UNION
POUR LA DÉMOCRATIE
ET LE PROGRÈS SOCIAL




[Page principale] [Home page]

Communiqué de presse du 14 novembre 2002

La mascarade de Kinshasa: les pilleurs devant "leur" justice pour etre blanchis

Réf.: RBL/UDPS/DE/077/02

I. Deux conclusions rapides tirées de l'attitude du régime de Kinshasa face au Rapport de l'ONU sur le pillage des ressources du Congo:

a. L'efficacité des pressions contraignantes et persistantes sur n'importe quelle dictature

La solidité et l'arrogance d'une dictature dans n'importe quel pays est la preuve de l'inexistence des pressions contraignantes et persistantes et la preuve de la complicité des victimes dans le maintien du système qui les écrase. Aucune dictature ne peut résister et meme survivre à des pressions contraignantes et persistantes. La preuve est qu'après avoir rejeté avec arrogance et mépris le Rapport de l'ONU sur le pillage et fait bloc autour des pilleurs, le régime de Kinshasa a fini, suite aux pressions, par suspendre certains pilleurs et les a livrés à la "justice".

b. Le seul acte digne et patriotique qu'il fallait poser

Nous n'avons cessé d'interpeller la conscience du chef de file de la faction armée basée à Kinshasa pour qu'il proclame caduques tous les organes du Parti-Etat (exécutif, "parlement", milice armée, Anr, Démiap, cour d'ordre militaire, Pir) et démissionnaires leurs animateurs afin que, conformément à l'Accord de Lusaka, toutes les forces en présence se mettent autour d'une table, résolvent de façon consensuelle et transparente le problème de légitimité de pouvoir et dotent le Congo d'un Nouvel Ordre Politique, c'est-à-dire des institutions démocratiques et des dirigeants de la Transition. C'est la seule voie pour mettre fin à l'absence d'Etat et de démocratie au Congo, à la jungle, la crise et à toutes ses conséquences qui sévissent sue toute l'étendue du territoire congolais.

Celui qui bloque la solution de la crise (le pouvoir de Kinshasa), c'est celui-là qui est le responsable n° 1 de la guerre, de la mort de plus 3.5 millions de personnes, de pillages, des violations des droits de l'homme sur toute l'étendue du Congo, des massacres et de l'humiliation de notre peuple, de la présence des milices et des troupes étrangères au Congo, de la souffrance et de la misère de notre peuple

II. Les trois Rapports de l'ONU ont renforcé notre exigence de voir le chef de file dudit pouvoir:

1. Soutenir les recommandations formulées dans le Rapport au Conseil de Sécurité, notamment: prendre une résolution permettent l'universalité des poursuites contre ces personnes et les sociétés citées; et oeuvrer résolument pour la création du Tribunal Pénal International pour la RDC dont la mission serait de poursuivre et de juger tant les auteurs des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité que des crimes à caractère économique, à l'instar du Rwanda et de Ia Sierra Léone.

2. Appliquer immédiatement contre les criminels cités des sanctions recommandées par le Rapport de l'ONU, notamment le gel des avoirs de toutes les personnes morales et physiques citées; et l'imposition des restrictions de mouvements et de déplacements de ces personnes.

3. proclamer caduques tous les organes du Parti-Etat et démissionnaires tous leurs animateurs et demander la tenue rapide des prochaines négociations, car les Rapports de l'ONU ont particulièrement discrédité et disqualifié ledit pouvoir qui, obnubilé par l'illusion de perpétuer l'absence d'Etat et de démocratie, la dictature ainsi que le pillage des richesses nationales, avait bloqué la solution de la crise au DIC à Sun City en tentant par tous les moyens de se faire légitimer par toutes les forces en présence.

La preuve qu'il s'agit d'un crime d'Etat et non des actes de quelques individus isolés est donnée notamment par:

a. La généralisation de la destruction et des pillages à tous les niveaux du pouvoir de Kinshasa. Pour leur sortie par exemple, tous les "ministres" et leurs collaborateurs descendaient le week-end à Mbujimayi pour rendre visite à leur ami Okoto et se servaient le diamant sur le tas à la Miba. Une drague appretée ad hoc était gardée par le gouverneur à sa résidence.

b. La description des réseaux et des mécanismes des pillages au sein dudit pouvoir;

c. L'ampleur des pillages: 5 milliards en 4 ans;

d. Les faits que nous avons nous-memes dénoncés concernant la destruction, le bradage et le pillage du tissu socio-économique et minier national: Miba, Gécamines, Onatra, Ocpt, Fonction publique, Dgc, hopitaux, pharmacies, industrie hotellière, écoles, création des sociétés-écrans avec des étrangers pour piller les richesses nationales à travers elles, détournements des deniers publics à la Banque centrale du Congo, octroi des superficies entières du territoire national aux sociétés étrangères des mercenaires, vente des biens immobiliers de l'Etat congolais à l'Etranger

