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[Page principale] [Home page] UDPS: Parti-MartyrLe combat héroique et inégalé de M. Etienne Tshisekedi et de l'UDPS, depuis 1980 à ce jour, pour la paix et la démocratie au Congo Période choisi dans le présent document: pendant le règne de Joseph Kanambe (janvier 2001-novembre 2002) 1. 24 juillet 2001: Répression de la conférence de presse organisée à la Procure Sainte-Anne et suivie de la répression d'une manifestation pacifique spontanément organisée par 2000 membres de l'UDPS pour protester contre les violations des libertés politiques et civiles et des droits fondamentaux de la personne humaine par le pouvoir de Kinshasa. 2. 30 juillet 2001: Répression sanglante d'une manifestation pacifique organisée contre les violations des droits de l'homme et contre le report éventuel de la réunion préparatoire du Dialogue intercongolais prévue à Gaborone du 20 au 24 aout 2001. Les membres dont les noms suivent ont été arretés au cours de la manifestation du 30 juillet 2001: Jean-Marie Vianney Kabukani, Norbert Nkumu, Joseph Tshibuabua, Yamba, Norbert Luyeye, Faustin Nyati, Ntumba Mubiayi, Kabwika Kimbu, José Kabongo Ilunga, Edouard Tshusumpa, José-Baptiste Matiley Batepele, Fiston Nyanga, Ghislain Ambita Manganza, Félix Muteba Misakabu, Evariste Tshonza, Tshabola Babu Fils, Diangala Kelwa, Pierre Samanda, Zéphyrin Kalutoso, Eyale Butembola, Ndomba Kaputu, Mukeba Luketa, Kingelo Kabangu, Mubenga Musungayi, Tati Lubanga, Jean-Marie Kikangala, Eméry Bangala, Bénoit Nyowango, Beli Nsumbu, Katenda kalonji, Crispin Mbuyamba, Léopold Mukaya, Gustave Mbayo et Ebombo Kasende. Les membres dont les noms suivent ont été arretés au cours de la meme manifestation du 30 juillet 2001, mais ils ont emmenés vers une destination inconnue par les militaires et sont restés introuvables jusqu'à ce jour: Didier Olondo, Kankolongo Kankwenda, Adolphe Salumu Mulenda et Justin Lalawe Djamba. 3. 5 Décembre 2001, Monsieur Modeste SADIKI LUTOMBO, Secrétaire Général Adjoint de lUDPS, a été enlevé et détenu arbitrairement alors quil venait de déposer la veille une lettre à lhôtel de ville de Kinshasa l'informant it que son Parti organiserait une manifestation publique. 4. 6 Décembre 2001, quatre membres de lUDPS ont été arrêtés dans la maison dun autre membre du Parti au motif quils tenaient une réunion non autorisée. Il sagit de MM. Jean Baptiste BOMANZA, Jean Baptiste MWAMPATA, Roger KAKONGE (membres du Comité National) et Kadima TSHIAMALA(membre du Comité Fédéral UDPS/Tshangu). 5. 13 décembre 2001: Le milieu estudiantin na pas échappé à ce terrorisme dEtat. Les étudiants qui réclament leurs droits sont assimilés aux membres de l'UDPS. Une délégation d'étudiants tenaient à rencontrer le ministre de lEducation pour lui soumettre leur revendications. Ce dernier, pourtant dépourvu de solution, s'est rendu au Campus de Kinshasa accompagnés de ses collègues pour discuter directement avec tous les étudiants (plus de 20 milles personnes). Il sen est suivi une agitation généralisée des étudiants pour n'avoir pas reçu de solution à leurs revendications. Les milices armées qui accompgnaient les ministres molestèrent les étudiants. Plusieurs étudiants furent blessés. 14 Décembre 2001, les milices armées sont revenues sur le Campus arrêter les présumés meneurs ci-après: Basile Muyeye Mukoji (2ème Licence Economie), Serge Mayamba (2èmeLicence Droit), Kitumba Mwambila (1ère Licence Economie), Didier Ntumba Wondo (2ème Licence Economie), Ferdinand Katanku (2èmeLicenceEconomie), Lolymbo Motema (1ère Licence Economie), Adelard Mbumba (2ème LicenceEconomie), Papy Nyango (1ère Licence Droit), MartinTshibwabwa (3ème Graduat Medecine), Socrata Kasongo (finaliste Droit). Motif de leur arrestation: rébellion, détention illégale darmes de guerre et meurtre. Et ces étudiants sont chassés de l'Université. 24 avril 2002: Récit du calvaire des étudiants de l'Unikin à la Prison de Makala. Le mercredi 24 avril 2002, les étudiants de l'Unikin ex-détenus de la Prison de Makala ont décrit, dans la Salle des Conférences de Law Group à Kinshasa, le calvaire qu'ils ont vécu en prison. "Nous avons été attachés à des colonnes en beton et frappés sur le ventre avec un cable életrique de 3.5 cm de diamètre. Une soixantaine d'entre nous ont été contraints d'utiliser , à tour de rôle, une seule brosse à dents trempée préalablement dans le sable. Plusieurs ont eu des têtes rasées en toute brutalité avec une même lame, sans le moindre souci des périls de contagion et d'infection que l'on peut imaginer". Cette vision d'horreur n'est pas un rêve. Serge Mayamba, le porte-parole du collectif des 10 étudiants, était formel: ses compagnons et lui ont bien vécu un cauchemar qu'il s'est employé à décrire au cours de cette conférence de presse organisée avec le soutien de l'Asadho. Tout a commencé avec le déclenchement d'un mouvement de revendications estudiantines consécutif à la mégestion de l'Unikin, qui peut se traduire par le flou dans la gestion des effectifs tant des étudiants que des personnels enseignant, administratif et technique, ainsi qu'au coût élevé des frais académiques. M. Mayamba a affirmé que ce mouvement était le produit d'une volonté fondée sur le besoin d'une révision à la baisse des frais d'études et des termes du protocole d'accord consacrant le partenariat financier pour le fonctionnement de l'Unikin pour l'année académique 2001-2002. "Déclenché de d'une façon spontanée, notre mouvement était l'expression d'une protestation non-violente poursuivant des revendications purement académiques", a-t-il déclaré. Après avoir décrit toutes les péripéties de leur histoire qui vont des revendications à leur arrestation à l'Inspection provinciale de la police et à leur incarcération à la Prison de Makala, Serge Mayamba a indiqué que ses compagnons et lui ont été inculpés de rébellion, de détention d'armes de guerre et de meurtre de trois policiers. "C'est une mystification, il n'y a pas eu un seul policier mort!", s'est-il insurgé, avant de rappeler qu'après deux mois de détention, le chef de parquet par devant lequel ils étaient poursuivis a signé le 21 février 2002 une ordonnance de main levée de leur détention. Ayant été innocentés par la justice, les étudiants ex-détenus ont exigé réparations. Parmi celles-ci, des excuses du gouverment Kanambe, leur réintégration à l'Université dont ils avaientr été exclus, ainsi que la prise en charge des malades "dans la mesure où ce sont les pouvoirs publics qui ont détérioré notre santé". Le pouvoir de Kinshasa a exclu ces étudiants de l'Unikin jusqu'à ce jour. Toutes leurs démaches pour réintégrer l'Université se sont avérées vaines. 6. Nuit du 6 au 7 avril 2001: Enlèvement du Dr Masukidi Lukau. Le Dr Masukidi Lukau était Médecin à la Compagnie Sucrière de Kwilu Ngongo et Secrétaire Fédéral de l'UDPS/Cataractes. Pour sur les ordres du pouvoir en place et enlevé de son domicile dans la nuit du 6 au 7 avril avoir désobéi à l'ordre des autorités locales d'aller défendre le Camp Kabila au DIC dans les rangs de la Société civile du Bas-Congo, le Dr Masukidi a été licencié de la Compagnie Sucrière 2002 par les milices armés de Joseph Kanambe et amené vers une destination inconnue. Choquée par cet acte et inquiète du sort de son fils introuvable, sa mère succomba subitement le 19 avril. Après de laborieuses recherches, sa famille le trouva à la prison centrale de Mbanza-Ngungu où il attend d'être condamné à mort et fusillé par la Cour d'Ordre Militaire. Il n'a pas été autorisé à assister aux obsèques de sa mère qui ont eu lieu le 22 avril. 7. 11 avril 2002: M. Kayoyo Mona Cebe. M. Kayoyo Mona Cebe, membre de l'UDPS, a été arrêté au Rond Point Victoire à Kinshasa par les agents armés de la Demiap qui l'ont trouvé en train de photocopier pour son ami le document de l'UDPS présenté à la Commission Défense et Sécurité au DIC à Sun City. Ils l'ont accusé de détenir des documents séditieux sur lui et l'ont amené vers une destination inconnue jusqu'à ce jour. 8. 