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Réf.: RBL/UDPS/DE/035.02 Deux camps s'opposent actuellement au Congo. Le 1er camp se bat avant tout pour instaurer un Nouvel Ordre Politique recommandé par l'Accord de Lusaka, c'est-à-dire les institutions démocratiques. Pour ce camp, la constitution est une charte impersonnelle et doit être rédigée en amont, et non en aval, de la désignation des dirigeants. Cette dernière est secondaire à la définition des institutions et se fait, comme dans tout Etat démocratique moderne, sur base des critères rigoureux, objectifs et précis, et donc par les négociations et dans la transparence. C'est le camp où se trouve M. Etienne Tshisekedi, l'UDPS et toutes les forces patriotiques et démocratiques, le camp qui vise l'Intérêt Général et Supérieur de la Nation et de notre Peuple. Le 2ème camp se bat pour le partage de pouvoir et des postes au sein d'un pouvoir dictatorial. Ce camp est farouchement opposé à l'insertion du Congo dans le concert du Congo dans le concert des nations libres, civilisées, démocratiques et prospères. La constitution est rédigée après la désignation des dirigeants et est donc taillée sur leur mesure. La désignation des dirigeants doit se faire, non selon des critères donnés, mais par des combines obscures, des coups bas, la tricherie, un coup de force C'est le camp des descendants politiques de Mobutu et de LD Kabila, ceux qui ne visent que leurs intérêts individuels et sordides. Fort heureusement pour eux, nombreux compatriotes sont encore aveugles et ne les ont pas encore identifiés comme la vraie cause de tous nos malheurs. C'est la peste et le choléra au sein de l'élite congolaise, l'origine de notre drame. Ils sont incapables de vous donner le critère selon lequel Joseph Kanambe doit être le Président de la République pendant la Transition. a. Mobutu et ses créatures politiques Par le coup d'Etat militaire permanent (14 septembre 1960, 24 novembre 1965, 1er décembre 1992), Mobutu et sa famille politique ont bloqué l'instauration de la démocratie au Congo et imposé la dictature. Le combat de l'Opposition visait l'instauration des institutions démocratiques. Parmi les stratégies de la dictature pour se maintenir, il y avait la corruption et le débauchage. Les opposants corrompus et débauchés intégraient le système dictatorial resté intact et le tyran leur offrait des postes. Donc: réduction de la crise et de sa solution au partage de pouvoir et des postes. b. LD Kabila et ses descendants politiques 1. Alors que l'AFDL était encore à Goma, M. Etienne Tshisekedi avait, au nom de l'UDPS, proposé, par sa lettre du 15 mai 1997, à LD Kabila d'organiser, dès son arrivée à Kinshasa, le Dialogue Intercongolais (DIC) pour qu'un pouvoir démocratique et légitime soit instauré au Congo. En outre, il lui avait rassuré du soutien de l'UDPS à l'AFDL pour la présidence de la République au sein des institutions démocratiques issues du DIC. L'UDPS dirigerait le Gouvernement pour mettre en place, pendant la Transition, les infrastructures démocratiques locales et provinciales prescrites au Gouvernement de Transition par la CNS pour préparer les élections nationales à la fin de la Transition. 2. A leur arrivée à Kinshasa le 17 mai 1997, les paléo-révolutionnaires de l'AFDL instaurèrent, par le décret-loi 003 du 28 mai 1997, une dictature stalinienne sous la dictée de leur maître à penser Ludo Martens, Président du Parti communiste belge (Parti du Travail Belge, PTB), et LD Kabila s'autoproclama Président de la République. Le PTB ne dépasse jamais 1% de vote aux élections en Belgique et n'a donc ni Conseiller communal, ni Député, ni Sénateur. Marginalisé en Belgique et chassé du Rwanda, Ludo Martens réussit son pari de réaliser, au Congo, ce que les peuples belge et rwandais lui avaient refusé: faire revivre Staline à l'aube du 3ème millénaire au coeur de l'Afrique! 3. Ensuite, LD Kabila proposa à M. Etienne Tshisekedi le poste de Vice-Président de la République au sein de son pouvoir arbitraire et répressif. Le refus du poste et le combat de Tshisekedi pour la démocratie lui coûtèrent, comme à l'époque de Mobutu, l'arrestation, les tortures et la relégation dans son village natal. Donc, M. Etienne Tshisekedi avait posé à LD Kabila un problème institutionnel, mais LD Kabila lui avait répondu par le partage de pouvoir et de postes. 4. Mai 1998, M. Etienne Tshisekedi fut amené manu militari de son village natal à Lubumbashi où l'attendait son bourreau. LD Kabila proposa de nouveau à sa victime le poste de Vice-Président de la République. M. Etienne Tshisekedi rappela son exigence de voir LD Kabila organiser le DIC pour que les institutions démocratiques soient prioritairement mises en place. LD Kabila poussa un cri étourdissant de colère et ordonna à ses milices de ramener le prisonnier dans sa cellule de Kabeya Kamwanga. De nouveau, M. Etienne Tshisekedi avait posé le problème institutionnel, LD Kabila celui de partage de pouvoir et de postes. c. A Sun City (25 février-19 avril 2002) 1. Soutenu par la France et la Belgique, le Camp Kanambe bloqua, pendant 52 jours, tout débat et toute négociation sur le Nouvel Ordre Politique par lequel les délégués pouvaient doter le Congo des institutions démocratiques. Les délégués de Joseph Kanambe tenaient à ce que toutes les Composantes au DIC légitiment le régime militaire et dictatorial de Kinshasa et s'intègrent docilement dans ses différentes institutions ("gouvernement", "parlement", parti-Etat). L'intégration devait d'ailleurs se faire selon les critères fixés par la volonté arbitraire de Joseph Kanambe et de ses collaborateurs. Donc blocage institutionnel. 