UNION
POUR LA DÉMOCRATIE
ET LE PROGRÈS SOCIAL




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Document de l'UDPS

Qui est le vrai traitre des intérêts du Congo vis-à-vis du Rwanda ?

 

Réf.:RBL/UDPS/DIC/DE/013/02

  1. L'attitude envers les génocidaires interahamwe et les soldats ex-FAR
    • LD Kabila et Joseph Kanambe avaient, à tour de rôle, bloqué, pendant plusieurs mois, l'application de l'Accord de Lusaka en exigeant le retrait préalable des troupes rwandaises du Congo. De son côté, le gouvernement rwandais dénonçait la présence des génocidaires interahamwe et des soldats Ex-FAR au Congo et leur alliance avec LD Kabila et Joseph Kanambe, et affirmait que, pour la sécurité du Rwanda, il avait envahi le Congo et n'en retirerait ses troupes que si ces forces négatives sont neutralisées au Congo. LD Kabila et Joseph Kanambe niaient leur alliance avec ces forces négatives et même leur présence au Congo.
    • Mais le 15 août 2001, à la 16ème Réunion du Comité des Nations Unies sur la sécurité et la paix en Afrique centrale, She Okitundu a enfin reconnu, non seulement la présence, au Congo, des génocidaires interahamwe, des soldats ex-FAR et des rebelles burundais, mais aussi l'alliance entre ces forces négatives et son Camp. Okitundu s'est engagé, au nom de son Camp, à désarmer ces rebelles. Cet aveu tardif et l'engagement pris par Okitundu étaient à la fois la conséquence des pressions du gouvernement américain pour qui ces génocidaires rwandais doivent être désarmés, neutralisés et jugés; du passage à Kinshasa de Madame Short Clare, ministre britannique, de M.D. Payne, congressiste américain et de M. Hubert Védrine, ministre français des Affaires Etrangères.
    • Les "nationalistes" (sic) LD Kabila et Joseph Kanambe ont donc oeuvré, jusqu'ici, pour le maintien des troupes rwandaises au Congo. Ils exigent leur retrait du Congo, mais maintiennent, au Congo, la justification de leur présence au Congo, à savoir les forces interahamwe et des soldats ex-FAR, et nouent même des alliances avec ces forces. Qui a condamné cette trahison?
    • Mieux qu'une simple alliance, les génocidaires interahamwe et les soldats ex-FAR sont même promus et trônent dans l'Etat-Major des FAC (milice armée du Camp Kanambe). Cette information a été confirmée séance tenante par un membre important de la Commission Défense et Sécurité dont le voisin à Kinshasa est l'un de ces officiers rwandais qui dirigent les FAC. La délégation de Kanambe n'a su répondre à ces révélations graves. Et M. Etumba, l'un des officiers des FAC et membre de la Commission Défense et Sécurité, a menacé ce membre, M. Franck Diongo, de représailles à son retour au Congo. Qui a condamné ce fait?

  2. Le silence sur les crimes commis par Kanambe?
    • Il y a violations graves des libertés politiques et civiles et des droits fondamentaux de la personne humaine par Kanambe, sa milice armée et ses parrains par le Camp Kanambe (les deux Kasaï, le Bas-Congo, Kinshasa, Bandundu…). Il y a des arrestations arbitraires, des détentions illégales, des tortures, des condamnations des opposants politiques à mort et leur exécution par la cour d'ordre militaire, des rançonnements de la population… Qui proteste contre la répression des membres de l'UDPS dans le camp Kanambe? Qui exige la libération des membres de l'UDPS qui sont en prison jusqu'à ce jour et soumis aux tortures?
    • Il y a pillage des richesses nationales (diamant, pétrole, or…) par Kanambe et ses parrains. Qui proteste? Kanambe a détourné les congolais de ses crimes politiques et économiques mais à focaliser toute leur attention sur l'Est du Congo. C'est une injustice contre ces populations.
    • L'UDPS condamne tous les crimes, où qu'ils se commettent et quels qu'en soient les auteurs et les mobiles, et lutte pour une solution globale et définitive qui libère et soulage les populations, non seulement du territoire occupé par les rebelles ou par le Camp Kanambe, mais de l'ensemble de tout le Congo. Cette solution est l'instauration d'un Etat de droit souverain et démocratique au Congo.