11 avril 2002: Marche de soutien à la candidature de Tshisekedi: LUdps exige la libération immédiate de ses militants arrêtés. Un communiqué signé Désiré Mzinga Birihanze, secrétaire national, a fait état de larrestation, le jeudi 11 avril 2002, dans la matinée, de plusieurs centaines de combattants de lUdps, à loccasion de la marche pacifique organisée par ce parti dans le but de soutenir la candidature dEtienne Tshisekedi au poste de Président de la République pour la période de transition. LUdps qui proteste contre ces arrestations qualifiées darbitraires, exprime son indignation du fait quelles interviennent à un moment crucial où se tiennent à Sun City, en Afrique du Sud, les travaux du Dialogue intercongolais dont lobjectif final est le retour à la paix et la réconciliation nationale, en vue de linstauration dun Etat de droit véritablement démocratique. Ces arrestations traduisent, aux yeux de lUdps, lincapacité du chef de lEtat, Joseph Kabila, de respecter les textes auxquels le pouvoir de Kinshasa a pourtant adhéré, à savoir lAccord de Lusaka et le Pacte républicain. Le parti dEtienne Tshisekedi qui prend à témoin lopinion tant nationale quinternationale, exige la libération immédiate et inconditionnelle de ses combattants détenus dont la liste fournie est essentiellement composée de femmes. Voici la liste des détenues: Mmes Alpha Denise Lupetu, Pauline Mputu, Mathilde Labuma, Kadjilu, Kinkela, Henriette Ntshila, Christine Kabedi, Anastasie Nseya, Safia, Marie-Jeanne Masengu, Adolphine Muswamba, Marie Nguya, et de MM. Nyembwe Kazadi et Macky. Et comble dironie, au moment où la marche pacifique de lUdps est réprimée et ses militants arrêtés, le gouvernement de la ville de Kinshasa a organisé vendredi une marche de soutien à Joseph Kabila, comme président de la République. Comment, dès lors, ne pas parler de deux poids deux mesures! 9. Depuis le 16 avril 2002 à ce jour: Les membres des comités fédéral, sectionnaires et sous-sectionnaires de l'UDPS/Katanga sdont traqués. Au Katanga, les membres du Comité Fédéral et des Comités Sectionnaires et S/Sectionnaires de l'UDPS/Katanga sont traqués depuis le 16 avril 2002 par les agents de l'ANR et les milices armées de Joseph Kanambe et vivent en clandestinité. Leurs maisons sont fouillées et leurs biens emportés. C'est le cas notamment de MM. Tabu-Kalala Mwin Dilemb (président fédéral), de son fils Mwenz Kaburep, Ezéchiel Kaboko (président sectionnaire de Mampala), Léon Gilbert Masowa Kyungu (vice-président fédéral), Mutombo (vice-président s/sectionnaire de Kilobelobe, section Kampemba), Fortunat Badiambile (2ème vice-président section/Katuba centrale), Kabwe Ilunga (3ème vice-président section/Katuba centrale) et Martin Kamanda (secrétaire administratif permanent section/Katuba centrale). 10. Depuis le 17 avril 2002 à ce jour. Répression des manifestations pacifiques de l'UDPS à Mbujimayi. Depuis le 17.06.2002, l'UDPS, Fédération de Mbujimayi, organise une série d'actions pacifiques pour marquer, d'une part, son rejet de l'Accord-cadre signé par Bemba et Kanambe à Sun City, et d'autre part, soutenir les pressions de la Communauté internationale et de l'A.S.D. en faveur du retour au D.I.C.-pour un accord global et inclusif. 11. 18 avril 2002: Les membres de l'UDPS/Kinshasa. A Kinshasa, les agents de sécurité et les milices armées de Joseph Kanambe se livrent aux arrestations arbitraires et aux filatures des cadres de l'UDPS. C'est notamment le cas de M. Désiré Birihanze, Secrétaire National au Travail et à l'Emploi qui a été arrêté le jeudi 18 avril 2002 au niveau de la Commune de Kalamu et a été emmené vers une destination inconnue jusqu'à ce jour. 12. 19 avril 2002. Les membres de l'UDPS/Mbujimayi. Les cadres de la JUDPS/Mbujimayi dont les noms suivent ont été arrêtés le 19 avril dernier: Jean-Paul Mbwebwe, Maurice Bamanayi et Bernard Nyandu. 13. 6 juin 2002: L'Asadho demande au gouvernement la libération des militants de l'UDPS arrêtés. Le Phare du 6 Juin 2002,Gk, Kinshasa. Dans un communiqué remis à la presse, l'Asadho (Association africaine de défense des droits de l'homme) exprime ses vives inquiétudes face à la répression systématique dont sont victimes les membres des partis politiques non-signataires de l'Accord-cadre de Sun City. Tel est le cas de l'UDPS, principal parti d'opposition, dont l'Asadho fait état de l'arrestation de sept de ses membres en date du 04 juin en cours. Les faits, selon l'Asadho, sont que la jeunesse de l'UDPS qui a organisé mardi une marche pacifique en vue d'obtenir la reprise du Dialogue national devant déboucher sur un accord politique global et inclusif, a vu sa marche réprimée par les éléments de la police d'intervention rapide et des FAC, une milice politique. Ceux des manifestants qui ont essayé de contourner le dispositif policier ont été en effet violemment dispersés. Aussi, une vingtaine d'arrestations a-t-elle été opérée dans les rangs des manifestants, sur le boulevard du 30 juin, rapporte l'Asadho qui cite entre autres les cas de: MM. Norbert Luyeye, président du groupe d'action de la JUDPS, Umba Umba, porte-parole de la JUDPS, Bavon Siongo, Nyembo, Tshinga, José Ilunga et Mlle Sylvie Kanya, tous membres, acheminés et détenus à l'ex-Circo. Stigmatisant le fait que ces arrestations et celle de Jean-Baptiste Mulumba, conseiller économique du président de l'UDPS à Lubumbashi violent les instruments internationaux de protection des droits humains ratifiés par la RDC, l'Asadho recommande au gouvernement deux choses. Primo: ordonner la libération pure et simple de tous les membres de l'UDPS détenus. Secundo, d'ordonner, en cas d'infraction quelconque à leur charge, qu'ils soient traduits devant l'autorité judiciaire compétente devant laquelle devraient être garantis tous les droits de la défense. 14. 25 juin 2002. A Kinshasa, une marche pacifique organisée mardi 25 juin 2002 par la Jeunesse de l'UDPS pour réclamer la reprise du Dialogue intercongolais a été violemment réprimée. Cette marche devrait partir de la Gare centrale sur le boulevard du 30 juin.. Vingt manifestants ont été arrêtés et ex-Circo). 15. 26 juin 2002: Le témoignage d'un membre de l'UDPS vivant à l'Etranger après son voyage au Congo. En date du 26 Juin 2002, j'ai effectué un voyage à destination de Kinshasa pour visiter mes parents. Arrivé le 28 Juin, j'ai été enlevé de l'hotel où je restais le 29Juin à 22 h00 alors que je m'apprêtais à accompagner certains membres de la famille venus me voir à l'arret de bus. Je verrai 4 militaires en tenue civile qu'accompagnait le réceptionniste de l'hotel. Lorsqu'ils m'ont apercu, ils m'ont encercle et la discussion a commencé avec les membres de ma famille sur l'objet de mon arrestation. Pendant qu'ils discutaient trois jeeps de commandos beret vert de l'ex-SARM ( DEMIAP actuellement ) attériront pour s'ajouter au premier véhicule de ceux qui étaient en tenue civile. Sans me demander de parler, "leur commandant " intimera l'ordre de m'embarquer dans le véhicule et la famille demandera qu'une personne m'accompagne pour savoir là où on m'amenait, ils refuseront. Sur insistance, ils prendront la femme de mon cousin qui insistait beacoup et la jetteront dans le véhicule comme un sac. Amenés aux bureaux de DEMIAP de KINTAMBO, non loin de CHANIC où était ex-SARM, j'étais soumis à plusieurs interrogatoires sur le sens de mon arrivée seulement à la veille de la fete de l'Indépendance et pendant que, selon eux ,TSHISEKEDI, chef de l'UDPS, à laquelle l'appartenance m'a été déjà attribuée était à l'EST, conférant avec KAGAME. Ce qui était surprenant est qu'ils décrivaient correctement