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Déclaration politique de Limerick/Irlande du 30 juin 2002
Les Responsables politiques de l'UDPS/Irlande, Belgique et Luxembourg dressent le bilan de 42 ans de l'indépendance du Congo/Kinshasa
Réf.: DECL/P/UDPS-IRE/UDPS-BELUX/001/02
Nous, Responsables politiques de l'UDPS/Irlande, Belgique et Luxembourg, réunis à l'occasion du 42me Anniversaire de l'Indépendance de notre pays, le Congo/Kinshasa, ce 30 juin 2002 à "The Georgian House & Garden", sis au no 2 Pery Square, Tontine Buildings, Limerick en Irlande, dressons, dans la Déclaration politique, ci-après, le bilan de 42 ans de l'Indépendance du Congo/Kinshasa.
Depuis 1960 à ce jour, l'histoire politique du Congo/Kinshasa a été marquée par une confrontation permanente entre deux camps:
- Dans le 1er camp se trouvent les forces patriotiques et démocratiques soucieuses de réaliser l'aspiration profonde et légitime de notre peuple à vivre, comme tous les autres peuples, en paix, libre et heureux et insérer ainsi notre beau et riche pays dans le concert des nations libres, démocratiques, civilisées et prospères. C'est le camp des vrais patriotes et des démocrates: ceux qui ont opté pour le système démocratique, la dignité du peuple et la liberté de chaque congolais, le développement et le progrès du Congo. La partie de l'élite congolaise se trouvant dans ce camp est minoritaire par rapport à la partie de l'élite, pure créature de Mobutu et de Kabila, qui est dans le 2ème camp.
- Dans le 2ème camp se trouvent les forces négatives composées des compatriotes anti-patriotes, anti-démocrates, opportunistes, aventuriers, égoïstes, individus facilement corruptibles et manipulables, mercenaires, agents d'affaires qui refusent de se plier à la volonté de notre peuple d'instaurer un Etat de droit souverain et démocratique. La partie de l'élite congolaise constituant ce 2ème camp est majoritaire et veut imposer un système d'esclavage qui maintient le Congo dans un état permanent de sous-développement et le congolais dans la misère.
De ce combat permanent entre le camp de la liberté contre celui de l'esclavage, entre le camp du progrès contre celui du sous-développement se dégagent les Constantes ci-après:
Ière Constante: L'existence de l'aspiration profonde et légitime de notre peuple ci-haut décrite.
2ème Constante: L'existence, au sein de l'élite congolaise, d'une infime partie, patriote et démocrate, qui s'est battue et a réussi, grâce à son combat, à exprimer l'aspiration de notre peuple notamment dans:
- La Loi Fondamentale (Constitution) de la Table Ronde de Bruxelles en 1960 pour régir la 1ère législature. D'où les institutions démocratiques et les gouvernants mis en place en 1960;
- Le Gouvernement d'Union Nationale, dirigé par le Premier Ministre Cyrille Adoula et mis en place le 2 Août 1961 par le Parlement au Conclave de Lovanium pour résoudre la crise institutionnelle créée par la révocation du Premier ministre Patrice Lumumba par le Président de la République le 5 septembre 1960 et aggravée par le 1er coup d'Etat militaire de Mobutu le 14 septembre 1960;
- La Constitution démocratique de Luluabourg promulguée par le Président de la République le 1er août 1964 pour régir le pays pendant la 2ème Législature;
- Le Manifeste de la N'sele, Charte initiale du MPR promulguée le 20 mai 1967, document qui concevait le MPR comme un parti démocratique;
- La Constitution du 24 juin 1967 qui prévoyait, à son article 4, le bipartisme tel qu'il était déjà vécu au Parlement à travers les deux tendances (La Conaco dirigée par Moise Tshombe et Le front démocratique du Congo dirigé par Kasa-Vubu);
- La Lettre des Treize Parlementaires Fondateurs de l'UDPS adressée à Mobutu le 1er novembre 1980;
- Le Projet de Société démocratique de l'UDPS et le combat non-violent de plus de 20 ans
- Pour instaurer un Etat de droit souverain et démocratique au Congo;
- Les Résolutions de la Conférence Nationale Souveraine (CNS) qui avait été réclamée par l'ensemble de la Société Congolaise;
