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Communiqué de presse

N'ayant reçu aucun mandat officiel, légal et légitime du DIC:

Les malfaiteurs congolais réunis à Matadi rédigent un texte privé et informel et non une constitution officielle, légale et légitime qui engagerait tous les congolais

 

Réf.: RBL/UDPS/DE/DIC/009/02

Récapitulons les points, ci-après, qui résument succinctement la situation politique congolaise depuis Sun City jusqu'à ce jour:

  • Le problème de légitimité de pouvoir, qui est à la base de la crise congolaise depuis 1960 à ce jour, n'a pas été malheureusement résolu pendant les 52 jours des négociations politiques intercongolaises à Sun City en Afrique du Sud (25 février-19 avril 2002). La solution globale et définitive à la crise a été bloquée à Sun City par les malfaiteurs (kabilistes et mobutistes) aujourd'hui réunis à Matadi (Camp Kanambe et MLC, leurs appendices issus des partis alimentaires et de la partie corrompue de la société civile) et leurs parrains étrangers (certains membres du gouvernement belge et le président français).
  • Ces malfaiteurs congolais ainsi que leurs parrains belge et français portent une lourde et grave responsabilité, devant l'histoire, pour avoir organisé délibérément l'échec du DIC afin de perpétuer au Congo l'absence d'Etat et de démocratie, cause profonde de la crise congolaise depuis 1960 jusqu'à ce jour. Les kabilistes étant le choléra et les mobutistes étant la peste, chacun sait ce que devient un corps envahi à la fois par le choléra et par la peste: il dépérit et meurt inéluctablement. La société congolaise, déjà agonisante, est condamnée à mourir sous le pouvoir Kanambe-Bemba qui pointe à l'horizon.
  • Aucun congolais n'est sorti de Sun City doté d'un pouvoir officiel, légal et légitime de poser des actes au nom de tous les congolais et qui engagent tous les Congolais.
  • Le problème de légitimité de pouvoir ne pouvait être résolu que par un accord politique consensuel, inclusif et global issu du cadre officiel, légal et légitime du DIC et conclu entre toutes les Composantes, sur le nouvel ordre politique, la constitution, les institutions, la nouvelle armée et la désignation des dirigeants de la Transition sur base des critères rigoureux et précis.
  • Un Accord issu du cadre officiel, légal et légitime du DIC signifie: 1) un accord issu des structures et des organes officiels, légaux et légitimes du DIC qui étaient les sous-commissions, les commissions, les plénières et la Direction officielle du DIC (la Facilitation); 2) un accord conclu en respectant les 5 textes directeurs du DIC: l'Accord de Lusaka, la Déclaration des principes fondamentaux des négociations politiques intercongolaises, le Pacte républicain, le Réglement d'Ordre Intérieur du Dialogue et le Document Mbeki II.
  • Assurés et entêtés par leurs parrains, les délégués du Camp Kanambe ont bloqué, durant tous les travaux du DIC, les négociations sur le nouvel ordre politique, la constitution, les institutions, la nouvelle armée et la désignation des dirigeants de la Transition sur base des critères rigoureux et précis. Ceci se comprend puisque leur chef de file nominal, Joseph Kanambe, ne répond à aucun critère même pour être un simple candidat aux élections des chefs des Quartiers organisées par les congolais au Congo. C'est pourquoi Joseph Kanambe a été absent de Sun City pour que les débats ne révèlent la vérité sur sa vraie nationalité et sur sa médiocrité génerale.
  • Le but poursuivi par ce blocage systématique était d'amener le DIC à se terminer par l'impasse pour qu'enfin l'arrangement Kanambe-Bemba puisse être exhumé et présenté à la face du monde comme l'Accord de Sun City pour sauver le DIC. Cet arrangement, dont M. Louis Michel est le géniteur, était conclu bien avant la tenue du DIC, lors du voyage de Bemba à Paris et à Bruxelles en février dernier. Le conditionnement et l'instrumentalisation de la partie médiocre de l'élite congolaise avait bien fonctionné au cours de la rencontre de Louis Michel de Bruxelles en janvier dernier.
  • L'implication du Président Thabo Mbeki déjoua ce calcul machiavélique. Le Document Mbeki I, inspiré par le Camp Kanambe et le MLC avec la complicité de certains membres de l'équipe de la Facilitation qui roulaient visiblement pour les intérêts belges et français ainsi que pour le Camp Kanambe et le MLC, fut soutenu par le Camp Kanambe et le MLC. Le Document Mbeki II, issu des critiques de différentes Composantes sur le Document I, fut transmis le jeudi 11 avril 2002 à toutes les Composantes, de façon formelle et officielle, par la Direction du DIC, à savoir la Facilitation. Toutes les Composantes y travaillèrent pendant quatre jours (jeudi 11-dimanche 14 avril 2002). Sur pression, le Camp Kanambe remit ses amendements mardi 16 avril à minuit, donc avec deux jours de retard.
  • Le MLC n'a jamais remis sa contribution jusqu'au départ de toutes les délégations de Sun City. Les leaders mobutistes de ce Mouvement, pressés de rentrer aux affaires pour piller de nouveau le pays et achever le peuple qu'ils ont laissé exsangue le soir du 16 mai 1997, baignent tellement dans une médiocrité criante qu'ils n'ont même pas pensé à répondre au Président du pays hôte comme un acte d'une bonne éducation et d'une simple courtoisie envers celui qui avait tout consenti, y compris le risque de devenir impopulaire dans son pays pour avoir payé les vacances de 361 congolais avec l'argent du contribuable sud-africain.
  • A partir du Document Mbeki II, le DIC s'acheminait vers la solution globale et définitive de la crise, c'est-à-dire vers un Accord politique consensuel, inclusif et global sur base des convergences dégagées de contributions apportées par les différentes Composantes au Document Mbeki II. C'est cet Accord qui allait être le seul officiel, légal et légitime puisqu'issu du cadre officiel, légal et légitime du DIC. Et c'est le nouvel ordre politique, la constitution, les institutions, la nouvelle armée et les dirigeants sortis de cet Accord qui allaient être légitimes et mandatés pour représenter tout le peuple congolais, parler et agir en son nom.