Notre conviction est aujourd'hui renforcée:

a. Au sein du Pouvoir de Kinshasa il n'y a personne qui a l'amour du pays et du peuple. S'il y en avait un, il aurait appuyé notre lutte pour l'Etat de droit démocratique et démissionné par désaveu et révolte contre les crimes du régime, parmi lesquels se trouvent la destruction et le pillage du tissu socio-économique et minier national de la part de ses compagnons du système.

b. Et meme quand les deux précédents Rapports de l'ONU sont sortis, tous sont restés à leurs postes dans le système, calmes et oeuvrant au maintien et meme à la solidification du système.

c. Entre la sortie des deux précédents Rapports et ce 3ème, la destruction et le pillage ont été encore plus intensifiés et plus inconsidérés que jamais auparavant. Personne d'entre eux n'a désavoué le système et démissionné. C'est plutot avec une arrogance et un mépris rares, que les tenants du Pouvoir de Kinshasa ont spontanément fait bloc autour de quelques pilleurs cités et sont tous restés solidaires entre eux. C'est très significatif, car un innocent combat un crime et n'accepte jamais d'etre complice du criminel. Mais un criminel couvre toujours son copain criminel pour couvrir son propre crime.

III. Le machiavélisme du pouvoir de Kinshasa

Inquiétés par les pressions, les vampires de Kinshasa se sont entendus entre eux pour nous présenter une pièce de théatre. La pièce débute par un acte d'éclat destiné à captiver l'attention des spectateurs, et meme à capturer leur sympathie: la suspension de quelques pilleurs a été annoncée avec fracas et publicités. Et ils ont livrés à la "justice" congolaise. Les metteurs en scène croient que le peuple est encore dupe et naif pour penser que les seuls criminels de pillage sont les seuls cités dans le Rapport et que ces derniers seront sanctionnés par l eur propre justice. Leur "justice" va les blanchir et c'est triomphalement qu'ils effectueront leur come-back au sein du régime et qu'ils entreront au sein du Gouvernement de Transition.

IV. Il n'y a pas de justice indépendante et impartiale dans un régime dictatorial et arbitraire

Le pouvoir judiciaire au Congo est un des organes du Parti-Etat au service de l'arbitraire, à l'instar du pouvoir exécutif, du pouvoir législatif, des forces répressives (milice privée appelée abusivement FAC, Cour d'ordre militaire, Démiap, Anr, Pir), du CPP/PPRD.

La partie du territoire national controlé par la faction armée basée à Kinshasa est dirigée jusqu'à ce jour selon:

a. La Déclaration de prise de pouvoir faite par LD Kabila le 17 mai 1997 à partir de Lubumbashi, à savoir: L'AFDL (puis CPP, puis PPRD) est la seule Autorité politique qui doit diriger le pays pendant toute la période de Transition: c'est la position que le pouvoir de Kinshasa continue à défendre au DIC.

b. Le Decrét-loi 003 du 27 mai 1997, plusieurs fois modifié mais dont la substance ci-après est gardée intacte: Le président du Parti-Etat est de droit le président de la République. C'est lui qui est, en lieu et place du peuple, la source et le fondement de tout pouvoir politique, de son organisation et de son exercice. Sa personne est identifiée à l'Etat, sa volonté arbitraire à a Loi, les mass médias publics de l'Etat, l'Armée et les richesses nationales à sa propriété privée. Tous les autres organes du Parti-Etat sont les caisses de résonance et les amplificateurs de sa seule volonté arbitraire.

c. L'imposition subséquente de la pensée unique, du monolithisme idéologique, politique, social et moral.

Fait à Bruxelles, le 14 novembre 2002.

Dr François Tshipamba Mpuila

Représentant

Contact:

a. Représentant: 8 Pachthof, 3010 Leuven, Tél. 016/25.97.81, GSM 0485/270.866, E-mail tshidibi.tshipamba @chello.be

b. Représentant-Adjoint: Ir Victor Nzuzi Kabamba, 26/29 rue de Vlogart, 1060 Bruxelles, GSM 0498/80.36.20

c. Directeur du Cabinet: Dr Ir Grégoire Mbuyi, tél. 010/45.22.12, GSM 0472/96.66.25, E-mail: repre.udps.belux@posphost.eunet.be

d. Conseiller: Ir Raphaël Kashala Mutambayi, 59 tiensestraat, 3020 Aarschoot, GSM 0477/233.968

e. Conseiller: Dr Pharm. Félicien Shambuyi Ngombo Mukendi, 24/47, Champ des Hirondelles, 1970 Wezembeek-Oppem, Tél. 02/731.16.72 i Kamba, 48/301 Verte Voie, 1348 Louvain-La-Neuve, Tél. 010/45.22.12, E-mail: ngombo@belgacom.net


[Page principale] [Home page]