- La Lettre de l'UDPS adressée par M. Etienne Tshisekedi le 15 mars 1997 à LD Kabila à Goma l'invitant à résister de toutes les forces à la tentation d'imposer au peuple congolais une nouvelle dictature, une fois arrivée à Kinshasa, mais d'organiser plutôt le Dialogue Intercongolais (DIC) pour régler le problème de légitimité de pouvoir, étant donné que l'UDPS ne reconnaît pas la légitimité issue des armes;
- L'exigence de la tenue du DIC exprimée à LD Kabila dès que l'AFDL est arrivée à Kinshasa le 17 mai 1997;
- Le refus de la guerre lors de l'éclatement de la 2ème guerre le 2 août 1998, et les pressions exercées sur tous les belligérants afin que la guerre cesse et que le DIC soit organisé;
- L'appui apporté à l'Accord de Lusaka, lequel contient un volet militaire pronant le cessez-le-feu et un volet politique exigeant la tenue du DIC;
- L'attente de la solution globale et définitive de la crise à l'issue du DIC à Sun City, solution devant découler d'un Accord politique consensuel, inclusif et global entre toutes les Composantes sur le nouvel ordre politique, les institutions, la nouvelle armée, le désarmement des forces négatives, le retrait des troupes étrangères, la réunification du territoire national, le rétablissement de l'Autorité de l'Etat sur toute l'étendue du territoire national, la paix et la réconciliation nationale, l'organisation des élections démocratiques à la fin de la Transition.
Si, de 1960 à ce jour, le combat du peuple et de l'élite patriote et démocrate avait triomphe contre les forces négatives, le Congo serait déjà devenu un Etat de droit souverain et démocratique, c'est-à-dire:
- La loi et le droit régneraient partout partout au Congo et s'imposeraient à tous.
- Le peuple serait déjà souverain sur son territoire: il aurait , aux échéances électorales fixées dans la Constitution, choisi librement ses institutions et ses dirigeants politiques, sanctionné les moins bons et élu les plus méritants.
- Les congolais seraient deja passés du statut d'esclaves à celui de citoyens: leurs libertés politiques et civiles et leurs droits fondamentaux seraient respectés. Il y aurait, au Congo, le pluralisme idéologique, politique, social, moral... La société fonctionnerait en partis politiques démocratiques et en société civile contenant des organisations interprofessionnelles, interconfessionnelles, universitaires, de jeunesse, de défense des droits de l'homme...
- Le pays entretiendrait déjà, avec des pays amis, des relations de partenariat, respectant la souveraineté et l'indépendance de chaque pays et visant les intérêts mutuels de nos peuples. Entre le Congo et les pays voisins, il y aurait des relations de bon voisinage et de confiance réciproque.
- Les conflits politiques seraient réglés par des négociations politiques, le dialogue et la concertation; et l'accession au pouvoir se ferait par des voies démocratiques.
- L'activité politique serait subordonnée à la satisfaction des aspirations, des révendications et des besoins de la population.
- Il existerait des mécanismes de controle de pouvoir et des pressions sociales, morales et spirituelles sur les gouvernants.
- Il y aurait l'égalité politique entre tous les citoyens. Les minorités seraient protégées.
- Il y aurait la coexistence pacifique et enrichissante entre différentes tribus et ethnies, car les congolais chercheraient tous leur sécurité, non dans leurs tribus et ethnies, mais plutôt dans la loi et le droit. Les hommes politiques n'opposeraient plus, pour leurs intérêts personnels et sordides, leurs tribus et ethnies aux autres tribus et ethnies, par incapacité de s'imposer sur la scène politique face à leurs concurrents par des arguments politiques et rationnels. Ils s'imposeraient par la qualité de leurs projets de société démocratiques.
- L'élite congolaise serait excellente car une compétition positive existerait. Les gouvernants seraient forcément des patriotes et des démocrates et seraient excellents, car ils ne seraient pas nommés d'en haut par la volonté arbitraire d'un tyran, par clientélisme, favoritisme, tribalisme… Le mérite serait exalté et promu et l'excellence recherchée et reconnue. Chaque parti politique enverrait à la bataille électorale ses meilleurs cadres. Et la gestion du pays serait confiée au candidat ou à la famille politique ayant présenté lors de la campagne électorale le meilleur projet de société démocratique.