mon sac à main que j'utilisais, estimant que je transportais du matériel de communication pour etre en contacts avec TSHISEKEDI. Pour votre information, j'ai rencontré le personnel de l'ONU emprisonné dans ces installations. Et vers 1h00 du matin le chef de la sécurité des Nations Unies, informe de l'arrestation de son personnel pour des motifs inavoués, un colonel Sénégalais fera sa descente a la DEMIAP avec menace de mobiliser la communauté internationale sur la gravité de ce fait. Le capitaine qui était chargé de nous garder particulièrement moi et le commandant le plus gradé du contingent de l'ONU arreté appellera d'urgence le second commandant de DEMIAP et celui-ci arrivera vers 3h00 du matin. Après avoir conféré et accepté de libérer le personnel de l'ONU, viendra mon tour. Il me révèlera qu'ils étaient en possession d'un rapport sur ma visite qui s'inscrivait selon eux dans la logique des espions de l'UDPS vivant à l'Etranger et venu pour des objectifs cadrant avec la politique. Qui dit que la corruption est bannie en RDC? Le sieur commandant exigera qu'une somme de $ 500 lui soit payée qu'il doit partager avec deux directeurs qui étaient sur mon dossier de manière que je sois libéré avant la levée du soleil. La famille traumatisée acceptera de payer ladite somme et ils me prendront à 5h00 du matin, escorté dans la jeep de ce commandant pour me déposer à l'hotel en me recommandant de quitter immédiatement cet hotel pour un minable. J'irai rester dans un petit hotel croyant etre à l'abri. Là aussi, je ne pouvais pas recevoir et parler de la politique. Chaque fois qu'il y avait des visiteurs, les policiers venaient aussi en grand nombre, des fois en tenue civile (et la réception de l'hotel où une de mes belles soeurs avait reconnu un travailleur m'informait toujours en vue de prendre des precautions) faisant semblant d'acheter de la boisson, juste pour suivre mes conversations. La famille m'avait totalement interdit de contacter les membres du Parti ou meme de leur rendre visite, je ne pouvais plus répondre au téléphone (car on ne savait pas qui pouvait appeler pour me localiser) et ce jusqu'à mon départ de Kinshasa. J'ai pu seulement appeler l'épouse du co-fondateur AMBROISE KAMUKUNI pour l'informer que j'étais là et lui demander de ne le dire à personne de peur que les visites attirent davantage des ennuis. J'ai effectué une course rapide trop tot matin pour voir le SG ADJOINT OLIVIER KABANGU, juste pour l'informer de l'événement, malheureusement, il était sorti peu avant mon arrivée. Et lorsque j'ai été libéré, ils me demanderont de me taire à la sortie car ajoutaient-ils, l'UDPS à l'extérieur est passée championne en accusation contre le pouvoir devant les organisations de Droit de l'Homme sur les violations. Ils ne m'avaient pas torture, disaient-ils, il n'y aura de raison que je parle de ce qu'ils appelaient une arrestation pour des raisons d'enquete. JEAN AIME NTUMBA BIDUAYA 16. 28 juin 2002. LOCDH proteste contre larrestation de six militants de lUdps (Le Phare du 03/07/2002, Kinshasa). LObservatoire Congolais des Droits Humains, en sigle OCDH, est préoccupé par larrestation le vendredi 28 juin 2002 à 19 heures au Rond-point Victoire par les éléments de la Police Nationale dune douzaine de militants de lUDPS communément appelés "Parlementaires debout" parmi lesquelles les personnes ci-après : Philémon Nkunda, résident sur lavenue Monkoto, n°47, commune de Ngiri-Ngiri; Charles Ngoyi Muanda, résident sur lavenue Kimbau, n°21, commune de Ngiri-Ngiri; Alain Lubamba, résident sur lavenue Bosobolo, n°126, commune de Kasa-Vubu; Muyembi Kasala; Muanza; Benjamin Badibanga. Ces personnes se trouvaient au Rond-point Victoire pour lire les journaux qui y sont étalés. Après leur arrestation, les militants de lUDPS ont été acheminés au commissariat de police situé à côté de la maison communale de Kalamu avant dêtre embarqués à bord de 2 jeeps de la police et transférés par la suite au Bureau 2 de la Garde Spéciale Présidentielle situé en face du Palais de Marbre, à Kinshasa/Ngaliema. Lors de son point de presse du jeudi 13 juin 2002 sur la situation trimestrielle des droits de lhomme de RDC, lOCDH avait stigmatisé la vague darrestation dirigée contre les membres des partis politiques non signataires de lAccord-Cadre de Sun City du 18 avril 2002, principalement lUDPS. Le transfert de ces militants de lUDPS au Bureau 2 de Palais de Marbre confirme une fois de plus le constat fait en son temps par lOCDH de la persistance du fonctionnement des lieux de détention ne dépendant pas du parquet, en violation de la décision du Chef de lEtat le 26 janvier 2001. Ce lieu ayant été identifié par notre organisation comme lun des plus actifs dans ladministration de la torture et des traitements cruels inhumains ou dégradants, lOCDH craint que les membres de lUDPS arrêtés ne subissent les actes de torture les plus inimaginables. LOCDH condamne larrestation illégale et la détention arbitraire de ces infortunés ainsi que la violation de la liberté dopinion. Au regard de ce qui précède lOCDH exige: la libération immédiate et sans condition de tous les militants de lUDPS arrêtés dont Philémon Nkunda, Charles Ngoyi Muanda, Alain Lubamba, Muyembi Kasala, Muanza, Benjamin Badibanga; le respect des droits et libertés fondamentaux des citoyens prévus et garantis par les lois congolaises et les instruments juridiques internationaux en matières des droits de lhomme ratifiés par la RDC; la fermeture effective des lieux de détention ne dépendant pas du contrôle du parquet; au cas où des faits infractionnels seraient mis à charge de ces personnes, les déférer sans délai devant les instances judiciaires compétentes. Fait à Kinshasa, le 1er juillet 2002. Maître Sébastien Kayembe NKokesha, Président du Conseil dAdministration. 17. 6 juin 2002: L'Asadho demande au gouvernement la libération des militants de l'UDPS arrêtés. Le Phare du 6 Juin 2002,Gk, Kinshasa. Dans un communiqué remis à la presse, l'Asadho (Association africaine de défense des droits de l'homme) exprime ses vives inquiétudes face à la répression systématique dont sont victimes les membres des partis politiques non-signataires de l'Accord-cadre de Sun City. Tel est le cas de l'UDPS, principal parti d'opposition, dont l'Asadho fait état de l'arrestation de sept de ses membres en date du 04 juin en cours. Les faits, selon l'Asadho, sont que la jeunesse de l'UDPS qui a organisé mardi une marche pacifique en vue d'obtenir la reprise du Dialogue national devant déboucher sur un accord politique global et inclusif, a vu sa marche réprimée par les éléments de la police d'intervention rapide et des FAP, une milice politique. Ceux des manifestants qui ont essayé de contourner le dispositif policier ont été en effet violemment dispersés. Aussi, une vingtaine d'arrestations a-t-elle été opérée dans les rangs des manifestants, sur le boulevard du 30 juin, rapporte l'Asadho qui cite entre autres les cas de: MM. Norbert Luyeye, président du groupe d'action de la JUDPS, Umba Umba, porte-parole de la JUDPS, Bavon Siongo, Nyembo, Tshinga, José Ilunga et Mlle Sylvie Kanya, tous membres, acheminés et détenus à l'ex-Circo. Stigmatisant le fait que ces arrestations et celle de Jean-Baptiste Mulumba, conseiller économique du président de l'UDPS à Lubumbashi violent les instruments internationaux de protection des droits humains ratifiés par la RDC, l'Asadho recommande au gouvernement deux choses. Primo : ordonner la libération pure et simple de tous les membres de l'UDPS détenus. Secundo, d'ordonner, en cas d'infraction quelconque à leur charge, qu'ils soient traduits devant l'autorité judiciaire compétente devant laquelle devraient être garantis tous les droits de la défense. 18. 