Blumenthal complète son rapport avec le témoignage de M. Nguz a KarI-I-Bond, ex-premier ministre de Mobutu, des années 1982. Nguz nous apprend sans détour à travers un questionnaire que lui avait posé M. Blumenthal, le rôle réel que jouait, - l’ancien directeur du cabinet de Mobutu, M. Barthélemy Bisengimana, alias Rwema; toutefois, cependant, que les intimes appelaient à l’époque : BB. Nous reparlerons de lui assez loin.
Le rôle que jouait Bisengimana consistait en un simple garçon de courses devant transférer de fonds ainsi volés et des frais de commissions exorbitantes qu’il touchait sur ordre de Mobutu sur les différents projets de développements du Congo, au profit de comptes spéciaux de Mobutu à l’étranger. Ces comptes spéciaux sont inconnus du Congo et de Congolais et ce jusqu’à aujourd’hui ! On lira dès lors les faits dans Dungia pages 161,165 et puis168 à 169. Ténors de pilleurs et champions de vol de deniers publics au Congo
À ce propos, Seti Yale et Kengo wa Dondo, etc. doivent être déférés devant le tribunal pénal international de la Haye avec motif des crimes économiques contre le Congo et les Congolais. Les deux ex-agents au service de Mobutu n’ont fait que jouer le rôle des champions de pilleurs de deniers publics au Congo, impunément, - et ce durant tout leur long séjour au Congo. Les deux individus, à eux seuls, ont agenouillé le Congo au plan économique avec la protection de Mobutu. Et leurs vils actes eurent des conséquences très néfastes au Congo, à l’instar d’une métastase, sur l’ensemble de secteurs de la vie du Congo jusqu’à aujourd’hui. Le premier fut conseiller spécial de Mobutu et le second fut plusieurs fois premier ministre de Mobutu après avoir été président du conseil judiciaire.
Le Congo en guerre face au Rwanda, Ouganda et Burundi en 1997, les Congolais se cotisent aux fins d’acheter les armes aux fins de combattre les envahisseurs, Seti et Kengo, eux, se moquaient du Congo à percevoir de juteuses commissions sur les achats des armes obsolètes sinon non adaptées, nous informe Collette Braeckman.
Les indices pour constituer le dossier criminel contre Seti et Kengo se retrouvent de bout en bout dans l’ouvrage de Dungia que nous avons déjà cité notamment en pages 77 à 78, et puis en pages 96 à 97, par exemple. Tous les gouverneurs qui se sont succédés à la tête de la Banque Centrale du Congo ont tous trempé dans les deniers publics du Congo, puis ont joué le rôle de simples caissiers, et garçons de courses de Seti, Kengo et Mobutu. Pay Pay est celui des gouverneurs de la Banque Centrale du Congo qui fut sans personnalité aucune et occupe la tête de liste.
Aujourd’hui encore, de son exil doré et sans sourciller, M. Kengo wa Dondo remue le ciel et la terre aux fins de retourner au Congo pour diriger à nouveau ce pays, qu’il croit être probablement la propriété imprescriptible de ses oncles maternels. Il n’est pas encore rassasié.
Un autre, en effet, et non de moindre, c’est bien M. Honoré N’gbanda. L’image que nous brosse Dungia au sujet de M. N’gbanda, ex-Ministre de la Défense du Congo (sic), ex-conseiller politique et spécial de Mobutu en pages 71, 78, 79 et 80 de son ouvrage, est très peu flatteuse. N’gbanda " fut donc un escroc de haut chemin et un grand voleur ", nous renseigne Dungia qui insiste davantage sur le mot. Voilà bien le profil des gens qui ont entouré Mobutu pour administrer et diriger le Congo ! Ils ont encore aujourd’hui de l’audace de reparler du Congo où, ils ont pendant leurs fuite pour l’exil, laissé tous les indicateurs au rouge.
En effet, quant à Dungia, il se lave lui même les mains, de tout au tout pour tout ce qui le concerne. Dungia fut bien enfin quelqu’un d’en-dedans le régime et aussi le système Mobutiste. L’homme fut donc témoin oculaire. L’ouvrage de Dungia, à noter, a une certaine crédibilité dans l’opinion publique, dans la mesure où son auteur, Dungia, était membre de la police politique de Mobutu durant 13 ans, - soit depuis 1978 à 1991. Il avait été donc mêlé de trop près à beaucoup de situations politiques dont il relate si remarquablement, mais hélas Dungia ne se reproche lui de rien dans son ouvrage, tout au contraire, il se blanchit.
Sur le plan économique, la situation du Congo présente des similitudes criantes avec quantité des pays latino-américains : par exemple, Fujimori (Pérou). Estrada ailleurs aux (Philippines), etc. Tous les criminels économiques dans ces pays sont traqués par la justice et peu importe les lieux où ils peuvent se retrouver que ce soit en Europe ou en Amérique du Nord, si la justice du lieu est saisie, l’affaire est alors entendue.
