UNION
POUR LA DÉMOCRATIE
ET LE PROGRÈS SOCIAL




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DECLARATION POLITIQUE DE L'UDPS / ALLEMAGNE, BELGIQUE ET LUXEMBOURG

 

( Francfort, le 18 Mai 2002 )

 

 

LES RESPONSABLES POLIQUES DE L’UDPS / ALLEMAGNE, BELGIQUE ET LUXEMBOURG DEMANDENT DES SANCTIONS CONTRE M. LOUIS MICHEL, VICE-PREMIER MINISTRE ET MINISTRE BELGE DES AFFAIRES ETRANGERES

 

Ref.:RP/UDPS-AB/DE/001/02

 

Nous, Responsables politiques de l’UDPS / Allemagne, Belgique et Luxembourg, réunis à Francfort, en Allemagne ce samedi 18 mai 2002 à l'initiative du Bureau de l'Assemblée Fédérale de l'UDPS/Allemagne, en vue de dresser le bilan de 52 jours des négociations politiques intercongolaises qui se sont déroulées à Sun City en Afrique du Sud (25 février-19 avril 2002) et d’en tirer toutes les conséquences logiques et politiques nécessaires, avons constaté que M. Louis Michel, Vice-Premier Ministre et Ministre belge des Affaires étrangères, s'est rendu coupable des blocages successifs, ci-après, de la solution globale et définitive de la crise congolaise:

 

  1. CONSTAT

I. 1. Sous le règne de M. Laurent Désiré Kabila

 

Au lieu d'exercer des pressions sur M. L.D. Kabila ( isolement du régime, restriction des visas pour les collaborateurs du tyran...), pour que ce dernier organise le Dialogue Intercongolais réclamé dès le 17 mai 1997 par l'ensemble de la société congolaise, M. Louis Michel a plutôt multiplié des fréquentations de complaisance auprès de M. L. D. Kabila à Kinshasa et organisé des réceptions pompeuses pour les collaborateurs du tyran à Bruxelles. Ce qui réhaussa ce dernier au même niveau que les forces démocratiques, le rendit fréquentable et l'entêta dans la poursuite de sa logique dictatoriale jusqu'à l'éclatement de la guerre le 2 août 1998.

I. 2. Sous le règne de M. Joseph Kabila (de son vrai nom Joseph Kanambe)

 

Dès que les troupes zimbabwéennes et angolaises placèrent M. Joseph Kabila au pouvoir en janvier 2001, M. Louis Michel découvrit en ce dernier un pion idéal pour la réalisation de ses intérêts personnels au Congo. Il se mit à saboter le processus qui allait conduire au Dialogue Intercongolais et se lança dans la campagne de légitimation du pouvoir militaire et dictatorial de ce dernier, contre l'aspiration profonde du Peuple à la démocratie et contre les forces démocratiques qu'il (M. Louis Michel) tentait d'exclure de la légitimation, de l'organisation et de l'exercice du pouvoir politique.

 

  1. Campagnes successives de légitimation du pouvoir de Joseph Kabila en

bloquant la tenue du DIC

 

  1. M. Louis Michel chercha des appuis politiques, diplomatiques et financiers pour le jeune dictateur et réussit à briser l'isolement du régime de Kinshasa. Il (M. Louis Michel) procéda à la formation du gouvernement Kabila; s'adonna aux déclarations émotionnelles d'amour et d'admiration envers ses „technocrates et réformistes" (sic) et se proposa même de démarrer la coopération structurelle avec ledit gouvernement alors que le reste de la Classe politique belge, l'Union Européenne et la Communauté Internationale conditionnaient toute reprise de la coopération structurelle à la tenue du DIC et à l'application effective de ses Résolutions. Mais, sur le plan officiel, M. Louis Michel et son pion de Kinshasa continuaient à tenir un discours ambigu et contradictoire, soutenant à la fois la tenue du DIC et le pouvoir de Kinshasa. Bien que ce discours ne se traduisit pas en actes concrets en faveur du DIC, il séduisit néanmoins certains partenaires étrangers, comme si un discours charmant suffisait pour être capable de diriger démocratiquement le Congo et résoudre la crise grave et multiforme qui y sévit.
  2. Pour annihiler complètement tout espoir d'organiser le DIC, ou de le vider de toute sa substance au cas où il s'organisait, M. Louis Michel initia le projet de faire participer les deux autres belligérants (RCD et MLC) à la légitimation du pouvoir de Joseph Kabila. C'est la stratégie du partage du pouvoir entre les trois belligérants, mais avec Joseph Kabila reconnu par les deux autres belligérants (RCD et MLC) comme Président de la République. Et c'est la prime à la guerre.
  3.  