29 juin 2002. La manifestation pacifique organisée le 29 juin dernier par l'UDPS/Mbujimayi pour dénoncer la tricherie de Sun City ourdie par Kanambe et Bemba et réclamer la poursuite des négociations politiques a été violemment réprimée et nombreux membres ont été arrêtés. 19. 7 juillet 2002: La traque contre les membres de l'UDPS cause la mort de Madame Odia Kalambayi La Voix des Sans-Voix pour les droits de l'homme (VSV) vient d'apprendre avec vive consternation le décès de madame Odia Kalambayi à la suite de l'arrestation et.détention de son fils, monsieur Mwanza Beya Willy. En effet, madame Odia Kalambayi, âgée de 53 ans, mariée à M. Beya Mwanza et mère d'une nombreuse famille habitant au quartier Kauka dans la commune de Kalamu, souffrant d'hypertension, artérielle voit son état s'empirer à l'arrestation de son fils. La détention- prolongée à l'Agence nationale de renseignements (ANR) de son fils Mwanza Beya Willy plonge Mme Odia Kalambayi dans l'inquiétude et provoque la dégradation rapide de sa santé aggravée ppr des informations faisant état de la torture infligée à son, enfant, détenu sans droit de visite. Acheminée à la Clinique Bondeko, dans la commune de Limete, le dimanche 07 juillet 2002 vers 8hOO', Mme Odia Kalambayi rend l'âme vers 13 heures. M. Mwanza Beya Willy, étudiant à l'Institut supérieur de commerce, 1,r graduat Sciences commerc ' iales n'a pas été autorisé à s'incliner devant la dépouille mortelle de sa mère en dépit de démarches menées par les organisations non-gouvernementales de défense des droits humains à cette fin. M. Mwanza Beya Willy est appréhendé à la sortie du culte aux alentours du bureau communal de Kalamu par de policiers lors d'une vague d'arrestation arbitraire d'une dizaine de militants de l'UDPS (parlementaires debout) le vendredi 28 juin 2002 non loin de la Place Victoire à un point de vente des journaux. Conduits au commissariat de la police de la commune de Kalamu, ils ont été acheminés le même jour à l'ANR, direction de sécurité extérieure, sise avenue Nguma à Kinshasa/Ngaliema et ensuite après identification, quelques uns sont relaxés. Sont encore détenus à l'ANR/Lemera, au moins cinq militants, à savoir:
1. M. Benjamin Badibanga En tout état de cause, la mort par anxiété de Mme Odia Kalambayi rappelle celle de madame Consolate Mukuzo Masasu, âgée de 54 ans, morte dans la nuit du 14 au 15 février 2002 sous le choc psychologique causé par lassassinat à Pweto au Katanga de son fils, le feu commandant Anselme Masasu Nindaga, ancien conseiller militaire du président feu Laurent Désiré Kabila, et lacharnement contre sa famille de la part de la Cour dOrdre militaire (COM). Le refus d'autoriser M. Mwanza Beya Willy de rendre les.derniers hommages à sa mère rappelle. Également celui opposé à M. Justin Nindaga alors en détention à l'Inspection provinciale de la police de Kinshasa (IPK, ex Circo). Sur un autre registre, la répression du meeting de I'UDPS sur terrain Assossa dans la commune de Kasa-Vubu le samedi 13 juillet 2002 débouche sur l'arrestation de 12 militants par de policiers. L'un d'eux en la personne de M. Mbaya Nyembwa fait l'objet des traitements cruels, inhumains et dégradants pour avoir résisté aux brimades. Les policiers le tabassent cruellement avant de le déshabiller totalement. Ils sont acheminés aux environs de 10h30' à l'Inspection provinciale de la police de Kinshasa (IPK). Il s'agit de MM. Joseph Kassonga, Alex Ndomba (secrétaire fédéral de la Funa), Malowe (secrétaire national), Jean-Baptiste Bomanza (comité national), Masuekama (président fédéral Mont Amba), Lungonzo (ler vice-président fédéral Funa), Mpinga, Mulumba Nyunyi, Muyaya Mvita, Ngandu Shankadi, Mbaya Nyembwa et un certain Etienne. De ce qui précède, la VSV dénonce la persistance des tracasseries, des arrestations arbitraires, détentions illégales et persécutions contre les membres de l'UDPS depuis peu avant la fin du dialogue intercongolais à Sun City en Afrique du Sud; puis . demande au gouvernement le respect effectif et l'application des mesures portant libéralisation des activités des partis politiques en République Démocratique du Congo et le Pacte républicain de Gaborone ; . l'ouverture d'une enquête indépendante afin d'établir les responsabilités concernant le décès de Mme Odia Kalambayi en rapport avec l'arrestation de son fils M. Mwanza Beya Willy en vue de sanctionner les personnes mises en cause et indemniser la famille de la victime; La VSV exige la libération immédiate et sans condition de tous les militants de l'UDPS ; ou, en cas de griefs à charge, leur présentation devant un tribunal compétent garantissant un procès équitable où le droit de la défense est garanti. 20. 13 juillet 2002: La Police empêche le meeting de l'Udps au terrain Assossa Le Phare (Kinshasa) 16 Juillet 2002. Publié sur le web le 16 Juillet 2002. Sakaz Et Odette Masengu, Kinshasa Des agents de la Police ont empêché les membres de l'Udps de faire une restitution de travaux du Dialogue Intercongolais de Sun City devant leurs « combattants » des quatre fédérations kinoises à savoir Lukunga, Mont Amba, Tshangu et Funa. Les accrochages se sont produits sur le terrain « Assossa » dans la commune de Kasa-Vubu, le samedi 13 juillet dernier. Le bilan, quatre membres de l'Udps arrêtés et conduits vers une destination inconnue. Il s'agit de MESSIEUS:
. Mpinga Ngandu, Onze autres « combattants » de ce parti avaient été également appréhendés et conduits manu militari, aux cachots de l'Ipk (Inspection provinciale de la police à Kinshasa) le même jour, vers 10h30'. Les responsables des quatre fédérations de l'Udps qui ont organisé cette manifestation s'étonnent de l'obsession qu'a le pouvoir en place d'empêcher la moindre manifestation de leur parti politique. Cela se produit malgré des lettres d'information en bonne et due forme distribuées à toutes les autorités tant politiques que policières de la ville. En outre, on note à l'Udps que cette attitude du gouvernement Kabila viole le Pacte Républicain signé à Gaborone. Les fédérations de l'Udps déplorent la disparition de 12.700 FC pris sur les « Combattants » et d'une montre évaluée à 20 $ américains. 21. 17 juillet 2002: M. Mulonda Wetu Baba est décédé le 17 juillet 2002 à l'Hôpital de Tshikaji, Kasai Occidental, où il a été amené suite à un coup de poignard qu'il avait reçu dans la tête par les milices armées de Joseph Kanambe. Mme Kenda a été assassinée à Kamayi, Kasaï Occidental, par les milices armées. 22. 18 juillet 2002: LA VSV déplore le harcelèment des membres de l'ABAKO et de l'UDPS, Par YHR La Voix des Sans Voix pour les droits de lhomme (VSV) réclame la libération des membres de lAlliance des Bakongo (Abako) détenus à lAgence Nationale de Renseignements, Direction Sécurité Intérieure (ANR/DSI). Elle dénonce également les tracasseries, les arrestations et les détentions illégales des membres de lUnion pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS). Dans des communiqués datés tous deux du 18 juillet 2002, lONG de défense des droits humains déplore notamment le transfert, le vendredi 12 juillet courant à lANR/DSI, de MM. Jean Nzita Ndele (président général a.i âgé de quelques 60 ans et souffrant de pneumonie), Sammuel Madeka Avambugama Kumu (74 ans et hypertendu). Eux et M. David Diambi Nikievo avaient été arrêtés à leur domicile respectif dans la nuit du 18 au 19 juin dernier par des éléments des services spéciaux de la police. Ces hommes politiques seraient poursuivis pour avoir adressé au président Joseph Kabila la lettre n°ABK/CC/DG/008/2002 du 10/06/2002 dans laquelle lAbako réclame au gouvernement congolais «la libération totale de lEtat du Kongo Central». La VSV relève par ailleurs le non respect de délai légal de garde à vue de même que la persistance des lieux de détention ne dépendant pas des parquets, en dépit de la décision présidentielle du 08/03/2001 portant sur leur fermeture. LONG association rappelle que la répression du meeting de lUDPS le samedi 13 juillet 202 sur le terrain Assossa dans la commune de Kasa-Vubu avait débouché sur larrestation de 12 militants par des policiers. Lun deux, M. Mbaya Nyembwa, avait été tabassé et dénudé totalement pour avoir voulu résister aux brimades. Ils ont été acheminés à linspection Provinciale de la police de Kinshasa (IPK) vers 10h30'. Il s'agit de MM. Joseph Kasongo, Alex Ndomba, Malowe, Jean-Baptiste Bomanza, Masuekama, Lungonzo, Mpinga, Mulumba Nyunyi, Muiyaya Mvita, Ngandu Shankadi, Mbaya Nyembwa et dun dénommé Etienne. Auparavant, la détention prolongé de M. Willy Mwanza Beya à lANR avait causé la mort, le dimanche 07 juillet 2002 vers 13h à la clinique Bondeko dans la commune de Limete de sa mère, Mme Odia Kalambayi. Cette femme âgée de 53 ans et hypertendue avait vu son état de santé se détériorer rapidement. Elle souffrait particulièrement dapprendre que son fils subissait des tortures. De plus, les visites étaient interdites 23. 