Que vous dire plus au sujet de tout ce qui précède ? Sinon que les Congolais et surtout ses juristes doivent savoir aujourd’hui, qu’il n’y a plus de lien entre la nationalité d’un accusé, le lieu de tribunal, l’origine de la plainte. Tenez : qui pouvez imaginer, qu’un premier ministre Israélien [Ariel Sharon], pouvait être inquiété par la justice Belge à la suite d’une plainte de ressortissants Libanais et Palestiniens ? La justice est sans frontières de nos jours, nous informe à haute voix, Christian Castéran.
D’abord et avant tout répondons aux questions soulevées par l’article
Notre réponse à la question 1
Étanchons enfin la soif du lecteur assez rapidement. Non, Mobutu n’avait pas raison de maudire le Congo et aussi les Congolais. Pourquoi ? Parce que le Congo et les Congolais avaient donné à Mobutu le meilleur de tout ce qui pouvait exister dans le monde. Mobutu ne manquait de rien au Congo, lui même, son entourage, puis ses acolytes étrangers.
Du point de vue politique, par exemple, Mobutu a eu du pouvoir de nommer et de révoquer qui il voulait et à n’importe quel poste tant de l’administration publique que politique et militaire au Congo. De la même façon, Mobutu avait également le droit de vie ou de mort au Congo et sur les Congolais. À ce titre enfin il a beaucoup plus tué qu’il n’a gracié, pensons vite aux pendus de la Pentecôte en 1966 (Kimba, Anany, Bamba, Mahamba...)
Bref, du Congo, Mobutu a eu de femmes, des enfants, de titres, l’honneur, la gloire, la richesse, les propriétés tant au Congo qu’à l’étranger. Les Congolais sont allés jusqu’à danser pour et devant Mobutu et ce chaque jour de son pouvoir, entendez par là : nos parents (mamans et papas), oncles et tantes, frères et soeurs, les grands-parents, vieux et vieillards, et surtout enfin les jeunes filles. Tous ont dansé !
Le seul titre que Mobutu a loupé dans sans vie au Congo fut de n’être pas couronné Roi du Congo. L’homme vouait une admiration sans borne à l’égard des Rois. Il enviait être comme ses amis notamment roi Hassan II au Maroc (où il est d’ailleurs inhumé), Jean-Bedel Bokassa en République Centre Africaine (RCA), etc. Qu’à cela ne tienne, Mobutu fut bien plus qu’un Roi au Congo. Il était au dessus de tout. Sinon un Dieu à la limite.
Mobutu, un psychopathe sexuel inégalable au Congo
Du point de vue social, au sujet de femmes par exemple, voilà un fait sans précédent, Mobutu a eu pour épouses deux jumelles d’un même père et d’une même mère. Il s’agit de Bobi Ladawa et Kossia. Et Kossia était au départ, l’épouse de l’oncle à Mobutu, M. Litho. C’était du jamais vu dans les annales de l’Histoire du Congo. Mobutu a couché, au-delà de ses cousines, nièces, fille de son chef du village et soeurs religieuses, presque avec toutes les femmes et les filles de ses collaborateurs aux fins de satisfaire son appétit sexuel qui faisait passer de lui un véritable psychopathe en ce domaine si précis.
Dans cet ordre d’idées, Sophie Kanza, est l’une des première femmes que Mobutu ravit à M. Marcel Lihau, qui abandonna par la suite et pour toujours cette femme. Lihau devint dès lors très hostile à Mobutu plusieurs années durant. Mobutu fit de Sophie Kanza la toute première femme ministre dans l’ensemble du Congo postcolonial, en récompense, sûrement des services sans nom que la pauvre femme aujourd’hui décédée, aurait rendu à Mobutu.
À l’époque, nous nous rappelons encore comment un des ministres injuriait Sophie Kanza, lorsqu’ils se querellaient en réunion de conseil de ministres : " Prostituée de haut chemin, moi, je ne pourrai jamais te prendre comme femme. "
L’épouse de l’Ambassadeur Kapela est passée sous les mains rocailleuses de Mobutu. La liste est très longue et fastidieuse. Ainsi donc nous nous arrêtons ici de peur de déborder.
Et quand Mobutu se plaisait dans l’oisivité !
Et Mobutu de déclarer, nous citons : " heureux le peuple qui chante et danse. " Dans ce domaine, nous nous souvenons encore d’un certain Kasonga Jean-Moulin, alias Dibuba dia Konji, à Mbuji-Mayi. Kasonga fut un ancien repris de justice pour avoir tué; emprisonné, au passage de Mobutu à Mbuji-Mayi, constata l’absence de Kasonga, Mobutu ordonna sans condition aucune la libération de Kasonga.