  4. Devant la résistance du RCD et du MLC, M. Louis Michel recourut à l'Ambassadeur de la France au Conseil de Sécurité de l'ONU, M. Levitte, et à certains Africains qu'il réussit à manipuler. C'est le cas d'Ibrahim Fall, Secrétaire Général-Adjoint de l'ONU. Ce dernier fut mis à l'avant-plan et présida à la réunion d'Abudja (décembre 2001) et de Génève (février 2002). M. Louis Michel a ainsi voulu accroître la pression sur les deux bélligérants (RCD et MLC) pour qu'ils acceptent l'offre du partage du pouvoir à trois tout en légitimant le pouvoir de Joseph Kabila comme Chef de l' Etat.

 

Le MLC qui, jusque-là comme le RCD, tenait à l'organisation du DIC et au respect des textes dans un cadre consensuel global pour diriger le pays, mordit à l'hameçon à la rencontre de Génève.

 

La fermeté et l'intransigeance du RCD et des forces démocratiques comme l'UDPS, ainsi que de la communauté internationale (excepté la France et la Belgique) pour le respect de l'Accord de Lusaka, firent échouer le projet de Louis Michel et rendirent inévitable la tenue du DIC.

 

B. Campagnes de légitimation à l'intérieur du DIC

Pour faire légitimer son pion Joseph Kabila à l'intérieur du DIC, M. Louis Michel ourdit un nouveau complot en quatre phases:

 

  1. La Rencontre de Bruxelles (janvier 2002): Manipulation de la Classe politique et de la Société civile
  2. La tenue du DIC étant devenue inévitable, M. Louis Michel convoqua à Bruxelles une partie de l'Elite congolaise (Classe politique et Société civile) et réussit à manipuler ses invités pour que le problème de poste de Joseph Kabila ne soit pas posé au DIC. Il les fit signer un document dans lequel le mode de désignation du Premier Ministre et du Président de l'Assemblée au DIC était indiqué (par consensus) mais sans désigner le mode de désignation du Président de la République.

     

  3. L'arrangement privé entre deux belligérants: Kabila-Bemba
  4. Initié dépuis Génève, cet arrangement fut parachevé lors du voyage de Bemba à Paris et à Bruxelles en février 2002. Dans cet arrangement, Bemba reconnaît Joseph Kabila comme Président de la République de la Transition. Et ils l'amenèrent dans leurs valises à Sun City. Mais comment imposer cet arrangement privé à toutes les Composantes au DIC? M. Louis Michel inventa la stratégie de l' "inclusivité" et secoua ciel et terre pour se faire nommer le Co-facilitateur du DIC.

     

  5. La campagne de l' "inclusivité" ou du clientélisme

 

Alors que l'UDPS et la vraie Opposition démocratique avaient proposé un nombre restreint des délégués (pas plus de 60) au DIC mais hautement représentatif de l'ensemble de la Société congolaise, le gouvernement de Kinshasa posa comme condition de sa participation au DIC le respect du principe de l'inclusivité. Le but visé n'était pas l'inclusivité dans le sens positif et noble signifiant l'absence d'exclusion, encore mieux la véritable représentativité, mais plutôt le vilain cliéntélisme. Le gouvernement fit gonfler le nombre des délégués au DIC et y fit agréer des individus qui ne représentaient qu'eux-mêmes et les intérêts du gouvernement, à savoir plusieurs partis politiques alimentaires et certains opportunistes de la Société civile acquis à sa cause. Ils signeront l'arrangement privé et informel Kabila-Bemba comme un acte de reconnaissance envers le gouvernement grâce à qui ils ont pu participer au DIC.

 

d) Démarches de M. Louis Michel pour devenir co-facilitateur au DIC:

Pour superviser lui-même l'exécution de ses cabales à Sun City, M. Louis Michel entreprit contre vents et marées une vaste campagne pour déstabiliser M. Ketumile Masire, le Facilitateur en exercice, afin de se faire nommer co-facilitateur du DIC. Ces injonctions extravagantes et scandaleuses politiques furent dénoncées même par M. Ketumile Masire lui-même ( Cfr son interview dans la Libre Belgique du 25 février 2002). Il ne réussit pas à se faire nommer co-facilitateur.