19 juillet 2002: La VSV dénonce des persécutions contre les membres de l'UDPS. Kinshasa, 19 juil (APA) "L'ONG La Voix des Sans Voix pour les droits de l'homme (VSV)" a dénoncé, vendredi, dans un communiqué dot une copie est parvenue à l'APA, la persistance de tracasseries, d'arrestations arbitraires, de détentions illégales et persécutions contre les membres de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS, opposition), depuis peu avant la fin du Dialogue intercongolais en Afrique du Sud. La VSV dénonce, par ailleurs, la mort "paraxiété" de Mme Odia Kalamabayi soufrant d'hypertension artérielle-suite à l'inquiètitude provoquée par la détention prolongée et sans droit de visite, à l'Agence nationale de renseignement (ANR) à Kinshasa, de son fils Willy Mwanza Beya, étudiant à l'Institut supérieur de Commerce (ISC) et militant UDPS. Selon la VSV, cinq militants UDPS sont encore détenus:
. Benjamin Badibange, Douze autres militants de ce parti d'opposition ont été arrêts par la police le 13 juillet 2002 à Kinshasa, lors d'un meeting de l'UDPS. L'un d'eux s'appelle M. Joseph Kasonga. l'application des mesures portant sur la libération des activités des parties politiques en RDC; et exige aussi la libération " immédiate et sans condition" de tous les militants UDPS, en cas de grief à leur charge, leur présentation devant un tribunal compétent garantissant un procès équitable. 24. 24 juillet 2002: Bruno Tshibala attaqué par un commando armé Le Phare (Kinshasa) du 24 Juillet 2002, Publié sur le web le 25 Juillet 2002, Kandolo M. Le domicile de M. Bruno Tshibala, cadre de l'UDPS, a été attaqué le 24 juillet 2002 par un commando d'une dizaine d'hommes armés jusqu'aux dents. Ces hommes étaient venus à bord des Jeeps de marque Mahindra qu'ils avaient stationnées sur toute la ruelle de M. Tshibala, non loin de Super Lemba, dans la commune de Lemba à Kinshasa. Les assaillants à la recherche de M. Tshibala ont brutalisé les membres de sa famille et enlevé un de ses beaux-frères qu'ils ont conduit à une destination inconnue. Opérant sans mandat, ils ont mis la résidence à sac et emporté une somme de 500 USD et 3.000 FC appartenant à M. Bruno Tshibala. Les bandits ordinaires n'opèrent pas à la lumière du jour avec des mitraillettes automatiques et des grenades sans se soucier le moins du monde d'être inquiétés. Tous les observateurs sont unanimes que cette action s'inscrit dans la série d'actes répressifs contre l'Udps depuis que son Président, M. Etienne Tshisekedi wa Mulumba, est devenu également Président de l'Alliance pour la sauvegarde du DIC (ASD). Le pouvoir de Kinshasa semble donc décidé à fermer l'espace politique par la violence et la répression aveugle jusqu'au dernier jour. Une politique qui risque certainement de se retourner contre lui à l'heure des comptes devant le peuple souverain. 25. 26 juillet 2002: Les militants de lAbako et de lUdps, le Bâtonnier Mpinga et le journaliste Déogracias Simba, transférés hier à la Cour de Sûreté de lEtat (Le Phare du 26/07/2002, Kinshasa) L'Observatoire Congolais des Droits Humains, en sigle OCDH tient à informer l'opinion publique du transfert, depuis le mardi 23 juillet 2002 à la Cour de sûreté de l'Etat, en provenance de l'ANR/DGSI des personnes ci-après: le Bâtonnier MPINGA TSHIBASU (le Bâtonnier du Barreau de Mbuji-Mayi); Benjamin BADIBANGA (Membre de l'UDPS), Messieurs MUYEMBE KASALA (Employé à la DSA), KITENGE BARUANI (Etudiant), Déogracia SYMBA (Journaliste), MADEKA AVAMBULAKIO (Membre de lABAKO), NGONDA NTEMOSI Samuel (Membre de l'ABAKO), DIAKANGAMA KUMU Prosper (Membre de l'ABAKO), NZITA NDELE Jean (Membre de l'ABAKO). Il est reproché à ces personnes respectivement les faits ci-après: le Bâtonnier MPINGA TSHIBASU, arrêté en date du 3 juillet 2002 à Mbuji-Mayi, est poursuivi pour « tenue d'une réunion non autorisée, incitation de la population à la révolte » et « tenue d'une ASBL sans autorisation (sic) »; Messieurs Benjamin BADIBANGA et MUYEMBE KASALA, arrêtés le 28 juin 2002, et sont poursuivis pour appartenance à l'UDPS; Messieurs MADEKAAVAMBULAKIO, NGONDA NTEMOSI, DIAKANGAMA KUMU Prosper et NZITA NDELE Jean, arrêtés le 19 juin 2002, sont poursuivis pour avoir adressé, en date du 10 juin 2002, au Chef de l'Etat une lettre dont l'objet est « Libération du Kongo Central » dans laquelle ils donnent leur position sur la situation générale du pays; Monsieur KITENGE BARUANI, étudiant à l'Université de Lubumbashi, arrêté depuis 1999, est accusé « d'intelligence avec le RCD/GOMA »; Monsieur Déogracia SYMBA, journaliste free-lance installé à Washington, est arrêté le 09 février 2002, à Lubumbashi et accusé « d'avoir incité le Dr Emile ILUNGA à rejoindre le RCD »; Il sied de mentionner que ces personnes ont subi plusieurs tortures physiques (bastonnade, coups de matraque, etc. ) et mentales (humiliation, privation de visite) dans les différents lieux de détention où ils sont passés (Services spéciaux de la Police à Kin-Mazière, ANR/DE et ANR/DGSI). En ce qui concerne Messieurs Benjamin BADIBANGA et MUYEMBE KASALA, ils ont, selon leurs dires, été interrogés nus par l'OPJ à l'ANR/DE. Par ailleurs, les conditions de leur détention dans l'amigo du Parquet près la Cour de sûreté de l'Etat, sont d'une précarité et d'une promiscuité inacceptables. Ils sont, en effet, entassés à plusieurs dans une cellule exiguë qui exhale une odeur pestilentielle d'excrément et d'urines car obligés d'y faire leur besoins naturels. La plupart de ces personnes souffrent d'affections diverses (hypertension, diabète, diarrhée) et ne bénéficient d'aucune assistance médicale. A ce jour ils n'ont pas encore été entendus par un magistrat. Tout en condamnant les arrestations arbitraires qui ne visent rien d'autre qu'à harceler et intimider ceux qui expriment une opinion divergente de celle du pouvoir en place, l'OCDH estime que les raisons invoquées par lANR pour déférer toutes ces personnes devant le Parquet près la Cour de Sûreté de l'Etat ne sont ni plus ni moins qu'un abus de pouvoir visant à entraver l'exercice libre des droits et libertés des personnes ci-dessus incriminées. En conséquence, lOCDH exige leur libération immédiate. Fait à Kinshasa, le 25 juillet 2002. Maître Sébastien Kayembe NKokesha, Président du Conseil dAdministration 26. 26 juillet 2002: Les conditions de leur détention dans l'amigo du Parquet près la Cour de sûreté de l'Etat, Le Phare du 26/07/2002, Kinshasa Dans le journal précité, l'Observatoire Congolais des Droits Humains, en sigle OCDH, dans un article intitulé "Le Bâtonnier Mpinga, le journaliste Déogracias Simba, les militants de lAbako et de lUdps transférés hier à la Cour de Sûreté de lEtat", dénonce les conditions de détention dans l'amingo du Parquet près la Cour de sûreté de l'Etat. Ce sont les conditions d'une précarité et d'une promiscuité inacceptables. Les détenus sont, en effet, entassés à plusieurs dans une cellule exiguë qui exhale une odeur pestilentielle d'excrément et d'urines car obligés d'y faire leur besoins naturels. La plupart de ces personnes souffrent d'affections diverses (hypertension, diabète, diarrhée) et ne bénéficient d'aucune assistance médicale. Les détenus y passent plusieurs jours et plusieurs mois sans être entendus par un magistrat. 