Qui était-il alors Kasonga ? Voilà un bel exemple d’un génie en de choses hasardeuses. Kasonga fut une figure légendaire à Mbuji-Mayi. Il organisa donc un groupe choc d’animation en l’honneur de Mobutu, dénommé : Groupe choc Mikenya. Mikenya signifiant les éclairs ou les tonnerres en langue luba. Dès lors, il est si simple de comprendre le contenu de chansons et danses que Kasonga pouvait bien élaborer.
Mobutu raffolait sans retenu des chansons et danses de Kasongo, à telle enseigne que lorsque Mobutu voyageait à Mbuji-Mayi, il se réservait toujours de moments d’agréments avec des chansons et danses de Kasonga (d’abord à l’aéroport et puis dans la résidence du gouverneur). Cela se passait aussi à Kinshasa advenant que Kasonga y était invité pour égayer les réunions de l’ex-Parti-Unique à N’sele et que savons-nous encore.
Par mimétisme, Kasonga singeait Mobutu jusqu’à la moelle épinière et, il en était inégalable sur l’ensemble du Congo. Mobutu est mort sans avoir malheureusement compris parfois les satires de pire espèce que Kasonga véhiculait à travers ses chansons et danses où Mobutu était personnellement visé.
Par exemple : Muntu muivi ! tel est un des titres de chanson fétiche que Kasonga aimait chanter en l’honneur de Mobutu et que Mobutu lui même aimait écouter et puis voir les animatrices et Kasonga chantaient et dansaient. Signifiant que L’homme est voleur en luba ! En vérité, cependant, la chanson s’adressait à Mobutu que la population du Congo, et principalement du Kasaï, avaient fini par découvrir de voleur, car à la tête d’un pays excessivement riche au plan de ressources naturelles, Mobutu, se retrouvait être par contre un voleur de pire espèce au Congo, lui même, et son entourage.
Comme Mobutu, pour satisfaire ses instincts primaires, Kasonga aimait puiser ses délices dans l’arrière-cour, c’est-à-dire parmi les animatrices du Groupe choc Mikenya. Il s’en servait seul et y a fait de pires ravages. Il n’allait donc pas loin pour faire ses captures; gare à tout celui ou à l’animatrice qui oserait s’adonner ailleurs. Sa prestation dans le groupe appartenait dès lors au passé. Toutefois, les apparatchiks Mobutistes eux pouvaient y puiser à cœur joie sans en être inquiéter du moins du monde.
En définitive, les groupes d’animations populaires au Congo furent des hauts lieux de la prostitution institutionnalisée par les aristocrates Mobutistes. Le cas de l’ex-gouverneur, Zamundu, à Kananga avec une petite fille de l’âge de ses enfants est patent ! Dénichée au cours d’une séance d’animation de danses à Kananga, Zamundu engrossa la fille, puis il l’abandonna par la suite, elle, et son bébé. La fille et son père suivirent Zamundu jusqu’à Mbuji-Mayi où il avait été muté gouverneur à la tête du Kasaï Oriental mais sans succès. Mobutiste, Zamundu n’a jamais été inquiété par la justice pour le détournement d’une mineure. Le rejeton ainsi né de cette relation aurait bientôt douze à treize ans s’il n’est déjà décédé dans l’entretemps, à Kananga.
Tous ces apparatchiks suivaient et réitéraient enfin l’exemple de Mobutu. Nous avions vécu personnellement le cas avec un pasteur de la place à Mbuji-Mayi.
Aujourd’hui, en raison de la misère héritée du système Mobutiste en conjonction des systèmes "nourrir d’abord les étrangers" des deux Kabila, le nombre de petites filles prostituées dans les rues des villes Congolaises va croissant. Informez-vous de ce qui se passe à Kisangani avec des colonisateurs Ougandais; à Mbuji-Mayi avec des Namibiens, Zimbabwéens, etc. Et à Kinshasa ? La vie va de mal-en-pis en ce domaine.
Notre réponse à la question 2
À son corps défendant, c’est dans le contexte politique de crise que Mobutu lâcha la phrase imprécatoire ci-haut citée. Nous sommes en 1980; les 13 parlementaires Congolais dont les noms sont restés célèbres adressaient à Mobutu, en décembre 1980, Une Lettre ouverte au Président Mobutu. Dans cette lettre, les futurs fondateurs de l’UDPS, c’est d’eux qu’il s’agit, critiquaient violemment Mobutu, sur sa gestion chaotique du Congo, et, lui proposaient de solutions de comment sortir le Congo du gouffre dans lequel il avait déjà plongé le Congo.