 

M. Louis Michel responsabilisa ses hommes de main, présents en permanence à Sun City. Il les téléguida à partir de son bureau de Bruxelles et conféra avec eux lors de ses voyages en catimini en Afrique du Sud pendant la tenue du DIC.

 

C. La réalisation du plan Louis Michel à Sun City:

 

Les stratégies suivantes furent utilisées:

 

  1. L'absence continue de Joseph Kabila et de Bemba de Sun City. Le premier n'a été présent qu'à la cérémonie de l'ouverture du DIC et repartir directement après. Le deuxième n'est venu que pour prononcer la Déclaration de politique générale de son Mouvement pour repartir aussi directement après.
  2.  

  3. L'absence de volonté politique. La délégation du gouvernement Kabila n'a montré, pendant les 52 jours des négociations, aucune volonté politique de s'engager dans la dynamique collective vers la solution globale et définitive de la crise. Elle n'avait préparé aucun dossier, et son apport aux travaux a été inexistant. Ceci a été flagrant dans la Commission économico-financière. Visiblement, aucun dossier n'était préparé. Ladite délégation n'avait qu'une seule obsession: "Joseph Kabila doit rester comme Président de la République; il existe en place un gouvernement, une armée et autres institutions de l'Etat. Toutes les autres Composantes n'ont qu'à s'y greffer" (sic). Tel était le refrain qui leur avait été dicté par M. Louis Michel et qu'ils répétait machinalement. Ce qui était déjà une violation manifeste de l'esprit et de la lettre de l'Accord de Lusaka et du Réglement d'Ordre Intérieur du DIC qui n'avaient exclu a priori aucune matière de la négociation et qui avaient fixé le consensus comme mode de décision.
  4.  

  5. Les points fondamentaux du conflit exclus a priori des négociations. Il est à noter que justement les matières exclues d'avance du débat par le gouvernement Kabila constituaient la substance même du conflit en RDC et donc devraient inéluctablement faire l'objet des négociations pour une solution durable et définitive de la crise.
  6.  

  7. Les blocages successifs des travaux. La délégation du gouvernement a systématiquement bloqué tout débat sur le Nouvel Ordre Politique, les Institutions et les Dirigeants de la Transition ainsi que sur la formation d'une Armée républicaine, nationale et apolitique. En plus des blocages dans les travaux, notamment dans la Commission Défense et Sécurité et dans la Commission Politique et Juridique, plusieurs alibis ont été utilisés par le gouvernement Kabila pour suspendre sa participation au DIC. A titre d'exemple: le cas de la liste de 20, de Moliro…Le but visé était d'empêcher que les objectifs du DIC ne soient atteints à l'échéance fixée de 45 jours et qu'il y ait ainsi l'impasse et non un Accord politique consensuel, inclusif et global.
  8.  

  9. Le blocage de l'Accord politique consensuel, inclusif et global presque trouvé à partir du Plan Mbeki II.

 

  • Devant les blocages successifs et l'échec qui planait sur le DIC, le Président Sud-Africain Thabo Mbeki s'impliqua lui-même dans le DIC et proposa deux plans aux délégués. La synthèse des amendements apportés par les Composantes au Plan Mbeki II donna lieu aux convergences sur des questions fondamentales telles que les principes, les valeurs, les objectifs, les institutions, la durée et les animateurs de la Transition. L'Accord politique consensuel, inclusif et global ainsi trouvé attendait sa ratification au cours de la dernière Plénière.

 

  • Il était notamment convenu, dans ces convergences, que Joseph Kabila reste à son poste; que les deux autres belligérants (RCD et MLC) occupent les deux Vice-présidences de la République; que la Direction du gouvernement soit confiée à l'Opposition non- armée et la Présidence du Parlement et des Institutions citoyennes à la Société Civile.

 

  • Pour bloquer la ratification de ces convergences qui seraient devenues après coup l'Accord consensuel et global tant attendu, le couple Kabila-Bemba exhuma alors leur arrangement privé et informel de leurs valises et obtinrent les signatures de nombreux délégués par des procédues malsaines ci-après: corruption avec 1000-2000 $ US par signataire, menaces de représailles au retour au pays, exigence d'un acte de reconnaissance de leurs clients, mensonges, désinformation, promesses des postes ministériels….

