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[Page principale] [Home page] PRISE DE POSITION DE LUDPS/KATANGA A PROPOS DU LICENCIEMENT MASSIF DE PLUS DE 10.000 TRAVAILLEURS DE LA GECAMINESDepuis sa création, lUDPS Parti du Peuple na cessé de faire de linstauration de lEtat de droit au Congo et du progrès social de tous les Congolais son cheval de bataille. Ainsi dans ce cadre, lUDPS na jamais manqué de sans cesse fustiger la paupérisation extrême et la clochardisation de notre Peuple par tous les pouvoirs antidémocratiques qui se sont succédé à Kinshasa de J.D. MOBUTU à J. KABILA en passant par L.D. KABILA. Fidèle à cet impératif politique du Parti, lUDPS/Katanga na pas hésité, il y a peu, de fulminer des reproches contre les démarches irresponsables et délétères que multiplie lactuel gouvernement illégal et illégitime de Kinshasa, démarches qui tendent camoufler un licenciement massif de plus ou moins 10.000 travailleurs de la Gécamines au mépris de tous les textes de droit existant au pays comme au sein même de lentreprise proprement dite. Ce crime contre la Nation que mijote par crétinisme le pouvoir défaillant de Kinshasa sajoute à un autre crime déjà perpétré par lui contre le patrimoine national que gère la Gécamines, patrimoine qui a ainsi été livré à un pillage systématique sous un fallacieux prétexte de contrats de partenariat avec STL, FORREST, NOUCO, KMC, etc. Ce mépris coupable du bien collectif et de la loi de la cité montre bien si besoin en était encore que le gouvernement actuel de Kinshasa est réellement un gouvernement de « misère publique » que tout le Peuple congolais doit absolument débouter et dont il doit sans tarder appeler sa fin. Car, ce gouvernement est devenu aujourdhui un réel « danger public ». Il nest quà voir ce quil semploi à accomplir à la Gécamines pour le confirmer. En effet, comment croire quon a un gouvernement sérieux et responsable quand celui-ci sattelle à continuer avec tant de désinvolture une démarche aussi criminelle qui amène à jeter sur la rue 10.000 travailleurs sans aucun égard pour le respect du Code de travail et le Convention collective ? Ce gouvernement peut-il se dire Gouvernement quand il ne sait pas répondre comme ici du premier devoir dévolu à tout gouvernement sérieux dans le monde, à savoir : respecter et faire respecter les lois de la République ? En agissant ainsi hors la loi, ce gouvernement peut-il encore avoir leffronterie audacieuse de se dire « gouvernement de salut public » ? Quelle idée cynique que de proposer à un travailleur de la Gécamines concitoyen à part entière comme décompte final, un montant forfaitaire vraiment fantaisiste et lui demander de partir « volontairement » de la société en renonçant à tout : Capital Pension, préavis, arriérés des salaires, tous les autres divers avantages sociaux et que sait-on encore ? Est-ce cela le Salut Public ? Mais que diable ! Pourquoi le gouvernement de Kinshasa cherche-t-il à tout prix à contourner la loi ? Pourquoi ne veut-il pas simplement lappliquer ? Serait-ce parce que lui-même se reconnaît illégal et illégitime et doit par conséquent agir hors la loi ? LUDPS qui a toujours été, au Katanga comme partout au Congo, du côté du Peuple, du côté des travailleurs et de la loi, dit NON et solidarise avec tous les travailleurs de la Gécamines dans cette sinistre « partie de poker » que se plait à jouer contre eux, le gouvernement « hors la loi » de Kinshasa. Aussi, voudrait-elle ici, en appeler tous les travailleurs en général et ceux de la Gécamines en particulier, à plus de conscience et à plus de courage pour résister à cette imposture descrocs qui se cache derrière ce « cadeau empoisonné » quest la retraite volontaire. LUDPS/Katanga nignore pas toutes le manuvres inhumaines que déploie le gouvernement « hors la loi » de Kinshasa en complicité avec les dirigeants de la société