Le document est demeuré célèbre et est dénommé : 52 pages ! Mobutu demeura, bien qu’il était si fragilisé par l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès social) sur toute la ligne, insensible devant cette critique et ce jusqu’à sa mort. Et c’est dans ce contexte politique et social de crise aiguë et multiforme, toute la population dans sa grande majorité ayant tourné le dos à Mobutu et alignée sur l’UDPS, que Mobutu prononça la phrase ci-haut citée, et qui fait aujourd’hui, - le sujet de cet article : " Après moi, C’est le déluge !"
Voilà une imprécation ! Maudire le Congo et les Congolais, c’était au strict une habitude ancrée dans l’entourage de Mobutu. Ça dénote l’esprit de non-pardon qui animait Mobutu et, Mobutu était un pire rancunier. Il n’aimait pas donc la contradiction et surtout permettre aux Congolais de faire leur choix. Mobutu n’avait jamais aimé la critique de l’UDPS. Il n’a jamais pardonné à l’UDPS le fait que l’UDPS ait ouvert aux Congolais les yeux sur sa politique de misère et dictatoriale. Mobutu voulait mourir tout en étant au pouvoir. Il l’avait explicitement déclaré, de son vivant, nous citons : " Je ne vais pas être désigné ex-président du Zaïre." Toute la signification de sa colère à l’égard du Congo et de Congolais se résume très clairement dans cette phrase ci-dessus.
Alors qu’il venait de faire faillite dans le plus grand magasin du Congo: Tembe na Tembe. Et devant la moquerie de Congolais à l’endroit de Litho, oncle à Mobutu, Litho, - un autre pilleur et vautour sans froid aux yeux, - déjà vers les années 70, maudissait lui aussi les Congolais, nous citons : " Bokoliana ! " Signifiant, Vous allez vous entre-mangez, en lingala ! Voilà un autre sadique, un autre ingrat du milieu tribalo-clanique et proche parent à Mobutu. Menant la vie d’un véritable pacha sur le dos du peuple Congolais, Litho proféra lui aussi des imprécations contre de Congolais, de manquer de la nourriture dans l’avenir. Sinon, mener une vie de misère, une vie de galère.
C’est ce qui se fait aujourd’hui et cette malédiction s’est accomplie. Mobutu et son oncle Litho se rejoignent. La faim bat le plein au Congo aujourd’hui. Dans toute leur vie à la tête du Congo, Mobutu et tout son entourage n’ont travaillé que pour le malheur du Congo et de Congolais. La suite de l’histoire le prouve très nettement.
Aujourd’hui, la guerre et les conflits politiques, survivances Mobutistes, ayant élus domicile au Congo. Les Congolais sont empêchés et ne peuvent plus cultiver de champs pour se nourrir. Aujourd’hui combien de parents au Congo se contentent d’un seul repas quotidien et jeûnent trois à quatre jours aux fins de nourrir leurs enfants ?
Notre réponse à la question 3
Oui le Congo et les Congolais vivent déjà aujourd’hui la malédiction promise par Mobutu. Le Congo se retrouve plongé dans une partition territoriale, qui est partie, peu à peu, mais sûrement devant l’ONU et l’ex-OUA : deux témoins, mais toutes deux hypocrites.
En effet, le Nord du Congo se retrouve au prise avec la colonisation Ougandaise, pendant que l’Est, lui se retrouve sous la colonisation Rwandaise et, dans une certaine mesure, Burundaise ! Qui pouvait y songer une seule fois ?
L’héritage Mobutiste ! Aujourd’hui, essayez de téléphoner par exemple à Bukavu, eh bien le message stéréotypé que vous retrouverez sur le répondeur, est en KinyaRwanda. Envoyez de l’argent à un parent à Bukavu, c’est à Kigali qu’il ira chercher son argent. Il est de même si vous voulez voyager mais habitant Bukavu, c’est à Kigali toujours qu’il faudra aller chercher le laisser-passer. Les minerais du Kivu sont exploités (béryl, wolfram, tentale, niobium ...) chaque jour qui passe par Rwanda et les revenus sont empochés par ce pays. Telle est la colonisation au sens plein du mot.
La population de Bukavu est brimée, à tel point que oser aujourd’hui parler devant un Rwandais colonisateur et envahisseur, vous recevrez au strict une buée de salives, de crachants dans votre bouche, signe de : " taisez-vous ou tais-toi " ! Sinon c’est le mépris du colonisateur Rwandais à l’égard du colonisé autochtone Congolais de Kivu. À quand la fin ?
Et Joseph Kabila à la tête du Congo que fait-il ?