 

  • L'arrangement Kabila-Bemba a été signé dans une chambre de l’Hotel Cascades, en dehors des organes officiels de travail du DIC et en violation flagrante des textes directeurs du DIC, à savoir l’Accord de Lusaka, la Déclaration des principes fondamentaux des négociations politiques intercongolaises, le Pacte Républicain, le Réglement d‘0rdre Intérieur du DIC et le Plan Mbeki II.

 

  • Cet arrangement a été dénoncé et désavoué au cours de la séance de la dernière Plénière par les structures et organes officiels du DIC, à savoir le Bureau de la Facilitation, la Plénière et le Président du pays hôte (le Président Sud-Africain Thabo Mbeki). Ensuite, après avoir qualifié ledit arrangement pirate d'un coup de force contre le DIC (sic), le Facilitateur Masire, en vertu des prérogatives lui attribuées par l'Accord de Lusaka et le Réglement d'Ordre Intérieur du DIC, et en présence du Président Thabo Mbeki qui participait à ladite Plénière, communiqua à l'Assemblée la décision officielle du Bureau de Facilitation d'ajourner le DIC sous sa forme de 361 délégués et de le poursuivre sous un format réduit de 5 délégués par Composante. Cette décision a été non seulement adoptée par la Plénière, mais aussi appuyée séance tenante par le Président Thabo Mbeki.

 

  • Suite à ce désavoeu officiel et public, MM. Jean Mbuyu et Olivier Kamitatu, porte-parole respectivement du gouvernement Kabila et du MLC, reconnurent publiquement, au cours de la même Plénière, que leur arrangement était privé et informel et qu'il était même inutile d'en discuter à la Plénière du DIC. Ensuite, ils s'engagèrent officiellement à poursuivre les travaux du DIC sous un format réduit conformément à la décision ci-haut mentionnée du Bureau de Facilitation.

 

D. La campagne de légitimation de l'arrangement Kabila-Bemba par M. Louis Michel

 

  1. Reconnaissance prématurée de l'arrangement pirate et campagnes mensongères.

 

  • Avant même que ses pions aient annoncé la conclusion de l’arrangement à Sun City, M. Louis Michel avait curieusement déjà publié un communiqué soutenant ledit arrangement, fait des éloges sur Joseph Kabila et invité les non-signataires de l’arrangement à y adhérer. Le communiqué fut très largement diffusé à Sun City par son Ambassadeur. Ensuite M. Louis Michel se lança dans une campagne mensongère auprès des Congolais et de la Communauté Internationale pour les amener à soutenir ledit arrangement. Abusant de ses fonctions et des moyens de communication à sa disposition, il réussit ainsi à induire le Peuple Congolais et toute la Communauté Internationale en erreur et amena l’Union Européenne à signer dans la précipitation un comuniqué soutenant ledit arrangement pirate.

 

  • En lieu et place du Ministre des Transports qui devrait inaugurer le premier vol vers Kinshasa de la Compagnie aérienne Brussel Airlines, M. Louis Michel se jeta dans l'avion pour aller féliciter ses pions qui revenaient de Sun City; tromper publiquement devant la presse que ledit arrangemennt était soutenu par toute la Communauté Internationale.

 

  1. M. Louis Michel bloque la poursuite du DIC sous le format réduit
  2.  

    Lors de son séjour à Kinshasa, M. Louis Michel entêta ses pions pour rester à Kinshasa et poursuivre l'application de leur arrangement en dépit de l'invitation lancée à tous les acteurs par le Président Thabo Mbeki de rentrer en Afrique du Sud pour poursuivre le DIC. Et ils sont restés au lieu d'honorer leur engagement solennel, à la dernière Plénière du 19 avril dernier, de rentrer en Afrique du Sud pour la poursuite des travaux en format réduit. M. Louis Michel leur promit de tout entreprendre pour obtenir l'adhésion de tous les autres acteurs audit arrangement.