  3. L'attitude envers Paul Kagame
    • LD Kabila, Joseph Kanambe, Mwenze Kongolo… rencontrent Kagame quand ils veulent. Ils ne demandent pas à la population son avis préalable. Ils ne lui font pas à posteriori le rapport de leurs entretiens. Personne ne proteste ! Mais, à M. Etienne Tshisekedi et aux responsables de l'UDPS l'on veut interdire de rencontrer Kagame ou même de lui téléphoner pour rechercher une solution aux problèmes de la région des Grands Lacs. Au nom de quel principe? Et qui a le pouvoir de décréter ce principe? Tout congolais a le droit de rencontrer qui il désire, surtout si c'est dans l'Intérêt Supérieur de la Nation. Il est démontré que LD Kabila, Joseph Kanambe, Mwenze Kongolo… rencontrent Kagame, non dans l'Intérêt Supérieur de la Nation, mais pour solliciter son soutien au pouvoir de Kinshasa et trouver des arrangements obscurs avec lui. S'ils étaient bien intentionnés, ils auraient déjà résolu en toute transparence le problème des interahamwe et des soldats ex-FAR et les troupes rwandaises, qui utilisent l'excuse de la présence de ces dernières forces au Congo, auraient déjà quitté notre pays.
    • M. Etienne Tshisekedi est même le Leader politique congolais le mieux indiqué pour rencontrer Paul Kagame car le Président de l'UDPS a déjà démontré, pendant plus de vingt ans, sa forte personnalité, son indépendance d'esprit et son amour pour notre pays et pour notre peuple. Ces qualités l'ont rendu imperméable à toute manipulation ourdie par les Congolais ou par les Etrangers et font de lui l'homme le plus sûr dans les négociations avec les étrangers et le véritable garant de l'indépendance et de la souveraineté nationales.
    • M. Etienne Tshisekedi doit rencontrer le plus rapidement possible les Présidents Kagame, Museveni, Dos Santos… comme il vient de le faire avec les Présidents Mbeki, Muluzi, Chissano et Mugabe. Grâce à sa sagesse, à sa maturité, à son expérience, à sa stature d'homme d'Etat, à son envergure nationale et internationale, à son sérieux et à sa tenacité, M. Tshisekedi peut amener ses Chefs d'Etat à contribuer positivement à la solution de la crise congolaise; à régler en toute transparence la question de l'indépendance et de la souveraineté nationales, de l'intégrité du territoire national et de l'intangibilité de nos frontières; à résoudre le problème des forces négatives et étrangères présentes au Congo; à envisager la création des sous-ensembles économiques, politiques, culturels au niveau de la Région des Grands Lacs pour accélérer le développement de la région; à diffuser la culture de la paix, de la réconciliation, de la coexistence pacifique et enrichissante entre diverses cultures et ethnies; et à promouvoir la solidarité et la coopération entre tous les pays de la région et nos peuples.

  4. L'attitude envers Joseph Kanambe, un rwandais placé par les étrangers avec les armes au Sommet de l'Etat congolais
    • M. Honoré Ngbanda, ancien conseiller spécial de Mobutu en matière de sécurité, a affirmé que Joseph Kanambe est un rwandais, fils de Christopher Kanambe de nationalité rwandaise qui était un ami de LD Kabila;
    • Etienne Kabila, fils biologique de LD Kabila, a, au cours d'une conférence de presse donnée en janvier 2002 à Kinshasa, affirmé que Joseph Kanambe n'a aucune goutte de sang congolais dans son corps, qu'il est rwandais et fils adoptif de son père LD Kabila.
    • A Sun City, dans la Commission Défense et Sécurité, le Commandant Jean-Pierre Ondekane (RCD) s'est adressé publiquement à Mwenze Kongolo et à toute la Commission pour affirmer que, pour avoir participé à toutes les deux guerres (1996 et 1998), il connaissait l'AFDL et Joseph Kanambe mieux que Mwenze Kongolo venu tardivement des USA et qui fit un stage de quelques mois à Kigali avant de se rendre à Kinshasa. Le Commandant Ondekane a ensuite affirmé que Joseph Kanambe était venu à l'AFDL en 1996, non comme un congolais, mais comme un militaire de l'Armée Patriotique Rwandaise (APR) aux côtés de James Kabarere. On n'enrôle pas les congolais dans l'APR. Mwenze Kongolo n'a pas contredit ces affirmations.
    • Toujours à Sun City, Etienne Kabila a, dans une conférence de presse donnée le lundi 15 avril 2002, exigé l'examen d'ADN sur lui, sur ses frères et soeurs et sur Joseph Kanambe. Il a donné l'arbre généalogique de LD Kabila depuis ses grands parents et cité tous ses frères et soeurs qui sont les enfants biologiques de LD Kabila. Il a énuméré les noms des enfants adoptifs de LD Kabila et expliqué que chaque fois que ce dernier vivait avec une femme, il adoptait les enfants que cette dernière avait déjà eus auparavant. C'est le cas, a-t-il souligné, de Joseph Kanambe et de sa soeur jumelle, enfants de Christopher Kanambe, un rwandais. Etienne Kabila a dénoncé la participation de Joseph Kanambe à l'assassinat politique de LD Kabila et au vol, en tant qu'un faux héritier, des biens légués par LD Kabila à sa famille. Aucun membre du Camp Kanambe présent dans la salle de conférence n'a démenti les propos d'Etienne Kabila.