Joseph Kabila, l’actuel président qui a succédé à Laurent-Désiré Kabila à la tête du Congo est loin de tenter la reconquête des territoires du Congo qui se retrouvent envahis par des étrangers comme lui même et qui viennent de milieux où il a grandi. C’est dans un des pays envahisseurs du Congo, Rwanda, qu’est enterré le cordon ombilical de Joseph Kabila. Dès lors, qu’attendrez-vous de bon de lui ?
Joseph Kabila était au front quand la guerre a commencé entre les trois pays envahisseurs face au Congo. Il avait failli y laisser sa peau notamment à Pweto (Katanga). Et depuis, il n’en parle presque point. Joseph Kabila est incapable dans ce dossier parce qu’il est lié aux mêmes engagements que Laurent Kabila, de son vivant, - avait contracté à Lemera (Bukavu), à l’égard du Rwanda et Ouganda. Il en était témoin. Laurent Kabila avait promis de céder l’Est du Congo au Rwanda. Aujourd’hui, Joseph Kabila use d’un marketing trompeur. Et hélas la Belgique semble y mordre. Ce n’est donc pas Joseph Kabila, à la tête du Congo aujourd’hui, qui réalisera la paix au Congo. Il en est incapable à plus d’un point.
Ex-docker en Tanzanie, sans légitimité, le meilleur de temps de Joseph Kabila, par exemple, est plus consacré aux multiples voyages inutiles qu’il effectue à l’étranger dans le seul but de se faire des amis politiques et user de ses costumes qu’il change au rythme de vent. Le jeune-homme est inculte.
Comment le Congo en est-il arrivé à la partition puis à la colonisation par ses voisins?
Voici bien une des raisons majeures de la désintégration du Congo aujourd’hui. Les malheurs du Congo ont été minutieusement préparés par Mobutu et son entourage tribalo-clanique. En effet, Mobutu ramena l’Armée nationale Congolaise, corps de la défense du territoire du Congo, sur une formule mono-ethnique, et sans ambition de défendre le Congo. Les fils dignes qui avaient étudié dans les meilleures académies militaires d’Europe ou d’Amérique ont été tués ou éliminés physiquement par Mobutu, pour surfavoriser les seuls jeunes et les vieillards de l’Équateur sinon, de son village. Le tout était fait pour assurer sa seule sécurité.
Rappelons ici, une parodie, dite : le Procès Kalume, qui avait été témoin, d’exécution d’une dizaine de brillants officiers Congolais diplômés de la prestigieuse académie belge. Le fait eut lieu en 1978. Ce n’est pas tout. Il eut également l’Opération Enveloppe qui avait vu tous les officiers militaires non-originaires de l’Équateur écartés en silence et par une simple lettre de l’Armée Congolaise, par Mobutu. Et dès lors la boucle s’était bouclée.
Comme conséquence, il n’y eut plus de corps militaires qui pouvaient défendre le Congo face à une attaque extérieure tant durant la période de Mobutu et après Mobutu. La situation s’était déjà vérifiée du vivant de Mobutu lorsque le Congo a été à deux reprises attaqué par des forces rebelles venues d’Angola en 1977 et puis 1978. Toutes les deux fois, il avait fallu que les troupes Marocaines et Françaises volent au chevet du Congo pour sauver Mobutu, à coup de millions des dollars US, les deux guerres se déroulèrent au Katanga. Il s’agit de la Guerre dite Shaba I et II.
Le Congo aujourd’hui n’a pas d’Armée pour la défense de son territoire. Tous les généraux alors incapables même pour lire une simple carte géographique mais nommés par fantaisie par Mobutu sont maintenant en fuite sinon en exil. Tel est aussi l’avis de M. Jonas Savimbi, le leader du Mouvement rebelle Angolais, qui a une très vive aversion à l’égard de ces fameux généraux Mobutistes. Mercenaires, ils ont ainsi abandonné le Congo. Il s’agit notamment de Nzimbi, Baramoto, Eluki etc. N’gbanda, ex-ministre de la défense nationale du Congo...
Promotion des étrangers ou "hommes oiseaux" par Mobutu en des postes clefs au Congo
En 1966 déjà, Mobutu écarte son directeur de cabinet, Evariste Loliki Londjo. Il promut très vite un étranger à ce poste. Mais par l’acte juridique dite Du fait de Prince Mobutu fit de l’étranger un Congolais. Il s’agit ici de Bisengimana. Nous avons déjà parlé un peu de lui au tout début et de tout ce qu’il faisait dans le sillage de Mobutu.
Bisengimana avait des fonctions de premier ministre dans le sillage de Mobutu pendant que le Congo officiel n’avait pas de premier ministre. Cet homme est le seul qui ait battu le plus long mandat de travail aux côtés de Mobutu soit dix ans de travail pendant que les autochtones Congolais eux faisaient qui, un an; deux ans; trois ans; et que savons-nous encore. Le seul autochtone en effet qui ait fait un mandat relativement long aux côtés de Mobutu fut Maître Nimy, soit neuf ans de travail; par contre Loliki, Kalongo, Mokonda, Vunduawe n’y étaient qu’en promenade de santé.