     

  3. Recours à la terreur pour consolider le nouveau pouvoir illégitime et dictatorial de Joseph Kabila

 

M. Louis Michel organise l'intensification de la répression contre les forces démocratiques pour consolider le nouveau régime issu de l'arrangement pirate de Sun City et non du cadre officiel et légitime du DIC. M. Louis Michel a demandé à ses pions de briser la résistance des forces patriotiques et démocratiques par le recours à la terreur. C’est ainsi qu’une répression aveugle et sauvage sévit en ce moment contre les membres de l’UDPS sur toute l’étendue du Congo. Pour illustration, les membres et responsables politiques de l'UDPS dont les noms suivent sont en prison et soumis aux tortures:

 

  • Kinshasa: Kayoyo Mona cebe (Cadre de l'UDPS/Kinshasa), N'sii Luanda (Président de CODHO), José Feruzi Samwengele (Journaliste), Désiré Birihanze (Secrétaire National de l'UDPS au Travail et Emploi) et Mme Nguya (Epouse du Responsable Fédéral de l'UDPS/Bandundu)
  • Bas-Congo: Dr Masukidi Lukau (Président de l'UDPS/Cataractes)
  • Lubumbashi: Tabu-Kalala (Président fédéral de l'UDPS/Katanga) et Jean Baptiste Mulumba (Conseiller Economique de M. Etienne Tshisekedi)
  • Mbujimayi: Jean-Paul Mbwebwe (Secrétaire Fédéral de la JUDPS/Mbujimayi) Maurice Bamanayi (Cadre de l'UDPS/Mbujimayi) et Bernard Nyandu (Cadre de l'UDPS/Mbujimayi)

 

II. Conclusion sur M. Louis Michel

 

II.1. Rappel

 

Dès l'arrivée de M. Louis Michel au Ministère belge des Affaires Etrangères il y a deux ans, notre Parti s'était empressé auprès de lui pour le féliciter et l'encourager dans sa volonté exprimée de contribuer à la solution de la crise congolaise. A travers plusieurs séances de travail avec ses collaborateurs et une abondante documentation mise à leur disposition, le message de l'UDPS au ministre belge était clair:

 

  • La crise congolaise est fondamentalement politique et a pour cause profonde l'absence d'Etat et de démocratie au Congo;

 

  • La solution durable et définitive de la crise réside dans l'instauration d'un Etat de droit souverain et démocratique au Congo. Cette instauration passe par l'organisation du Dialogue Intercongolais qui réunira un nombre restreint de délégués mais très représentatif de l'ensemble de la société congolaise. Le Dialogue débouchera sur un Accord politique consensuel, inclusif et global qui donnera lieu à une Constitution de la Transition rédigée de façon impersonnelle, aux institutions démocratiques et aux dirigeants de la Transition démocratiquement désignés sur base des critères précis et rigoureux;

 

  • La meilleure voie de parvenir à l'organisation de ce Dialogue et d'obtenir l'application effective de ses Résolutions consiste à mobiliser la Communauté Internationale pour qu'elle exerce des pressions contraignantes sur le tyran et qu'elle soutienne de façon réelle et effective les forces démocratiques;

 

  • Que le ministre belge élabore, sur base de notre modeste contribution et de l'expertise belge, une politique africaine cohérente et efficace susceptible de permettre à la Belgique, à l’Union Européenne et à la Communauté Internationale de faire avancer, de façon significative, le processus de pacification et de démocratisation du Congo.

 

Force est de constater qu'au contraire, à la lumière de tout ce qui précède, le ministre belge a été et demeure l'un des obstacles majeurs à la solution durable et défintive de la crise congolaise. Le ministre belge brille plutôt par des initiatives intempestives, incohérentes et désordonnées nuisibles au processus de pacification et de démocratisation du Congo:

 

  • Au niveau institutionnel: l’arrangement dont il est le géniteur et l’architecte ne constitue pas une solution durable à la crise, il l'aggrave au contraire.

 

  • Au niveau des dirigeants politiques: M. Louis Michel a, à cause de ses intentions maléfiques sur le Congo, horreur d'avoir comme interlocuteurs congolais des hommes d’Etat, des hommes responsables et crédibles et vrais représentants du Peuple Congolais. Il bloque leur accession au pouvoir et oeuvre pour l'accession et le maintien au pouvoir des opportunistes, des aventuriers, des pions manipulables, des agents d'affaires de ses intérêts égoïstes. Avec de tels hommes, il excelle dans les combines, les tricheries et la magouille.

 

  • Au niveau du Dialogue Intercongolais, voie obligée pour le réglement de la crise congolaise: il tente d’annihiler les espoirs et les attentes que le Peuple Congolais place dans le Dialogue ainsi que les fruits d’énormes efforts déployés et sacrifices consentis par le Peuple Congolais, le Président Thabo Mbeki, le Peuple et le Gouvernement Sud-Africains ainsi que par toute la Communauté Internationale pour la tenue et la réussite du Dialogue Intercongolais.