2. Alors que l'Accord de Lusaka n'a imposé aucun dirigeant au préalable, les délégués de Kanambe ont posé le maintien du jeune rwandais à la présidence de la République du Congo comme une question de vie ou de mort, la condition sine qua non de leur participation au DIC. Encore un problème de postes. 3. Le camp Kanambe était allergique au respect des textes directeurs du DIC et aux critères pour la désignation des dirigeants de la Transition. 4. Même à l'âge de la pierre taillée, la désignation des chefs coutumiers dans nos villages s'effectuait selon les critères rigoureux et précis. Un petit-frère pouvait régner à la place de son grand-frère ne remplissant pas les critères requis. Mais Joseph Kanambe, parvenu au pouvoir par la volonté des militaires zimbabwéens et des angolais, doit nous être imposé, au 21ème siècle, sans qu'on ne nous dise selon quels critères fixés par la CNS ou par les délégués au DIC. 5. A la fin, le Camp Kanambe réussit, avec comme appât le partage de pouvoir et des postes, à instrumentaliser les descendants politiques de Mobutu regroupés derrière Bemba (MLC) et dans les partis alimentaires. Ils firent un coup de force contre le DIC et bloquèrent l'avènement d'un pouvoir démocratique et légitime qui serait issu d'un Accord politique consensuel, inclusif et global à partir du Document Mbeki II. 6. Les signataires de l'arrangement pirate de Sun City se partagèrent e pouvoir et les postes: Kanambe et Bemba s'autoproclamèrent respectivement Président de la République et Premier Ministre. Leurs collaborateurs respectifs et les appendices issus des partis alimentaires et de la société civile reçurent chacun 1000 $US et la promesse d'un poste. 7. A Kinshasa et à Matadi, les loups, dans le "camp de la patrie" (quel beau nom!) se sont entre-déchirés pour le partage de pouvoir et des postes. La Constitution qu'ils voulaient rédiger en aval du partage des postes n'a pas été possible dans cette ambiance d'hystérie faite d'ambitions démésurées et de course effrénée de tous vers le partage de pouvoir et des postes. Le bouc émissaire (Tshisekedi, Rwanda, Masire) qu'ils auraient de nouveau jeté en patûre devant la population pour justifier l'échec, leur ayant cruellement manqué, ils rentrèrent à Kinshasa furtivement, la nuit, la queue entre les pattes. d. Drôles préparatifs de prochaines négociations par le camp Kanambe 1. Depuis avril dernier jusqu'à ce jour, toute la production de la presse kabiliste (L'Avenir, Le Palmarès, Le Communicateur, Référence Plus..) ne tourne qu'autour du partage de pouvoir et des postes. Quand ces journaux citent Kanambe, Bemba, Tshisekedi, Onusumba, c'est toujours pour dire qui sera le Président de la République, le Premier Ministre Rien sur les différents projets de société démocratiques, sur les institutions démocratiques, sur les critères rigoureux et objectifs pour désigner les dirigeants de la Transition. Nous voici ramenés par ce camp et ses propagandistes à la bassesse, la médiocrité et à la primitivité. 2. Et quand ces journaux attaquent M. Etienne Tshisekedi, ce n'est pas sur son combat de plus de 20 ans pour la dignité et la liberté de notre peuple; ni sur son refus des postes lui proposés par Mobutu et LD Kabila dans leurs dictatures; ni sur la constance, la fidélité et la cohérence de ses principes et des actes contre la dictature; ni sur sa forte personnalité et son esprit d'indépendance envers toute tentative de manipulation; ni sur l'implantation de son Parti UDPS dans tout le pays... Ils ne citent pas un autre leader congolais qui l'égale ou qui le dépasse dans son long combat et dans tous ses atous ci-haut énumérés. e. La cause profonde de la crise et sa solution définitive: problème institutionnel C'est l'absence d'Etat et de démocratie, la transformation de notre pays en une jungle. La solution définitive de la crise réside dans la réalisation profonde et légitime de notre peuple qui est de vivre en paix, libre et heureux dans un Etat de droit souverain et démocratique. Cette aspiration de notre peuple constitue le fondement, la raison d'être et l'inspiration du combat de M. Etienne Tshisekedi et de l'UDPS depuis sa création jusqu'à ce jour. Le partage des postes est secondaire. Fait à Bruxelles, le 2 septembre 2002. Pour le Bureau de Représentation de l'UDPS/BELUX
Dr François Tshipamba Mpuila Contact:
a. Représentant: 8 Pachthof, 3010 Leuven, Tél. 016/25.97.81, GSM 0475/33.89.34, E-mail tshidibi.tshipamba @chello.be
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