Dès lors, on ne peut qu’aisément comprendre quel genre et quantité de travail Bisengimana devrait avoir accompli au Congo aux côtés de Mobutu. Bisengimana est celui qui forma et reforma le Portefeuille de la République du Congo. En clair, c’est Bisengimana qui faisait des PDG des entreprises publiques de l’État du Congo; à Mobutu, il ne soutirait tout simplement que de la signature de nomination. Entendez les PDG à la Gécamines, Miba, Kilo-Moto, Kisenga-Manganèse, Régies des voies Maritimes, CMC et bien d’autres...
Tous les PDG dépendaient directement de Bisengimana. Il fallait voir donc comment tous faisaient de courbettes et défilaient sans cesse devant Bisengimana. Tous tremblaient devant BB à cause de son influence sans limite. Après lui, aucun autre directeur de cabinet de Mobutu n’a égalé l’homme.
L’homme avait enfin une influence extraordinaire, son influence allait jusque dans le dossier de nomination de ministres. Comme pour quantité des PDG et ministres, cet homme favorisa un certain nombre de nominations d’étrangers comme lui dans plusieurs secteurs de la vie du Congo. Par exemple, déjà vers les années 1970, il faisait nommer Senzeyi, ministre de l’Agriculture; Murairi, ministre à l’Économie nationale; Gutera, PDG adjoint à l’économat du peuple et, devint plus tard représentant du Congo au Pnud. On les retrouvaient tant aussi dans nombre d’organismes internationaux comme représentants du Congo notamment à (l’Unesco, l’Unicef, l’Oms, Fao et autres...). Bref, la téléphonie au Congo, jadis le monopole de l’État depuis l’époque coloniale [La Bell Téléphone] fut privatisée par Bisengimana et confiée aux siens : Mobutu témoin.
Qui était enfin réellement Bisengimana ? Bisengimana était un sujet Rwandais. Alors étudiant à l’ex-Université Lovanium où il était sorti ingénieur civil électricien en 1961. Il n’était pas le seul ingénieur à terminer de sa promotion, il faut citer aussi Malu wa Kalenga, un des savants Congolais et actuellement professeur d’Université. Alors étudiant, à l'époque, Bisengimana était le président des étudiants Rwandais à l’Université Lovanium.
La question que les Congolais doivent se poser aujourd’hui est celle de savoir réellement pourquoi Mobutu avait-il porté son choix sur Bisengimana comme directeur de cabinet ? Est-ce parce que Bisengimana était un ingénieur et que Mobutu était à la recherche d’un ingénieur comme directeur de son cabinet ? Est-ce à cause de son intelligence ?
La réponse à cette question est simple, Mobutu aimait travailler avec de gens qui pouvaient l’aider à voler au Congo, dans la mesure où, en retour, ils pouvaient lui garantir de ne pas laisser de traces de leur vol. Ensuite, sans origine au Congo, ces gens devaient être sans ambitions de devenir président du Congo et de cette façon, Mobutu devrait avoir la chance et la paix de mourir au pouvoir. Quelque chose comme : " voler et prenez de l’argent mais ne vous occupez pas de ma chaise." Voilà, pourquoi, il eut un Bisengimana, un Seti Yale, un Kengo wa Dondo et d’autres aux côtés de Mobutu. Pourquoi Mobutu ne choisit-il pas par exemple un Malu wa Kalenga pour être son directeur de cabinet ou qui d’autres encore aux fins d’aider le Congo ?
Mobutu n’était pas du tout à la recherche de gens intelligents et capables comme collaborateurs. Ses critères de choix étaient fondés sur de motifs forcément égoïstes. Pour preuve, Seti n’était pas choisi par Mobutu à cause de ses capacités intellectuelles, et encore moins Kengo wa Dondo. Seti n’aurait pas terminé sa licence en sciences sociales si Mokolo wa Mpombo n’était pas près pour écrire son mémoire de fin d’études. De même, Kengo wa Dondo, n’aurait pas fini son doctorat si Kabuita Nyamabu, n’était pas là pour rédiger sa thèse, etc. Les exemples peuvent se multiplier à l’infini. Mobutu privilégia enfin plus des mercenaires comme lui au Congo.