  • Puisque les convergences dégagées de contributions de différentes Composantes au Document Mbeki II ne répondaient pas aux intérêts du Camp Kanambe et du MLC ainsi aux intérêts de leurs parrains, c'est-à-dire le maintien de l'absence d'Etat et de démocratie au Congo, le mot d'ordre a été donné aux pions du Camp Kanambe et du MLC à partir de Bruxelles via l'ambassadeur de M. Louis Michel omniprésent à Sun City d'exhumer l'arrangement Kanambe-Bemba pour bloquer le cheminement vers l'Accord politique consensuel, inclusif et global. C'est alors que l'arrangement privé, informel et frauduleux de Kanambe-Bemba fut exhumé dans une chambre de l'hôtel Cascades. Voulant tricher plutôt que résoudre réellement la crise congolaise, les porteurs de cet arrangement, qui se révèlent aujourd'hui être de véritables malfaiteurs, n'ont pas eu le courage de l'amener sur la table de la Facilitation afin qu'il puisse faire l'objet d'un débat et des négociations à travers les structures et les organes officielles, légales et légitimes du DIC, en conformité avec les 5 textes directeurs du DIC.
  • A la dernière plénière du vendredi 19 avril 2002, le Facilitateur Masire leur a bien dit au Camp Kanambe et au MLC qu'ils avaient perpétré un coup de force contre le DIC et que même s'ils obtenaient 100% des signatures des délégués, leur arrangement demeurerait toujours privé, informel, illégal et illégitime par rapport au DIC car non sorti du cadre officiel, légal et légitime du DIC, la seule instance d'où pouvait sorti un pouvoir légal, légitime et démocratique pour le Congo.
  • A court d'arguments dans le débat qui a suivi, le Camp Kanambe, par la bouche de Jean Mbuyu, et le MLC, par la bouche d'Oliver Kamitatu, ont publiquement reconnu que leur arrangement était privé et informel et se sont engagés à poursuivre, dès le 22 avril 2002 en Afrique du Sud, les négociations, sous un format réduit préconisé par le Facilitateur Masire et le Président Thabo Mbeki..
  • Arrivés à Kinshasa et entêtés par leurs parrains, les malfaiteurs ont présenté leur arrangement comme l'Accord officiel, légal et légitime de Sun City, ont refusé de poursuivre les négociations comme ils l'avaient publiquement promis et se sont autoproclamés les mandataires de tout le peuple congolais pour rédiger la constitution qui engagerait tous les congolais. Bien plus, ils ont reprimé avec violence toute restitution indépendante des travaux du DIC par les membres des grands partis politiques dont l'UDPS qui n'avaient pas adhéré à leur accord privé.
  • Les malfaiteurs réunis à Matadi ne respecteront même pas leur propre texte: ils sont affectés par l'un de reflets de la médiocrité d'une bonne partie de l'élite congolaise, à savoir l'absence de la culture et du respect des textes, de la loi et du droit, des engagements pris et de la parole donnée. C'est pourquoi ils constituent à la fois un obstacle et un danger pour l'Etat de droit démocratique. Ce dernier ne peut s'enraciner et fonctionner, de façon réelle, efficace et efficiente, que dans une société où l'on a la culture et le respect des textes, de la loi et du droit. Avec de tels individus -- à la limite des criminels ne méritant aucun respect de notre part -- comme compatriotes, l'UDPS n'est pas encore au bout de ses peines.
  • Bâtir un Etat de droit souverain et démocratique au coeur de l'Afrique et en même temps travailler au changement des mentalités de nos compatriotes; transformer les esclaves en citoyens; vider beaucoup de nos compatriotes en général et ceux réunis à Matadi en particulier d'anti-valeurs devenues leur seconde nature et les imprégner de valeurs républicaines et morales…: quelle tâche ardue! Mais c'est la plus noble qui soit aujourd'hui pour l'élite congolaise.
  • Car, au-délà d'un avenir radieux que nous devons assurer à nos enfants et à tout notre peuple en insérant notre beau et riche pays dans le concert des nations libres, civilisées, démocratiques et prospères, il s'agit pour nous de relever le défi de notre statut d'humain. En effet, nombreux étrangers pensent et veulent prouver devant la face du monde que les congolais sont des incapables. Ceux qui nous imposent Joseph Kanambe au Sommet de l'Etat congolais ne veulent pas prouver les qualités et les vertus de ce dernier, ils veulent plutôt démontrer que les congolais, non seulement peuvent accepter jusqu'à ce jour qu'on leur impose, de l'Extérieur, des institutions et des dirigeants (c'est donc un peuple toujours esclave), mais qu'ils peuvent encore accepter qu'on leur impose n'importe qui et n'importe quoi à la tête de leur pays.
  • Pour le démontrer jusqu'au bout et boucler ainsi la boucle avec les expérimentations sur l'animal-congolais, ils nous imposeront demain un illetré (c'est la seule humiliation qui nous reste après Joseph Kanambe) à la tête du pays. Et vous verrez ceux qui sont réunis aujourd'hui à Matadi soutenir cet illetré-là et lui amener leur curriculum vitae pour être ses collaborateurs.
  • L'UDPS s'oppose aux institutions et aux dirigeants politiques qui nous sont imposés de l'Extérieur, qu'ils soient compétents ou non. Un compatriote qui accepte de nous être imposé de l'Extérieur, quelles que soient ses qualités et ses vertus, doit être rejeté. Il n'est ni un patriote ni un démocrate. C'est un mercenaire, un agent d'affaire des intérêts étrangers. Et à fortiori s'il n'est pas un congolais ou s'il est quelqu'un qui n'est connu que par son passé d'ancien milicien sanguinaire de l'AFDL!
  • Au moins nos enfants, les combattants de l'UDPS qui nous survivront, les autres compatriotes sensés et tous les hommes de bonne volonté témoigneront du combat de l'UDPS. Ils témoigneront qu'il y a au Congo des congolais qui se sont battus et se battent pour reconquérir la dignité du peuple congolais en tant que peuple et celle de chaque congolais en tant qu'un être humain. Ils témoigneront de notre combat contre tout système d'asservissement pour rendre la paix et la liberté à notre peuple, qui vivra désormais dans une société démocratique pluraliste, respectueuse des libertés politiques et civiles et des droits fondamentaux de la personne humaine.
  • Enfin, pour votre combat noble, n'attendez ni reconnaissance, ni récompense ni compréhension de la part des compatriotes qui baignent dans la médiocrité; qui ne voient ni plus loin, ni plus large, ni plus haut, ni plus en profondeur et qui souffrent donc de cécité ontologique et de pauvreté inhérente à leur être profond. Ils critiquent des gens comme M. Etienne Tshisekedi et les dirigeants de l'UDPS puisqu'ils ne sont pas capables de les comprendre ni de les égaler. Mais leurs parrains combattent M. Etienne Tshisekedi puisqu'ils ont déjà découvert la profondeur de son patriotisme et de sa culture politique et le degré de sa conscience démocratique. Seul le temps, ce juge incorruptible qui rend justice à tous, rendra justice à M. Etienne Tshisekedi et à tous les combattants de liberté membres et dirigeants de l'UDPS.