pour aggraver votre misère déjà très noire afin de vous amener à accepter ce cadeau de la mort : paies bloquées, ravitaillement séché, soins de santé inexistants, etc. RESISTEZ, NE SUCCOMBEZ PAS ! Et comme pour davantage augmenter la tentation et lépreuve, le gouvernement « hors la loi » de Kinshasa, faute de rejoindre le banc syndical dans sa première proposition, sadonne cette fois-ci, à jouer de manière cavalière avec les chiffres en les portant à la hausse on ne sait comment. Ainsi parle-t-on aujourdhui dun forfait de 650.000 FC au lieu de 450.000 FC qui est proposé à un agent de classe 5 à 8 ayant une ancienneté de référence de 25 ans de service ! ! ! Mais que diable ce gouvernement ne comprend-il pas quil reste toujours hors la loi malgré tout cela ? Pour aujourdhui, faire des doux yeux aux représentants de la Banque Mondiale actuellement en séjour dévaluation et dinspection au pays, le gouvernement de Kinshasa aux abois prétend surseoir à la démarche comme pour calmer le jeu. Et cela, par simple calcul, pour ne pas devoir faire face aux remous sociaux qui étaient déjà manifestes et qui pouvaient le discréditer aux yeux de la Banque Mondiale. Mais toute lhypocrisie du gouvernement de Kinshasa ressort dans toute sa mesure lorsquon considère que tout récemment, il a lui-même permis à quelques barons du régime tortionnaire actuel anciens hauts cadres de direction de la même société de se faire payer leurs décomptes finals en bonne et due forme conformément à la loi. Cependant que, pour les pauvres travailleurs, il cherche ridiculement à vouloir opérer hors la loi. Et cette incurie du gouvernement de Kinshasa va jusquà lexaspération quand de manière éhontée, il prend le toupet dinitier des « réformes » ou plutôt de torpiller le Code du travail par une soi-disant commission que par son Ministère du Travail et à la Prévoyance Sociale (?), il vient de constituer. Cela, tout à fait à la sauvette comme il en fut, il ny a pas longtemps du Code minier par son Ministère des Mines. Ainsi, après avoir livré au pillage systématique les ressources minières, cest maintenant aux ressources humaines, à lhomme travailleur congolais que le gouvernement du « malheur collectif » se tourne pour avilir davantage. RESISTONS tous ensemble à cette imposture et ARRETONS LA. En effet, dans la vision du gouvernement « hors la loi » de Kinshasa, si ces démarches sinistres de licenciement massif illégal quil cherche à couvrir par la « Réforme hors la loi » du Code du Travail quil vient dinitier, parvenaient à passer à la Gécamines, elles seront sans plus tarder étendues et appliquées à la S.N.C.C., à la MIBA et bien dautres entreprises publiques de lEtat. Voilà pourquoi, lUDPS/Katanga lance ici, un vibrant appel pathétique à tout le Peuple congolais pour quil comprenne quil est grand temps, de barrer la route à ce gouvernement de « calamité publique » en le contraignant par toutes sortes des pressions non violentes à retourner à la table de négociations du Dialogue inter congolais. Cela, pour un accord non de la honte comme celui de lHôtel des Cascades dit « Accord-Cadre de Sun City » mais plutôt celui de la réconciliation nationale et de la paix dans notre Sous-région des Grands Lacs. Un Accord global, consensuel et inclusif. Le « Salut Public » a pour lheure, un seul nom, le DIALOGUE INTERCONGOLAIS qui doit, en format réduit, finir ses travaux. De Lui seul pourra sortir un véritable gouvernement responsable, respectueux non seulement de la loi et de nos droits, mais aussi, conforme à la loi et donc, légitime. Tenez bon, lUDPS vaincra et gouvernera très bientôt ! Fait à Lubumbashi, le 22 juillet 2002 POUR LE COMITE FEDERAL, Le Secrétaire Fédéral chargé des Relations avec les Partis amis et Organisations de la Société Civile, Le Président Fédéral a.i. MWAPE PANDE et Bruno TSHIBANGU KABAJI [Page principale] [Home page] | |