Quand Mobutu et Bisengimana assénent un coup fatal au Congo
En 1973, il eut la zaïrianisation. Qu’est-ce à dire ? En effet, Mobutu, expropria les biens et les industries appartenant à des étrangers opérant au Congo. Avec prétexte fallacieux que : " le contrôle de l’économie zaïroise doit être fait par les zaïrois eux-mêmes". Mais sous les yeux de Mobutu, Bisengimana redistribua les mêmes industries, dans une grande proportion, aux autres étrangers comme lui mais vivant au Congo. Les quelques rares autochtones Congolais qui bénéficièrent des entreprises zaïrianisées appartenaient en majorité au clan tribal de Mobutu. Environ : 15 000 petits commerçants grecs; 12 000 portugais; et 3 000 pakistanais, furent obligés de quitter le Congo, sans contrepartie et, laissant leurs affaires.
Bisengimana lui même, au-delà de ses amis d’origine auxquels il confia les unités de productions expropriées aux commerçants étrangers. Il s’attribua à lui même presque toutes les fermes agro-industrielles dans le Kivu. Coquin-fieffé, Bisengimana, est celui qui pilota ce dossier de la zaïrianisation qui plongea l’économie du Congo aux enfers, soit 13 ans après, l’accession de Mobutu, au pouvoir au Congo. Et cette opération fut un cuisant échec car tous les nouveaux gestionnaires de ces entreprises zaïrianisées furent des incapables aventuriers.
Les causes profondes des troubles que le Congo connaît aujourd’hui dans sa partie Est sont des réalités qui trouvent en partie ses racines profondes dans la période où Bisengimana était le directeur de cabinet de Mobutu. À en croire, Collette Braeckman, la fameuse spécialiste des Grands-lacs Africains, parlant à sa façon de cette crise, démontre le rôle déterminant que Bisengimana joua, celui de facilitateur d’obtention de la nationalité Congolaise aux siens au Congo, et Mobutu complice, était sans mot dire. Tout au contraire, mercenaire qu’il était, Mobutu ne voyait aucun inconvénient pour l’avenir du Congo. Et pourtant, Bisengimana préparait aux côtés de Mobutu, sans nul doute, une poudrière sinon, une bombe à retardement, que Kagame le moment venu, exploita au maximum. Lire Collette Braeckman dans l’Enjeu Congolais, Fayard, 1999, p. 28 et 243.
Et sur la zaïrianisation, le lecteur pourra alors lire des plus amples détails à ce sujet à travers le livre célèbre de Jules Chome L’ascension de Mobutu (1978).
Les filles étrangères dans les ministères et sociétés d’état au Congo
Une autre des spécialisations de Bisengimana fut d’adjoindre aux ministres et aux PDG Congolais qu’il faisait nommer par Mobutu, les filles étrangères ayant les mêmes origines que lui comme de secrétaires. Et nombreuses d’entre elles, se retrouvaient comme de maîtresses de ces PDG et ministres. Cette situation perdura trop longtemps au Congo. Et ces femmes jouaient le rôle des espions et antennes de Bisengimana qui contrôlait ainsi toutes les activités dans les ministères de même que dans les directions des différentes entreprises d’état au Congo.
Au-delà de ce rôle de routine, il faut aussi lire dans cet acte, que Bisengimana tenait absolument à promouvoir ces filles au plan matériel et économique au Congo. C’est ce qu’on a pu observer enfin sur l’ensemble du Congo. On les a vu n’habiter que les meilleurs quartiers huppés de Kinshasa (Gombé, Ma-Campagne, Binza, Beau-Marché, Limeté, Ndolo, Mont-Fleury...). Dans leurs maisons on pouvait trouver toutes les belles choses que les personnes aisées disposent (charrois automobiles derniers cris...).
Revenus avec Laurent-Désiré Kabila à la tête de l’AFDL, ils se sont à nouveau mis à piller, le reste de : voitures, téléviseurs, matériel de bureau, et même des usines, soigneusement démontées... révèle Collette Braeckman.
Aujourd’hui tous et toutes sont rentrés chez eux avec quantité des biens amassés au Congo. Ils s’en rappellent encore et veulent que la situation continue jusqu’à l’éternité.
Mobutu fut le modèle de Laurent Kabila et les deux sont le modèle de: Joseph Kabila
Le mercenariat de Mobutu à la tête du Congo sauta aux yeux de Congolais lorsque Mobutu vendit à l’Allemagne un territoire Congolais de plus de 100 000 km. Les Allemands devraient organiser sur ce territoire Congolais le projet l’OTRAC (projet de lancement de fusées dans l’espace). Le territoire était à cheval allant de Kivu au Katanga en longeant le lac Tanganyika. Le fait eut lieu en 1976.
De la même façon, Mobutu, sans demander aux Congolais, céda la localité non loin de Walikale, dans le Kivu, à l’ex-président Rwandais, Habyarimana !