  5. L'attitude envers le RCD
    • Quand il agit dans le même sens que le Camp LD Kabila hier et Joseph Kanambe aujourd'hui, le RCD devient en ce moment-là un Mouvement composé de congolais et indépendant du Rwanda. Ce fut le cas lors de la 1ère guerre, pendant le règne de LD Kabila (17 mai 1997-2 août 1998), lors de la signature de l'Accord de Lusaka (10 et 31 juillet 1999, 31 août 1999), lors de la Déclaration des principes fondamentaux des négociations politiques intercongolaises (4 mai 2001 à Lusaka) et du Pacte républicain (24 août à Gaborone). De la même façon, personne n'a contesté la présence et la participation du RCD au DIC comme l'un de trois belligérants congolais.
    • Mais lorsqu'il s'oppose aux sollicitations et aux positions du Camp Kabila hier et Kanambe aujourd'hui, le RCD devient en ce moment-là un Mouvement composé de rwandais et inféodé au Rwanda. Et la campagne de haine et de vengeance est vite déclenchée contre le RCD et contre ceux de qui le RCD s'approche. Ce fut le cas quand le RCD a refusé le partage de pouvoir entre les trois belligérants aux réunions d'Abudja, de Génève et à Sun City. Si le RCD avait accepté ces propositions et que le MLC les avait refusés, ce Mouvementr serait déjà au pouvoir aujourd'hui à Kinshasa aux côtés du Camp Kanambe et le MLC serait aujourd'hui voué aux gémonies, et personne du Camp Kanambe n'aurait dit que le RCD est composé de rwandais et est inféodé au Rwanda, et personne n'aurait vilipendé Kagame. Ce serait au contraire l'Ouganda et Museveni qui aurait l'auraient été.
    • Si l'on veut que l'UDPS ne parle pas avec un mouvement qui a des parrains étrangers, alors l'UDPS ne doit s'approcher d'aucun de trois belligérants congolais car tous ont des parrains étrangers qui les dirigent. Mugabe dirige le territoire militairement contrôlé par le Camp Kabila et Kanambe. Il en est le Grand Propriétaire. Kanambe n'est que le président du Conseil d'administration de la l'Entreprise de Mugabe et il obéit servilement aux injonctions de son Patron. Mwenze Kongolo est, aux côtés de Joseph Kanambe, l'agent d'affaires des intérêts zimbabwéens au Congo. Il est inamovible car Joseph Kanambe a besoin de la présence des soldats zimbabwéens pour la survie de son pouvoir. A présent, la garde de Joseph Kanambe est constituée de soldats zimbabwéens et tanzaniens. Dès la fin de Sun City, Bemba allé à Kampala faire le rapport à son Patron Museveni. Et le Président Museveni appelle Bemba son chien. Les Congolais devraient trouver tout cela scandaleux, humiliant et inadmissible.
    • L'UDPS se rapproche de tous ces belligérants congolais car c'est avec eux que la soultion à la crise doit être trouvée (Cfr UFAD avec le MLC, toutes les démarches humiliantes effectuées envers LD Kabila et l'AFDL, mise à la disposition permanente de LD Kabila d'une équipe de 5 juristes de l'Opposition pour amorcer le Dialogue et rapprocher les vues…). Au nom de quel principe l'UDPS doit-elle se rapprocher seulement du Camp Kabila et Kanambe et du MLC et non du RCD? L'UDPS parlera a tous ces belligérants à la fois !