- Les hommes politiques seraient issus du peuple (élections, candidats présentés par leurs partis politiques). Ils seraient des acteurs politiques et de vrais représentants et défenseurs des aspirations du peuple au sein des partis politiques démocratiques, au Parlement, au Sénat, au Gouvernement, à la Commune…
- L'Etat, et non des individus, serait le titulaire, le support et le siège du pouvoir politique. Il serait une institution dotée d'une constitution qui serait au-dessus de tous les citoyens, gouvernés et gouvernants. Il serait le régulateur et l'arbitre des conflits politiques et sociaux, et l'expression de la conscience nationale.
- Le Congo serait devenu le pays le plus stable et le plus prospère de toute la Région des Grands Lacs; le facteur décisif d'équilibre, de stabilité, d'entente, de solidarité, de coopération et de progrès en Afrique centrale et la nation-pilote du monde afro-asiatique.
3ème Constante: L'existence, au sein de l'élite congolaise, d'une majorité qui bloque la réalisation de la volonté du peuple. Ce blocage s'est fait par le coup d'Etat permanent:
- Le 1er coup d'Etat militaire, par le groupe de Binza, avec Mobutu comme chef de file, le 14 septembre 1960, contre la Loi Fondamentale de la Table Ronde de Bruxelles et les institutions démocratiques qui en étaient issues. Ces dernières n'ont fonctionné que pendant trois mois (30 juin-14 septembre 1960).
- Le 2ème coup de force, par le groupe de Binza, contre le Gouvernement d'Union Nationale de Cyrille Adoula par l'imposition des remaniements intempestifs, sans l'aval du Parlement, pour remplacer les patriotes et les démocrates par les agents néocoloniaux.
- Le 3ème coup d'Etat militaire, par le groupe de Binza, le 24 novembre 1965 pour bloquer l'application de la Constitution de Luluabourg.
- Le 4ème coup de force, par la famille politique présidentielle à partir de 1970, contre le Manifeste de la N'sele et contre l'article 4 de la Constitution du 24 juin 1967. Le pays fut engagé dans le processus qui a abouti, en 1974, à l'institutionnalisation du MPR comme Parti-Etat et de Mobutu comme Homme-Organe.
- Le 5ème coup d'Etat militaire, par la famille politique présidentielle, le 1er décembre 1992 contre les Résolutions de la CNS. Les institutions démocratiques issues de la CNS n'ont fonctionné que pendant trois (15 août 1992-6 décembre 1992).
- Le 6ème coup d'Etat militaire, par l'AFDL, le 17 mai 1997, contre le régime Mobutu, contre l'application des Résolutions de la CNS et contre toutes les conquêtes démocratiques acquises au prix du sang du vivant même de Mobutu. LD Kabila ramena le pays du pluralisme idéologique, politique, social et moral à un nouveau Parti-Etat, à la pensée unique, au monolithisme....
- Le 7ème coup d'Etat militaire: le prolongement du pouvoir militaire et dictatorial de LD Kabila par Joseph Kanambe à partir du 16 janvier 2001, date de l'assassinat de LD Kabila.
- Le 8ème coup de force, par la coalition formée par les descendants politiques de deux tyrans, Mobutu et LD Kabila, contre la solution globale et définitive de la crise congolaise, au DIC à Sun City le 18 avril 2002. L'arrangement frauduleux et pirate du couple Kanambe-Bemba a bloqué l'avènement de l'Accord politique consensuel, inclusif et global qui était en cours à partir des convergences politiques dégagées des contributions apportées par toutes les Composantes au Document Mbeki II. La coalition entre les descendants politiques de Mobutu et ceux de LD Kabila imposeront aux congolais, si leur plan diabolique n'est pas neutralisé, un système de terreur et des atrocités pire que les deux dictatures précédentes qu'ils ont imposées séparément dans le temps au peuple. Cette fois-ci, il s'agira de l'action conjuguée de la peste et du choléra dans un même corps (Le Congo et le peuple congolais) et au même moment.
4ème Constante: Le triomphe du système d'esclavage et du sous-développement
De 1960 à ce jour, deux tyrans, Mobutu et LD Kabila, et leurs descendants politiques ont reussi à imposer au peuple et à l'élite patriote et démocrate le système d'esclavage et de sous-développement: Mobutu et ses descendanta politiques pendant plus de trois decennies; LD Kabila et ses descendants politiques pendant cinq ans.