Question ? En quoi Mobutu dans tous ces dossiers était-il différent de Laurent-Désiré Kabila, qui, lui, aussi promettait le Kivu au Rwanda à travers les accords de Lemera ? Et c’est cet ancien accord que Joseph Kabila, dauphin et témoin de Laurent-Désiré Kabila, actuellement à la tête du Congo, depuis le 17 janvier 2001 : suit, attentivement !
De son vivant, Laurent Kabila avait promis d’exporter la guerre sur le territoire Rwandais, mais il est cependant décédé, sans avoir rien réalisé dans ce domaine. Et Joseph Kabila, qui l’a remplacé à la tête du Congo ne s’en occupe pas. Il est plus préoccupé maintenant par le calcul politique de comment se maintenir le plus possible au pouvoir sur le reste de six provinces du Congo : où il règne
Perception de Kagame, président Rwandais, de Congolais
M. Kagame, le président Rwandais, n’a aucun estime pour les Congolais. Ils les qualifie de fainéants, de jouisseurs, de gens qui adorent les femmes, la musique et bien d’autres distractions de genre. Le fait est en partie vrai lorsqu’il base son analyse exclusivement sur le comportement de Mobutu et de son entourage tribalo-clanique.
Nous l’avons largement démontré dans le corps de l’article. Mais faites attention ! Kagame se tromperait de croire que les Congolais sont fondamentalement ce qu’il croit jusqu’ici. À l’époque de Kasa-vubu, le tout premier président du Congo, un homme éduqué, avec lui le Congo ne s’était pas sombré dans les problèmes de moralité et de pillages économiques, etc. qui ont affaibli le Congo comme à l’époque de Mobutu. Mobutu n’a été qu’un accident de parcours, mercenaire à la tête du Congo.
Ayant été convaincu de cette analyse en partie fausse, c’est dès lors que Kagame passa à l’attaque du Congo aux fins de réaliser à jamais son rêve caché de toujours celui d’annexer le Kivu au Rwanda. Son rêve est accompli aujourd’hui, nous avons eu a le démontrer précédemment. Ce qui est dit pour Kagame, est aussi valable pour Museveni en Ouganda. Des velléités hégémoniques et la volonté de puissance se cachent à peine dans leurs déclarations publiques ou de salons.
Kagame en est devenu très arrogant et déclare maintenant devant tous ceux qui veulent l’entendre, - ce qui est partiellement vrai, - qu’il est le faiseur de chefs d’État en Afrique centrale ! (Pensons notamment à son aide à Museveni en Ouganda en 1986, et à Laurent-Désiré Kabila au Congo Ex-Zaïre en 1997; et quand lui même Kagame devint président au Rwanda à l’issue d’une longue guérilla en 1990). Il y a lieu de penser qu’il aurait également d’entrées privilégiées auprès de Joseph Kabila. Ce dernier est né et a grandi dans leur entourage.
D’ou vient-elle l’arrongance de Kagame et de Museveni ?
Leur arrogance vient de deux faits vérifiables. En effet, d’abord du fait qu’ils possèdent chacun d’une armée fondée sur des anciens rebelles qui étaient très surmotivés aux fins de prendre le pouvoir dans leurs pays respectifs. C’est ce qui est déjà fait, pour chacun de deux présidents. Et ainsi la fameuse motivation de départ continue encore avec une certaine dose de discipline et conscience acquise dès le départ lorsqu’ils étaient rebelles dans le maquis. Voilà pourquoi l’on parle en bien de l’armée Rwandaise, puis de l’armée Ougandaise. En réalité, ils ne sont pas extraordinaires.
Deuxième raison de leur arrogance vient du fait de l’aide massive que les deux pays reçoivent des États-Unis notamment en armes et d’autres moyens techniques et moraux. Tous les trois éléments sont aléatoires et ne durent guère à jamais. Kagame et Museveni se trompent. Mobutu avait la même aide et le même appui, mais Mobutu fut abandonné avant qu’il ne meurt par ceux-là même qui l’avaient fabriqué. L’histoire se répète. Malade et mourant, Mobutu n’avait plus droit ni à un visa ni droit à un séjour médical en Occident.
Nous savons par l’histoire que l’Érythrée longtemps assujettie à l’Éthiopie se libéra depuis 1993 et accéda à son indépendance. De même, aujourd’hui, le Sahara occidental, annexé en 1975, par le Maroc, lutte chaque jour qui passe pour sa libération. Les exemples sont plus nombreux. Ainsi, il est grand temps que le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi songent à quitter le Congo sans préalable. Et cessent les faux-fuyants....
Nous doutons, il faut le rappeler, grandement de la capacité de reproduction de Kagame et de Museveni, car bien avant eux, - l’histoire ne nous apprend rien du tout en ce domaine. Napoléon ne s’est jamais reproduit ni encore moins Jules César ou Alexandre le conquérant, etc. Il en est de même pour leurs fameuses armées respectives.
Les temps changent...
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