  6. L'attitude envers M. Etienne Tshisekedi et l'UDPS

    • Lorsque l'AFDL avait déclaré, à partir de Goma, qu'elle avait pris des armes pour chasser Mobutu et permettre l'application des Actes de la CNS, M. Etienne Tshisekedi se rendit en novembre 1996 à Nice pour conseiller à Mobutu de faire cesser la guerre par le retour pacifique à la légalité de la CNS. Son Gouvernement Légal de Transition pouvait aller négocier avec les rebelles congolais à Goma, demander aux pays amis ayant aidé l'AFDL la facture et le retour des troupes étrangères dans leurs pays à partir de Goma. Mobutu ne l'écouta pas. Qui avait soutenu M. Etienne Tshisekedi dans cette démarche? Il y eut la guerre et ses atrocités dont les massacres par l'AFDL et ses alliés de l'APR de plus de 200.000 réfugiés rwandais hutus et déplacés congolais, la destruction du pays, le pillage des richesses nationales…Et puis, Mobutu finit par accepter, trop tard et après une guerre inutile, de négocier avec LD Kabila sur le bâteau Outenica.
    • Le 23 mai 1997 à Kinshasa, M. Etienne Tshisekedi, dans une conférence de presse, dénonça la nouvelle dictature, refusa de reconnaître la légitimité issue des armes et demanda à LD Kabila d'organiser le retour négocié de toutes les troupes étrangères dans leurs pays respectifs et d'initier le Dialogue Intercongolais pour résoudre le problème de légitimité de pouvoir. Le gouvernement Kabila publia un communiqué officiel affirmant qu'il n'y avait aucun soldat étranger au Congo! Le régime poursuivit sa logique dictatoriale et maintint les troupes étrangères au Congo. M. Tshisekedi et l'UDPS organisèrent la lutte au Congo et à l'Etranger contre la dictature et contre la présence des troupes étrangères au Congo. M. Tshisekedi fut même relégué pendant 4 mois dans son village d'origine. Au lieu de résoudre la crise qu'il avait trouvée, LD Kabila l'aggrava. Qui avait soutenu en ce moment-là M. Tshisekedi et l'UDPS?
    • Le 7 août 1998 à Kinshasa, M. Etienne Tshisekedi, dans une conférence de presse, s'opposa à la 2ème guerre qui avait débuté le 2 août 1998. Il offrit ses services de médiation aux belligérants afin que la guerre cesse et que le sang ne coule pas inutilement pour un problème fondamentalement politique et qui exigeait une solution politique. Il invita de nouveau LD Kabila à organiser le Dialogue Intercongolais pour résoudre le problème de la légitimité de pouvoir. LD Kabila ne l'écouta pas. Au lieu de soutenir M. Tshisekedi dans la condamnation de la guerre, certains compatriotes s'arrangèrent derrière LD Kabila et l'encouragèrent à poursuivre sa logique de la dictature et de la guerre. La crise s'aggrava davantage et s'internationalisa même. La guerre ne résolut pas la crise, elle dévasta le pays. Ceux qui avaient encouragé LD Kabila dans cette aventure se tournèrent vers M. Tshisekedi et exigèrent de lui qu'il condamne les atrocités de la guerre dont il avait déjà condamné la cause profonde et le principe. LD Kabila finit par s'asseoir à la même table, avec ceux qu'il appelait "pions des rwandais" - Mobutu avait utilisé la même expression contre LD Kabila avant d'accepter de négocier avec lui - , et l'Accord de Lusaka fut signé.
    • En novembre 1998, l'UDPS/BELUX déposa une plainte contre LD Kabila et l'AFDL pour les crimes perpétrés contre les combattants de l'UDPS, contre toutes les forces démocratiques congolaises, contre les réfugiés rwandais hutus et déplacés congolais et contre les populations Tutsi en général, y compris les femmes et les enfants au début de la 2ème guerre, au Congo. Les 3/4 des crimes dénoncés dans la plainte étaient commis contre les populations de l'Est. Qui nous avait soutenus?
    • Du début de la 2ème guerre (1998) à la signature de l'Accord de Lusaka (1999), M. Tshisekedi, à qui il était interdit de quitter Kinshasa pour aller soit à l'Etranger, soit à l'Intérieur du pays, agit par des conférences de presse et des lettres adressées au Secrétaire Général de l'ONU, aux pays non alignés, à l'OUA, à l'Union Européenne, à la SADC. Dans ces conférences et lettres, il expliquait la cause profonde de la crise, les conséquences de la guerre sur le pays et sur la population et proposait un plan de réglement pacifique et global de la crise. Qui l'avait soutenu?
    • M. Etienne Tshisekedi, à qui l'autorisation de sortir du pays a été enfin octroyée le 29 décembre 2000 pour des raisons de santé, fit pendant 16 mois, après le traitement médical en Afrique du Sud, un périple afro-euro-américain afin de remercier les décideurs de la Communauté Internationale pour leurs pressions qui avaient amené les belligérants à signer l'Accord de Lusaka et pour intensifier ces pressions afin que l'Accord soit respecté et que le DIC ait lieu. Qui l'avait soutenu?
    • La guerre contre le Rwanda a abouti au résultat humiliant et contraire à celui escompté par certains congolais qui, malgré nos mises en garde, s'étaient arrangés derrière Kabila et Kanambe, croyaient naïvement dans la bonne foi et la sincérité de ces deux opportunistes et aventuriers et nous demandaient même de nous aligner comme eux derrière ces deux tyrans. La guerre n'a servi qu'à intrôniser les génocidaires interahamwe et les ex-FAR à la tête des FAC et Joseph Kanambe, un rwandais, au Sommet de l'Etat congolais; elle a favorisé le pillage des richesses nationales; dévasté le pays; exalté l'impunité des criminels; accru l'insécurité; augmenté la souffrance et la misère de la population et hypothéqué l'unité et l'intégrité du Congo, son indépendance, sa souveraineté et l'intangibilité de ses frontières. Qui demande des comptes de cette guerre à Kabila et à Kanambe ainsi qu'à leurs parrains successifs?