5ème Constante: Les conséquences du triomphe du système d'esclavage et de sous-développement imposé par Mobutu et LD Kabila ont été les suivantes:
- Le peuple congolais est demeuré un peuple esclave jusqu'à ce jour. Il n'a pas été souverain sur son territoire: ses institutions et ses gouvernants politiques lui sont jusqu'à ce jour imposés de l'Extérieur par la force (Mobutu, LD Kabila, Joseph Kanambe). Ces derniers n'ont pas travaillé pour le peuple et ne lui ont pas rendu des comptes. Ils ont travaillé pour leurs intérêts personnels et sordides et pour ceux de leurs parrains étrangers. C'est à leurs parrains étrangers qu'ils rendent des comptes et non au peuple. Ces compatriotes sont des mercenaires, des pions, des agents d'affaires des intérêts étrangers.
- L'homme congolais est demeuré lui aussi un esclave, c'est-à-dire un homme sans droit ni liberté. Ses libertés politiques et civiles et les droits fondamentaux ont été systématiquement et massivement violés. Il n'y a pas eu de liberté de pensée, d'expression, d'opinion, de réunion, d'association, de vote... Ce fut le règne de la pensée unique, du monolithisme idéologique, politique, social, moral....
- La dictature a été imposée par la terreur, la répression, la corruption, les mensonges, la création des conflits interethniques pour diviser la population, le soutien extérieur, l'abrutissement de la population par des campagnes d'intoxication et de propagande...
- Le Congo a été transformé en une jungle caracterisée par l'absence d'Etat et de démocratie. C'est le plus fort et le plus rusé qui a imposé sa volonté arbitraire aux autres. Les dictateurs ont identifié leur personne à l'Etat; leur volonté arbitraire à la Loi; l'Armée nationale à leur milice privée, les richesses nationales et les mass médias publics à leur propriété privée.
- En l'absence d'Etat, et donc de la loi et du droit qui seuls procurent la meilleure sécurité aux citoyens, les congolais ont cherché leur sécurité et leur protection auprès de ceux avec qui ils ont des liens de sang, c'est-à-dire au sein de leurs clans, ethnies et tribus. D'où l'intensification du clanisme, du tribalisme et de l'ethnicisme.
- L'inversion des valeurs. La population et l'élite ont été vidées de leur substance ontologique et axiologique et imprégnées d'anti-valeurs telles que le clientélisme, le goût de l'argent et du gain facile, le favoritisme, le tribalisme, le déspotisme, les mensonges, le détournement des déniers publics, la lutte contre les valeurs telles que la vérité, le bien, l'honnêteté, l'honneur, l'intégrité, la vertu et contre tous ceux qui les incarnent. La population est devenue abrutie et l'élite médiocre.
- Les hommes politiques n'étaient pas issus du peuple, ils ont été de pures créatures de la volonté arbitraire d'un individu, le tyran. Les nominations et les promotions se faisaient sur base du clientélisme, du favoritisme, du tribalisme, du trafic d'influence, des états d'âme et des émotions du Guide, de M'zee... Et ceux qui étaient nommés et promus ne devenaient pas des acteurs politiques et sociaux, mais des caisses de résonnance du tyran, les amplificateurs de sa volonté arbitraire, de ses états d'âme, de ses émotions et caprices, de sa pensée, de ses actes et de ses enseignements. Et, vidés de tout humanisme, ils devenaient à leur tour les protecteurs et les défenseurs du système.
- Dans ce système, l'élite était donc nécessairement médiocre. Et plus le système perdure, plus l'élite devient encore plus médiocre. Le renouvellement de la classe politique dans un tel système n'est pas possible.
- Les conflits politiques ont été jusqu'à ce jour reglés par la terreur, la répression et la violence.
- Les deux tyrans et leurs collaborateurs, pour se maintenir au pouvoir, ont instrumentalisé différentes ethnies et tribus et les ont opposées les unes aux autres.
- La politique du bouc émissaire. Incapables de répondre aux aspirations de la population, les tyrans et leurs collaborateurs ont cherché un bouc émissaire (une tribu, une ethnie, un pays voisin, un pays occidental, un congolais ou un étranger), et ont focalisé l'attention de tous les congolais sur le bouc émissaire et injecté dans les coeurs des congolais le poison de la haine contre lui.
- L'incapacité de construire des relations saines et transparentes avec les pays voisins. Les deux tyrans et leurs collaborateurs ont développé avec les pays voisins des relations conflictuelles ou de dépendance. Ils ont mal géré le problème de nationalité; soutenu des dictatures voisines; signé avec les pays voisins des contrats léonins permettant le pillage des richesses nationales et hypothéquant la souveraineté nationale; fait du Congo le sanctuaire des forces négatives déstabilisatrices des pays voisins; cherché le soutien militaire et politique des régimes dictatoriaux voisins pour mâter notre peuple, accéder au pouvoir et s'y maintenir.