Fait à Bruxelles, le 12 juin 2002

Pour le Bureau de Représentation de l'UDPS/BELUX

Dr François Tshipamba Mpuila

Représentant

Contact:

  • Représentant: 8 Pachthof, 3010 Leuven, Tél. 016/25.97.81, GSM 0475/33.89.34, E-mail tshidibi.tshipamba@chello.be
  • Représentant-Adjoint: Ir Victor Nzuzi Kabamba, 26/29 rue de Vlogart, 1060 Bruxelles, GSM 0498/80.36.20
  • Directeur du Cabinet: Dr Ir Grégoire Mbuyi Kamba, 48/301 Verte Voie, 1348 Louvain-La-NeuveConseiller: Ir Raphaël Kashala Mutambayi, 59 tiensestraat, 3020 Aarschoot, GSM 0477/233.968, Tél. 010/45.22.12, E-mail: repre.udps.belux@posphost.eunet.be
  • Conseiller: Ir Raphaël Kashala, 59 Tiensestraat, 3020 Aarschoot, GSM 0477/233.968
  • Conseiller: Dr Pharm. Félicien Shambuyi Ngombo Mukendi, 24/47, Champ des Hirondelles, 1970 Wezembeek-Oppem, Tél. 02/731.16.72
  • www.udps.org

 

 

 

 


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