  7. L'attitude envers les textes
    • L'attitude d'un homme envers les accords et les textes légaux, nationaux et internationaux, envers les engagements pris et la parole donnée… résume son degré d'humanisation et de civilisation. Le cas du Camp Kanambe doit donc être plus que préoccupant pour chaque congolais. A Sun City, le Camp Kanambe avait une attitude curieuse envers les textes. Il s'y référait quand ceux-ci lui étaient profitables et les rejetait dans le cas contraire. Au besoin, il saucissonnait les paragraphes, les phrases et même les mots pour n'en prendre que la partie qui lui était bénéfique.
    • Ce Camp, selon les cas, rejetait tantôt l'Accord de Lusaka, tantôt une décision prise par la Plénière, tantôt le Réglement d'Ordre Intérieur du DIC; ou tantôt il les citait comme références. Dans les cas où il était minorisé, il s'empressait d'évoquer le consensus comme mode de décision prescrit par l'Accord de Lusaka, le Réglement d'Ordre Intérieur… Mais dès qu'il avait obtenu, par les méthodes que l'on sait, plusieurs signatures des délégués la nuit dans une chambre à coucher de l'hôtel Cascades, il a vite oublié le consensus et s'est mis à chanter le refrain de la loi de la majorité entonné depuis Bruxelles par Louis Michel. Que peut-on attendre d'une telle médiocrité?

  8. L'attitude envers un système d'asservissement
    • Tout congolais qui soutient un système d'asservissement (dictature de Mobutu, de LD Kabila et de Joseph Kanambe) n'aime ni son pays ni son peuple; il ne peut pas se plaindre des conséquences de ce système et ne peut nous faire une leçon de patriotisme, car, répétons-le, dans tout système d'asservissement:
    • Le peuple n'est pas respecté dans sa dignité et son droit inaliénable d'être souverain sur son territoire. Il est traité comme un peuple esclave: les institutions et les dirigeants politiques lui sont imposés de l'Extérieur (Mobutu, LD Kabila, Joseph Kanambe).
    • Ceux qui sont patriotes, démocrates, hommes d'Etat, responsables, compétents, vrais représentants du peuple et défenseurs de ses aspirations n'accèdent pas au pouvoir. Ce sont des mercenaires, des agents d'affaires des intérêts étrangers, des opportunistes et des aventuriers qui sont imposés au peuple par des parrains étrangers. Ils travaillent, non pour le peuple, mais pour leurs intérêts personnels et pour ceux de leurs parrains. Et ils choisissent leurs collaborateurs parmi les personnes manipulables et corruptibles.