27. 2 aout 2002: Une marche pour la paix et l'unité du pays réprimée dans le sang et dans la violence! (Le Phare, Kinshasa, 5 Août 2002, Publié sur le web le 5 Août 2002). Vendredi 02 août 2002, la Place de la Gare Centrale à Kinshasa-Gombe a connu une atmosphère des plus chaudes. Des centaines de membres de l'UDPS qui avaient répondu positivement à l'appel des fédérations pour une marche pacifique exigeant la fin de la guerre et le retour aux négociations politiques, voient leur marche réprimée dans la violence par le service d'ordre du pouvoir de Kinshasa. Plus d'une trentaine de ses membres ont été arrêtés tandis que d'autres ont été sauvagement molestés par les agents de l'ordre furieux. Tout avait commencé à 9h00, lorsque les manifestants de l'Udps se sont présentés sur le lieu de la marche, c'est-à-dire la Gare Centrale et qu'ils ont découvert que ce lieu était ceinturé par un cordon musclé des forces de l'ordre. Ce qui fait que les membres de l'Udps se sont dispersés pour se regrouper plus loin par petits groupes et reconstituer la marche. Cette marche a été organisée pour commémorer les quatre années de la guerre qui a emporté 3,5 millions de morts. C'est à cette occasion que l'Udps avait sensibilisé ses combattants et combattantes pour respecter leur rendez-vous de ce jour mémorable du début de la deuxième guerre en RDC. Sous le thème « Exiger la paix durable, la réunification du territoire national, la réconciliation nationale en RDC et le retour à la table des négociations intercongolaises en format réduit". Alors que cette marche n'était que pacifique, elle s'est paradoxalement terminée sous des pleurs. Bien que les organisateurs aient saisi l'Hôtel de Ville de Kinshasa ainsi que les services spécialisés depuis le 02 juillet dernier, les forces de l'ordre ont réprimé brutalement la marche de l'Udps en procédant même à l'arrestation de quelques membres dont 32 déjà identifiés: Alex Ndomba, Athanase Shankadi, André Luabula, Romain Diyoka, André Kongolo, Félix Mutanda, André Ilunga, Léonard Luamba, Grégoire Massombo, Edouard Ngandu, Jean Didier Mbombo, Fidèle Tshimpaka, Situ Kimpioka, Pierre Samanda, Jean-Marie Kabwika, Aimé Ilunga, Tanga, Simon Paul Motango, Elie Mulamba Ngungi, Raoul Nsolwa, Jean Bruno Kayumba Nonga, Norbert Luyeye, Benoît Mukenge, Joseph Tshibwabwa Yamba, Teben Muteba, Augustin Nkita, Madeleine Bakamanya, Anasthasie Nseya, Claudine Pemba, Christine Kabedi, Julienne Tshibola et Madeleine Kusuba. Mais dans le camp de l'UDPS, on déplore encore des disparus, des calicots et banderoles aux motifs de ce parti arrachés par les policiers ainsi que quelques biens de valeur qu'ils possédaient sur eux. Dans un Communiqué, la VSV avait condamné la répression d'une marche organisée pour exiger "la la paix durable, l'unité nationale, la réunification du pays, la mise sur pied d'un nouvel ordre institutionnel et la mise en place d'une armée nationale apolitique. La manifestation avait pour point de départ la Place de la Gare Centrale et avec comme point de chute la Place de l'Indépendance devant le Tribunal de Grande Instance de Gombe. 28. 2 aout 2002: Place ACP : 2 parlementaires debout arrêtés comme de vulgaires voleurs (Le Phare du 5 aout 2002, Publié sur le Web le 5 aout 2002, Laure Maluklu, Kinshasa). Dans le même temps, deux parlementaires debout ont été arrêtés par la Police comme de vulgaires voleurs à la Place ACP alors qu'ils n'avaient rien à voir avec la marche. D'habitude, les parlementaires débout se regroupent à la place ACP pour discuter de certains points chauds de l'actualité politique nationale. Vers 1300', au moment où ils parlaient de la marche de l'Udps qui venait d'être réprimée par les forces de l'ordre, quatre policiers ont surgi et arrêté les deux parlementaires debout qui ont par la suite été acheminés vers le bataillon territorial sur Colonel Ebeya, en face de l'Hôpital général de Kinshasa (ex Mama Yemo). Ce qui a étonné le public, c'est la manière dont ces parlementaires debout ont été traités de la place ACP jusqu'au Bataillon. Des coups de crosse leur étaient assenés avec frénésie pour un délit inexistant. 29. 24 aout 2002: Déportation de 75 membres de l'UDPS de Mbujimayi à la Prison de Bulowo au Katanga 75 ressortissants du Kasaï Oriental ont été déportés de leur Province le 24 août 2002 et jetés dans la prison souterraine de Bulowo à Likasi. Ce fait a été révélé, dénoncé et condamné à la fois par l'Asadho/Katanga et par l'UDPS/Katanga (communiqué de presse du 5 septembre 2002, affiché sur le WebSite de l'UDPS http:// wwwwww.udps.org). Ces compatriotes sont en fait des membres de l'UDPS enlevés de leurs domiciles sous prétexte qu'ils auraient été soupçonnés ou accusés de trafiquer le diamant ou d'être arrêtés dans la clôture de la Miba ou de la Sengamine (Société-écran créée par LD Kabila et les Zimbabwéens pour piller le diamant au Kasaï Oriental). Ces compatriotes ont été sauvagement torturés tout au long de leur déportation avant d'être jetés dans la prison de Bulowo. La majorité d'entre eux gardent encore des plaies saignantes et personne n'est autorisé à les voir et personne ne s'occupe d'eux. Ils n'ont ni nourriture, ni soins médicaux alors que la plupart d'entre eux sont sérieusement malaldes et n'ont pas de famille au Katanga. Dans son Communiqué, l'UDPS/Katanga demande au Pouvoir décadent de Kinshasa, si tel est le motif qu'il aurait donné pour amener froidement ces compatriotes à la mort, que fait-il de tous les voleurs du cobalt, du cuivre compatriotes ou étrangers installés au Katanga et d'autres pilleurs des biens publics et des mauvais gestionnaires des entreprises publiques de l'Etat en RDC. L'UDPS/Katanga rappelle qu'il existe une loi en la matière et exige que les prévenus soient déférés devant la justice pour qu'ils se défendent au lieu de subir la volonté arbitraire de quelques individus. Enfin l'UDPS/Katanga termine son communiqué par informer l'opinion que la chasse aux sorcières est engagée à Mbujimayi par le Pouvoir de Kinshasa contre la population en général et contre les hommes d'affaires en particulier. Le but poursuivi est d'appauvrir ces derniers, de les déstabiliser et d'amener ainsi la province à la dérive économique. 30. 15 novembre 2002: Répression d'une manifestation pacifique et arrestation des membres de l'UDPS. Vendredi 15 novembre 2002, l'UDPS/Mbujimayi avait organisé une manifestation pacifique pour protester contre: les tueries, devenues monnaie courante, de paisibles citoyens qui passent par la route publique du Polygone de la Miba. Les génocidaires interahamwe hutus dépechés à Mbujimayi par Joseph Kanambe, depuis un mois, en remplacement des soldats zimbabwéens, tirent sur les paisibles citoyens sans sommation comme s'ils tiraient sur les lapins. la mesure prise par le pouvoir en place interdisant la vente de l'eau fraiche "mayi matalala" à la population dans une province où il fait extremement chaud. La manifestation a été réprimée avec violence par les interahamwe et trois membres, considérés comme meneurs, ont été arretés et acheminés au cachot des services spéciaux de l'Anr où ils sont détenus jusqu'à ce jour. Il s'agit de MM.:
. Tshianyi Wa Luboya; Depuis que les interahamwe sont arrivés dans cette province, l'insécurité, les violations nocturnes des domiciles privées pour fouilles et perquisitions illégales, vols des biens privés et les assassinats connaissent une courbe exponentielle. 31. 8 novembre 2002: Répression d'une manifestation pacifique et arrestation à Kinshasa d'une quinzaine de militants de l'UDPS (l'ASADHO, Kinshasa, le 18 nov (APA) - Plus d'une quinzaine de militants de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) ont été arrêtés lors d'une marche pacifique organisée vendredi 18 novembre 2002 à Kinshasa, a annoncé l'Association africaine de défense des droits de l'homme (ASADHO) dans un communiqué reçu à l'APA le même jour. L'arrestation a été opérée, selon le président de l'Asadho, Amigo Ngande Funsu, dans le cadre de cette marche, « en rapport avec le démarrage des négociations politiques inter congolais à Pretoria » . L'Asadho qui dénonce « les méthodes de répression utilisées par le gouvernement » pour étouffer les manifestations publiques en République Démocratique du Congo, « lui demande de « libérer l'espace politique, de manière à poser les bases des principes démocratiques » dans le pays . Le président de l'Asadho a également dénoncé l'enlèvement vendredi, à son domicile, de M. Faustin Nyati, militant de l'UDPS qui a été conduit vers « une destination inconnue ». 32. Depuis le 12 mai 2002 à ce jour: Le calvaire de Jean-Baptiste Mulumba Rappel de différentes étapes du Chemin de Croix de Jean-Baptiste Mulumba: Le dimanche 12 mai 2002: Arrestation à l'aéroport de la Loano à Lubumbashi et son incarcération à l'ANR/Lubumbashi; Du 12 mai au 16 mai 2002: trois perquisitions illégales à son domicile à Kinshasa, sans mandat et en l'absence de l'intéressé: la maison est pillée, tous ses biens, ceux de son épouse, de ses enfants et de son frère sont emportés. Les connaissances, les membres de sa famille et les voisins trouvés chez-lui par les militaires sont molestés et enfermés dans une petite cabane sans fenetres pendant 24 heures. Son Bureau est pillé: sa secrétaire arretée, tous les dossiers emportés et le bureau scellé. Le jeudi 16 mai 2002: Transfert de Jean-Baptiste à l'ANR/Kinshasa. Le dimanche 21 juillet 2002: la victime avait été libérée. Les enquêtes n'avaient rien trouvé et tous les motifs d'accusation ont été refutés, devant la Cour de Sûreté d'Etat, par Me Mukendi Wa Mulumba, Avocat de M. Jean-Baptiste Mulumba. Les motifs de son arrestation sont indiqués dans l'Ordonnance n° 205/2002 de sa mise en liberté signée le 20 juillet dernier par M. Kayembe Wa Kayembe, Président a.i. du Tribunal de Paix de Kinshasa/Gombe siégeant en Chambre du Conseil, en présence de M. l'Avocat Général Kalambai, Officier du Ministère Public près la Cour de Sûreté de l'Etat et avec l'assistance de Madame Aimée Maleka, greffière du siège. Voici quelques-uns de ces motifs: Avoir entretenu des relations profondes avec le Parti UDPS et avec M. Tshisekedi; Avoir trouvé sur lui des tracts et documents séditieux émanant de l'UDPS; Avoir participé régulièrement et financièrement au Parti UDPS; Avoir rencontré M. MAZIMPAKA Patrick, son condisciple d'Université, qui est aujourd'hui Ministre Délégué à la Présidence du Rwanda. Le mardi 13 aout 2002: 2ème arrestation sur ordre de Jean Mbuyu, Jeannot Mwenze Kongolo et Didier Etumba. M. Jean-Baptiste Mulumba a été d'abord détenu à la Démiap où il était soumis chaque jour aux tortures, avant son transfert jeudi 12 septembre 2002 à la Cour d'Ordre Militaire. Le jeudi 26 septembre 2002: Audience à la Cour de sûreté d'Etat: L'Officier du Ministère Public siégeant dans l'affaire R.M.P. 2464 opposant M. Jean-Baptiste Mulumba Ntambwe au même Ministère Public sous l'accusation d'intelligence avec une puissance étrangère ennemie, a prononcé un réquisitoire sur les bancs et de manière spontanée. A l'issue de son réquisitoire, l'Officier du Ministère Public a requis l'acquittement pur et simple du prévenu Mulumba Ntambwe après avoir constaté l'absence d'éléments tant matériel que moral pouvant justifier l'infraction criminelle à sa charge. Notamment, le fait que la saisie des biens ainsi que la perquisition effectuées aussi bien au cabinet de travail qu'au domicile privé de l'accusé ont été opérées en son absence par des agents des services de sécurité dépourvus d'un mandat légal délivré régulièrement par une autorité judiciaire compétente. Pour l'organe de la loi, il y a lieu de croire que certaines pièces déposées au dossier et destinées à confirmer l'accusation auraient été injectées à l'insu de l'accusé pour les besoins de cette cause. En plus, les deux rencontres entre M. Mulumba et Patrick Mamzimpaka, ministre conseiller de Paul Kagame, ont été fortuites aussi bien à Washington qu'à Johannesburg. Ce qui démontre à suffisance le défaut d'élément moral ou intentionnel, a martelé l'Avocat Général siégeant. Lors de l'instruction publique, M. J-B. Mulumba a rejeté les pièces prétendues à conviction. Car, ayant été saisies en son absence au moment de la perquisition menée de façon illégale et irrégulière par les agents de la Demiap et de l'Anr. C'est le cas de la paire des jumelles neuves présentée comme étant du matériel militaire de guerre et d'un parchemin pris pour une carte d'attaque de la ville de Lubumbashi. Ce parchemin qui est tout sauf une carte géographique ne contient que des mentions écrites à la main signalant certains endroits de Lubumbashi, document non signé et son auteur non identifié. J-B. Mulumba Ntambwa a par ailleurs reconnu que M. Patrick Mazimpaka fut son condisciple à l'Université Libre de Bruxelles et que c'est par hasard qu'ils se sont rencontrés l'an dernier à Washington et ont ainsi échangé les cartes de visite. La seconde rencontre a eu lieu fortuitement à Johannesburg en marge des travaux du Dialogue Intercongolais de Sun City où Mulumba Jean-Baptiste était conseiller de son parti, l'UDPS. L'accusé a en outre indiqué à la Cour des céans qu'il avait signé sous réserve tous les procès-verbaux d'audition devant les services de sécurité qui l'avaient soumis à un traitement inhumain et dégradant. Une autre pièce au dossier et présentée comme élément de preuve d'accusation, c'est un manuel intitulé : " Comment assurer la sécurité rapprochée des V.I.P. ", qui servait au Major Mpika pour assurer la formation des jeunes destinés à la protection de M. Etienne Tshisekedi et d'autres hauts responsables de l'UDPS. Une formation qui n'a rien de militaire, a fait savoir J-B. Mulumba qui, du reste, n'a jamais exercé le métier des armes. Les plaidoiries ont été conduites par trois avocats dont le bâtonnier Mukendi wa Mulumba, Avocat près la Cour suprême de Justice ainsi que le bâtonnier Innocent Mpinga Tshibasu et Yombo Kebeji du barreau de Mbuji-Mayi. Une jurisprudence récente de la même Cour de sûreté de l'Etat dans l'affaire R.P. 2463 opposant M. Mokili Sam et le Ministère Public renseigne que le prévenu a été purement et simplement acquitté alors qu'en sa qualité d'agent de sécurité, il avait eu des contacts avec un colonel des services de sécurité ougandaise pendant cette période de guerre. Le bâtonnier Mukendi wa Mulumba a soulevé cette jurisprudence pour démontrer l'inexistence de l'infraction criminelle par l'absence de toute correspondance entre son client et le ministre rwandais, leurs deux rencontres n'ayant qu'un caractère fortuit. En sa qualité de défenseur émerite des droits de l'Homme, le bâtonnier Mukendi s'est référé au Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques qui protège et proclame le droit d'aller et venir même en temps de guerre. Il a terminé sa plaidoirie en évoquant le cas des femmes congolaises qui se sont éprises des militaires ougandais et rwandais en opération depuis 4 ans sur le territoire congolais, unions matrimoniales qui se sont soldées par une progéniture nombreuse. Faudra-t-il déférer ces femmes devant la justice pour motif d'avoir entretenu des relations amoureuses avec des agents