 

  • Au niveau des intérêts: au profit de ses intérêts personnels, il compromet les intérêts du Peuple belge, du Peuple Congolais et de toute l'Afrique ainsi que l’avenir des relations de coopération entre le Congo et la Belgique.

 

II. 2. Demande des sanctions

 

Nous demandons à la Classe politique, au Peuple et au gouvernement belges, à l'Union Africaine, à la SADC, à l’Union Européenne, au Conseil de Sécurité de l’ONU, aux Acteurs signataires de l'Accord de Lusaka, aux Structures et aux Organes officiels du DIC ainsi qu'aux Structures et aux Organes de l'Alliance pour la sauvergarde du DIC (ASD) de se désolidariser du ministre belge, de le désavouer et d’exiger sa démission du poste de ministre belge des Affaires étrangères.

 

III. La fierté légitime d'être membres de l'UDPS

 

Nous terminons cette Déclaration par exprimer publiquement notre fierté d'être membres de l'UDPS car, notre Parti est sorti de l'imbroglio de Sun City sans être mêlé à la magouille, aux combines et aux tricheries qui caractérisent la conception de l'arrangement Kabila-Bemba à Paris et à Bruxelles et les conditions de sa mise à exécution à Sun City. L'UDPS est restée dans le camp de ceux qui représentent une chance pour le Congo, c'est-à-dire ceux qui exigent la poursuite du DIC pour obtenir un Accord politique consensuel, inclusif et global et le respect des textes, condition sine qua non pour l'instauration et la viabilité d'un Etat de droit démocratique au Congo. Notre Parti est de ceux qui exigent le respect de 5 textes, ci-après, directeurs du DIC violés par les géniteurs et les signataires de l'arrangement Kabila-Bemba: l'Accord de Lusaka, la Déclaration des principes fondamentaux des négociations politiques intercongolaises, le Pacte Républicain, le Réglement d'ordre intérieur du DIC et la synthèse du Président Mbeki II.

 

IV. Ont participé à cette Assemblée les Responsables politiques dont les noms suivent:

 

1. Dr François Tshipamba Mpuila, Représentant de l’UDPS / BELUX, Délégué au DIC

2. Philippe Omasso-Fundi Yangala, Président du Bureau de l'Assemblée

UDPS / RFA, Expert au DIC

4. Nöel Mungongo Gema, Président du Comité Fédéral UDPS / RFA

5. Alex Mbaya, Représentant UDPS / RFA

6. Mufanga Ndjoli, Vice-Président du Bureau de l'Assemblée Féd. UDPS / RFA

7. Malutedi Sengua, Secrétaire du Bureau de l'Assemblée Féd. UDPS / RFA et

Modérateur de la séance

  1. Jimmy Kenga, Président Cellule UDPS / Wuppertal-RFA et Responsable du groupe

"Initiativeafrika 2000" en Allemagne„

9. Katumpa Tshianyi, Président UDPS / Francfort-M.-RFA

10. Henry Kabuya, Ancien Président Fédéral UDPS/RFA

11. Mme Alphonse Kalala Mbuyi, Cadre UDPS/RFA

12. Tshilombo J.R., Vice-Président UDPS/Düsseldorf-RFA

13. Lussamaki Otema, Secrétaire Fédéral/Mobilisation UDPS / RFA

14. Didier Tegamani, Cadre UDPS/RFA

15. Beji-Baka J.C., Cadre UDPS/RFA

16. Bakaswa Tumba Didier, Cadre UDPS/RFA

17. Bolela Lukombo, Cadre UDPS/RFA

18. Jean- Pierre Khavala, Cadre UDPS/RFA

19. Kalondji Lonji, Cadre UDPS/RFA

20. Nkombo Mwamba, Cadre UDPS/RFA

21. Franck Mutombo, Cadre UDPS/RFA

22. Mukadi Boni, Cadre/RFA

23. Frédéric Nkiowanago, Cadre UDPS/RFA

24. Etienne Mpoyila, Cadre UDPS/RFA

 

Fait à Francfort, le 18 mai 2002.

 

Pour les participants

 

Dr. François Tshipamba Mpuila Philippe Omasso-Fundi Yangala

Représentant de l' UDPS / BELUX Président du Bureau de l'Assemblée

Délégué au DIC Fédérale UDPS/RFA

Expert et Conseiller au DIC


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