- Avec tous les pays amis, les deux tyrans ont créé des relations de dépendance politique, militaire, économique, culturelle..., lesquelles relations maintiennent le Congo jusqu'a ce jour dans un état permanent de sous-développement. Un tel système ne peut donc aider le pays à se développer ou à sortir du sous-développement.
6ème Constante: le soutien politique et militaire effectif et concret apporté par nombreux étrangers au groupe des compatriotes anti-patriotes, anti-démocrates, opportunistes, aventuriers et égoistes pour maintenir notre peuple dans l'esclavage et la misère, piller le pays et perpétuer le sous-développement.
7ème Constante: La Communauté Internationale accorde la primaute aux belligerants et la prime à la guerre. Les forces patriotiques et démocratiques congolaises qui luttent pacifiquement pour instaurer un Etat de droit souverain et démocratique au Congo, n'ont jamais été réellement soutenues par la Communauté Internationale, même après la guerre froide.
- Ce n'est qu'après l'éclatement de la 2ème guerre au Congo (2 août 1998) que presque toute la Communauté Internationale a fonctionné dans le sens que notre peuple en exerçant des pressions contraignantes sur les belligérants pour signer l'Accord de Lusaka et les obliger à respecter cet Accord. Résultat: le cessez-le-feu a été respecté et le DIC organisé à Sun City en Afrique du Sud.
- C'est aussi le cas après la tricherie du couple Kanambe-Bemba à Sun City qui a bloqué l'avènement d'un Accord inclusif et global et donc la solution globale et définitive de la crise. Toute la Communauté Internationale, à l'exception de M. Louis Michel et de M. Chirac, soutient les forces patriotiques et démocratiques et le peuple congolais pour la poursuite du DIC sous un format reduit afin que la crise congolaise trouve une solution globale et définitive par la conclusion de l'Accord inclusif et global entre toutes les Composantes au DIC.
9ème Constante: Le combat non-violent, permanent et constant de l'UDPS, depuis 1980 à ce jour, à l'intérieur et à l'extérieur du pays, pour bâtir, au coeur de l'Afrique, une société démocratique pluraliste, respectueuse des libertés politiques et civiles et des droits fondamentaux de la personne humaine. L'UDPS est demeurée, pendant plus de 20 ans, l'âme et le fer de lance de ce combat et le porte-étendard de l'espoir de tout un peuple.
Conclusion:
Bilan négatif. Le bilan de 42 ans de l'indépendance du Congo est négatif. Les forces patriotiques et démocratiques en général et l'UDPS en particulier n'ont pas réussi à instaurer un Etat de droit souverain et démocratique au Congo. Le peuple congolais est maintenu jusqu'à ce jour dans l'esclavage et dans la misère et le pays dans le sous-développenent permanent par les systèmes d'asservissement imposés avec succès au peuple par une partie de l'élite congolaise. Les obstacles à l'instauration d'un Etat de droit souverain et démocratique au Congo sont:
- L'existence, au sein de l'élite congolaise, d'une majorité composée des anti-patriotes, des anti-démocrates, des opportunistes, des hommes facilement corruptibles et manipulables et des aventuriers secrétés et déversés sur la scène politique congolaise par les différents systèmes d'esclavage (colonisation, mobutisme et kabilisme). Pour bloquer l'avènement d'un Etat de droit souverain et démocratique, ces compatriotes recourent aux stratégies suivantes: la violence, le soutien extérieur, la corruption, les mensonges, et la division de la population par la création des conflits interethniques et intertribaux. Les vrais patriotes et les démocrates constituent une minorité au sein de l'élite congolaise.
- La minorité a de plus en plus peur. Plus la minorité a peur et recule, plus les aventuriers avancent, dominent et écrasent tout sur leur passage. Et plus plusieurs mécènes étrangers les soutiennent.
- Le nombre sans cesse croissant de cette majorité au fur à mesure que perdurent les systèmes d'esclavage face à la raréfaction des vrais patriotes et des démocrates. La réussite des aventuriers et des opportunistes encourage les autres à essayer eux aussi en recourant aux mêmes stratégies et mêmes méthodes.