    • Le pays ne peut jamais se développer ni progresser. Il est embrigadé dans les relations de dépendance politique, militaire, économique… envers les parrains et non des relations de partenariat. Et ces relations de dépendance maintiennent notre pays dans un état de sous-développement permanent. La souffrance et la misère du peuple suivent inéluctablement.
    • La dignité de la personne humaine n'est pas respectée, car, pour s'imposer, ce système recourt nécessairement à la terreur, à la répression et à la violence contre la population, et donc aux violations des libertés politiques et civiles et aux droits fondamentaux de la personne humaine. C'est la dictature. L'habitant n'est pas considéré comme un citoyen, il est traité comme un esclave, il n'a ni droit ni liberté.
    • Le peuple et son élite sont forcément médiocres, victimes, à travers les mass medias publics de l'Etat, de la campagne d'intoxication et d'abrutissement qui les vide de leur substance et qui les imprègne d'anti-valeurs. Et plus le système perdure, plus ils sombrent dans la déchéance et la dégénérescence humaines.
    • L'Etat n'existe pas: le dictateur identifie sa personne à l'Etat, sa volonté arbitraire à la loi, l'armée et les richesses nationales ainsi que les mass medias publics de l'Etat à sa propriété privée.
    • Les stratégies utilisées pour dominer et exploiter le peuple sont: la terreur, le soutien extérieur, la corruption, la création des divisions et des conflits interethniques et la politique du bouc émissaire. Dans ce dernier cas, il s'agit de détourner l'attention de la population de la cause profonde de la crise et de vrais problèmes non résolus par le régime. Le dictateur joue alors sur la fibre nationaliste en désignant comme le bouc émissaire de tous les malheurs du peuple soit un parti politique d'opposition, soit un pays voisin, soit une ethnie ou une tribu, soit un pays occidental, soit un mouvement rebelle…
    • Sans Etat ni démocratie, le pays est transformé en une jungle. Le plus rusé et le plus fort (congolais ou étranger) y impose par force sa volonté arbitraire aux autres. Le Congo-jungle est pour les congolais un enfer, et pour les voisins soit un territoire à annexer, soit un réservoir de richesses à piller, soit un territoire à envahir pour assurer sa propre sécurité en y neutralisant les forces négatives déstabilisatrices qui en ont fait un sanctuaire.
    • C'est le règne des anti-valeurs: le goût de l'argent facile, le clientélisme, le favoritisme, le despotisme, le tribalisme, la délation, l'obscurantisme, la diffusion de la culture de la haine interethnique et intertribale et de la vengeance, le mensonge, le détournements des deniers publics…
    • Les rébellions, les conflits interethniques et la présence des forces négatives et des troupes étrangères et pillardes au Congo ne sont donc pas la cause profonde de la crise, mais bien ses conséquences. La racine du mal, c'est l'absence d'Etat de droit. Et la solution définitive, c'est l'instauration de l'Etat souverain et démocratique au Congo. C'est pourquoi l'UDPS s'attaque en premier lieu, non aux conséquences mais à la racine du mal, c'est-à-dire au régime Kabila et Kanambe qui, étant le gouvernement de facto, empêche l'instauration d'un Etat de droit souverain et démocratique au Congo. Quand la racine du mal est extirpée, les conséquences disparaîtront d'elles-mêmes. Mais certains congolais soutiennent la racine du mal et se plaignent plus tard de ses conséquences sur le pays et sur le peuple.

Fait à Bruxelles, le 26 juin 2002

Pour le Bureau de Représentation de l'UDPS/BELUX

Dr François Tshipamba Mpuila

Représentant

  • Représentant: 8 Pachthof, 3010 Leuven, Tél. 016/25.97.81, GSM 0475/33.89.34, E-mail tshidibi.tshipamba@chello.be
  • Représentant-Adjoint: Ir Victor Nzuzi Kabamba, 26/29 rue de Vlogart, 1060 Bruxelles, GSM 0498/80.36.20
  • Directeur du Cabinet: Dr Ir Grégoire Mbuyi Kamba, 48/301 Verte Voie, 1348 Louvain-La-Neuve, Tél. 010/45.22.12, E-mail: repre.udps.belux@posphost.eunet.be
  • Conseiller: Ir Raphaël Kashala Mutambayi, 59 tiensestraat, 3020 Aarschoot, GSM 0477/233.968
  • Conseiller: Dr Pharm. Félicien Shambuyi Ngombo Mukendi, 24/47, Champ des Hirondelles, 1970 Wezembeek-Oppem, Tél. 02/731.16.72
  • www.udps.org

 

 

 

 

 

 


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