d'une puissance étrangère ennemie ? S'est interrogé le bâtonnier Mukendi wa Mulumba. Quant au bâtonnier Mpinga Tshibasu, ce procès est celui de la libération et de l'indépendance de la magistrature judiciaire face au pouvoir politique. Il a aussi demandé à l'accusation de déposer un acte de déclaration solennelle et officielle d'état de guerre que l'on évoque souvent pour accuser et condamner des pauvres civils innocents surtout dans des juridictions d'exception telles que la Cour de Sûreté de l'Etat et la Cour d'Ordre Militaire. La Cour a pris la cause en délibéré pour se prononcer le jeudi 3 octobre prochain. Le jeudi 3 octobre 2002: Audience au Tribunal de la Cour de Sureté de l'Etat: Alors que l'on s'attendait à l'acquittement du prévenu requis le 26/09 dernier par l'Officier du Ministre public et au dédommagement de la victime pour les préjudices physiques et moraux subis, le même Officier du Ministre public a surpris l'auditoire par son revirement total. Il a exigé la réouverture des débats sans apporter un nouvel élément, prononcé un nouveau réquisitoire diamétralement opposé à celui du 26/09 dernier, soutenu que le fait pour Jean-Baptiste Mulumba d'échanger de cartes de visite avec Mazimpaka suffisait pour établir l'infraction d'intelligence avec l'ennemi, et reclamé 3 ans de prison ferme. La défense de Jean-Baptiste Mulumba, dirigée par Me Jean-Joseph Mukendi Wa Mulumba et comprenant le Bâtonnier Mpinga Tshibasu du Barreau de Mbujimayi et Me Yombo Kebeji a demandé à la Cour de rejeter la requête de la partie poursuivante pour les raisons ci-après: On ne peut pas avoir dans une même affaire deux réquisitoires contradictoires; L'affaire étant prise en délibéré, le Ministère public ne peut obtenir la réouverture des débats sans produire des éléments nouveaux. Or, en l'espèce, l'élément "cartes de visite" avait déjà été débattu et vidé. Il ne peut donc être représenté; On ne peut reprocher à un congolais présent à Sun City d'avoir rencontré fortuitement un "ennemi" parce que tous ceux qui étaient partis à Sun City y avaient été dépêchés pour précisément rencontrer l'"ennemi". La preuve est qu'après Sun City, Jean-Pierre Bemba, ennemi de Kinshasa, s'est retrouvé dans un accord avec le gouvernement de Kinshasa dans les fonctions de Premier Ministre; La jurisprudence de la Cour de Sûreté de l'Etat dans les affaires Sam Mokili, un agent de l'ANR qui avait rencontré un colonel ougandais, et de l'ancien joueur Kabongo qui s'était retrouvé fortuitement face à des ougandais, ne peut être malmenée dans le cas sous examen qui, sur le plan juridique, ne devrait même pas exister; L'accusation d'intelligence avec l'"ennemi" concerne un pays en guerre. On sait certes que sur le plan sociologique, des troupes étrangères occupent le Congo, mais il n'existe pas, juridiquement, un acte qui déclare la guerre dans le pays. Le droit reste le droit: une guerre se déclare et un acte juridique doit exister. La sentence sera prononcée le lundi 7 octobre 2002. Le lundi 7 octobre 2002: Jean-Baptiste a été acquitté par la Cour de Sureté de l'Etat. Malgré son acquittement le lundi 7 octobre 2002 par la Cour de Sureté d'Etat, Jean-Baptiste Mulumba a été empeché de quitter la Prison par la Cour d'Ordre Militaire. Cette dernière en a fait son prisonnier. Et depuis le 10 octobre 2002, la Cour d'Ordre Militaire a entamé la procédure de condamnation à mort de Jean-Baptiste Mulumba. Jusqu'à ce jour, les militaires amènent de force la victime, chaque jour, devant le tribunal de la Cour d'Ordre Militaire. Lors de toutes ces deux comparutions, Jean-Baptiste a suivi les conseils de ses Avocats: ils ne dit aucun mot. Depuis sa création par LD Kabila, la Cour d'Ordre Militaire n'a jamais acquitté un prisonnier politique et d'opinion, elle les a toujours tous condamnés à mort et exécutés. Les déclarations et la défense de l'accusé ne servent à rien, sinon à démontrer sa reconnaissance de la légitimité de ce tribunal et de sa compétence à le juger. Les choses se précisent pour Jean-Baptiste: c'est sa mort que le régime de Kinshasa cherche à tout prix et par tous les moyens. 33. Troisième trimestre 2000-2002: Quatre "creuseurs de diamant" meurent à Makala après 18 mois passés sans jugement, en détention préventive (Le Phare du 2 septembre 2002, Kinshasa) Cinq jeunes de Mbujimayi, tous âgés de moins 25 ans, ont été arrêtés à Mbujimayi au cours du troisième trimestre de l'an 2000 au motif qu'ils seraient des creuseurs de diamant. Il s'agit de MM. Muteba Sany, Mbuyamu, Ilunga, Kasongo et Mungindu Tshala. Personne n'est plus dupe sur de faux motifs officiels, des arrestations, déclarés par le régime de Kinshasa pour ne pas avouer qu'il s'agit des membres de l'UDPS - ce qui risque d'attirer l'attention de l'opinion et de provoquer les condamnations du régime - que l'on arrête arbitrairement et que l'on expédie à la mort dans des prisons. Ils ont été amenés à Kinshasa le 19 février 2001 et jetés à la Prison de Makala en détention préventive. Et là, personne ne s'est occupé d'eux: 4 d'entre eux sont décédés. Ils sont décédés l'un après l'autre, épuisés par plus de 18 mois passés en prison sans jugement, sans nourriture, sans hygiène, sans soins de santé. On les a trouvés recroquevillés dans leur cellule au pavillon 10. Un seul survivant jusqu'à ce jour: Muteba Sany, déjà épuisé. Il n'est pas relâché. Ses bourreaux attendent sa mort imminente. 34. 18 novembre 2002: COMMUNIQUE DE UDPS-FEDERATION DE MBUJIMAYI. Monsieur BUKASA MUIN MUSENG, President sectionnaire de UDPS-MUENE DITU a été enlevé ce lundi I8-11-2OO2 sur le coup de 23 heures par les Services spéciaux du Pouvoir et amené à une destination inconnue. Des enquetes menées par les combattants de la Section de Muene Ditu sur place, il nous revient queM. BUKASA serait détenu au cachot des Services spéciaux, après avoir transité par celui des FAC, où il a subi des tortures toute la nuit du 18 au 19novembre 2OO2. Il est reproché a M. Bukasa de gener l'implantation du Parti du Pouvoir à Muene Ditu où, seul, ce Parti devrait avoir le droit de cite! L'UDPS Fédération de Mbujimayi: dénonce cet enlèvement qui démontre, une fois de plus, que le Pouvoir de Kinshasa n'est pas encore pret pour la tolérance politique et l'instauration d'un Etat de Droit dans notre pays; exige la libération immédiate et sans condition de M.Bukasa dans les 48 heures de la présente; est prete à organiser les actions de rue pacifiques, au cas où M. Bukasa ne serait pas libéré; demande aux combattantes et combattants de UDPS Muene Ditu de ne point céder aux intimidations des zélés du Pouvoir, tels le commandant de Services spéciaux KAPUKU, le chef coutumier Kabwe Muzembe dont les prises de positions clanistes et anti UDPS ne datent pas d'aujourd'hui. lance un serieux avertissement a l'autoriteprovinciale pour qu,elle prenne ses responsabilitesafin d,eviter que des opportunistes ne viennentperturber le calme qui regne dans notre Province, etque nous voulons tous preserver jusqu,a la fin des travaux du Dialogue Intercongolais en cours.Sé/Valentin Ntumba 1er Vice-Président Fédéral Fait à Bruxelles, le 20 novembre 2002. Dr François Tshipamba Mpuila Représentant Contact: Représentant: 8 Pachthof, 3010 Leuven, Tél. 016/25.97.81, GSM 0485/270.866, E-mail tshidibi.tshipamba @chello.be Représentant-Adjoint: Ir Victor Nzuzi Kabamba, 26/29 rue de Vlogart, 1060 Bruxelles, GSM 0498/80.36.20 Directeur du Cabinet: Dr Ir Grégoire Mbuyi, 48/301 Verte Voie, 1348 Louvain-La-Neuve, GSM 0472/96.66.25, E-mail: repre.udps.belux@posphost.eunet.be Conseiller: Ir Raphaël Kashala Mutambayi, 59 tiensestraat, 3020 Aarschoot, GSM 0477/233.968 Conseiller: Dr Pharm. Félicien Shambuyi Ngombo Mukendi, 24/47, Champ des Hirondelles, 1970 Wezembeek-Oppem, Tél. 02/731.16.72, E-mail: ngombo@belgacom.net [Page principale] [Home page] | |