- Le soutien politique, militaire et économique apporté par les parrains étrangers aux opportunistes et aux aventuriers contrastant avec l'absence d'un soutien extérieur réel aux forces patriotiques et démocratiques
- La population est épuisée par la longueur de la lutte non-violente, par les maladies épidémiques et endémiques qui ont fait fait leur réapparition et par la faim. En outre elle est victime des campagnes d'abrutissement, de mensonges et d'intoxication effectuées à longueurs des journées, à travers les mass médias publics de l'Etat, par les systèmes de servitude.
- La Communauté internationale accorde la primauté aux belligérants armés et la prime à la guerre.
- Recommandations
- L'UDPS doit repenser ses stratégies de lutte et recourir à tous les moyens pour se faire entendre par la Communauté Internationale, vaincre sur place les opportunistes et les aventuriers et accéder au pouvoir pour instaurer la démocratie.
- L'UDPS doit, entretemps sur le terrain, faire preuve de plus de détermination et de courage pour entretenir la flamme du combat et l'espoir du peuple. Les leaders de l'UDPS doivent reprendre, de façon publique, l'organisation des réunions, des assemblées, des meetings et des manifestations avec les membres qui sont encore debout et qui en réclament.
- L'UDPS/Extérieure doit faire preuve de plus de dynamisme pour révitaliser la Base et la diplomatie afin:
- de décourager les parrains étrangers qui soutiennent les congolais opportunistes et aventuriers;
- de sensibiliser encore davantage les décideurs de la Communauté internationale et obtenir d'eux des pressions contraignantes sur les congolais opportunistes et aventuriers et sur leurs parrains étrangers.
Fait à Limerick, le 30 juin 2002.
Les responsables politiques de l'UDPS auteurs de la présente Déclaration politique:
- Dr Francois Tshipamba Mpuila: Représentant de l'UDPS/BELUX
- Jean-Claude Ngongo: Cadre de l'UDPS/BELUX
- Maurice Kikangala: Président Fédéral de l'UDPS/Irlande
- Marcel Muanji: Vice-Président Fédéral de l'UDPS/Irlande
- Edmond Lukusa Katwabilonda: Président Cellulaire de l'UDPS/Galway/Irlande
- Georges Tshilenge: Cadre de la Cellule de l'UDPS/Cork/Irlande
- Jonas Matumona: Cadre de la Cellule de l'UDPS/Cork/Irlande
- Therese Ndomba: Cadre de l'UDPS/Limerick/Irlande
- J'Aime D'Or Tshinyama Mulumba: Cadre de la Cellule de l'UDPS/Limerick/Irlande
- Melanie Mutinga Makala: Cadre de la Cellule de l'UDPS/Limerick/Irlande
- Chada Ndombassy: Cadre de la Cellule de l'UDPS/Cork/Irlande
- Jean-Pierre Mbungu: Vice-Président de l'Ass. Cellulaire/l'UDPS/Limerick/Irlande
- Simon Roger Omombo: Président Cellulaire de l'UDPS/Limerick/Irlande
- Kunabo Diens Mutuaya: Cadre de l'UDPS/Limerick/Irlande
- Obokiti Elale Guysha: Cadre de l'UDPS/Limerick/Irlande
- Anaclet Kaleta Mudiby: Cadre de l'UDPS/Cork/Irlande
- Robert Mayanga: Cadre de l'UDPS/Limerick/Irlande
- Marcel Bondo: Cadre de l'UDPS/Dublin/Irlande
- Pierre Koyi Onamemba: Président Cellulaire de l'UDPS/Dublin/Irlande
- Zadio Nkwadi Kazadi: Secrétaire Fédéral de l'UDPS/Irlande
- Christian Kayembe: Vice-Président Cellulaire/UDPS Galway/Irlande
- Donat Mabana: Conseiller Fédéral de l'UDPS/Irlande
- Emmanuel Tshilumba: Cadre de l'UDPS/Cork/Irlande
- Richard Ayi Mokwa: Cadre de l'UDPS/Limerick/Irlande
- Walter Mangala: Cadre de l'UDPS/Cork/Irlande
- Ana Kinsuka: Cadre de l'UDPS/Limerick/Irlande
- Maurice Kalonji: Cadre de l'UDPS/Cork/Irlande
- Elie Mananga: Cadre de l'UDPS/Limerick/Irlande
- Lu Adheba: Politicien Nigérian sympathisant de l'UDPS/Irlande
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