UNION
POUR LA DÉMOCRATIE
ET LE PROGRÈS SOCIAL

 

 


[Page principale] [Home page]

J.kimpozo Mayala)
Kinshasa

L'Affaire Ngyke : Six nouveaux suspects aux arrêts

Des nouvelles en provenance de l'Inspection Provinciale de la Police ville de Kinshasa (Ipkin), confirmées par des sources politiques, font état de l'arrestation de six nouveaux suspects présumés avoir participé à l'assassinat, le jeudi 03 novembre, du journaliste Franck Ngyke Kangundu et de son épouse, Hélène Mpaka. Le commando est composé de quatre militaires et deux civils. Les enquêteurs sont si avares de déclarations que la presse ignore tout de l'identité de ceux-ci. La seule promesse qu'on lui fait, c'est de la présentation publique imminente des membres de toute la bande ayant pris part à l'opération " Effacer la famille " chez les Ngyke ; sur rue Ngaliema n° 87, à Limete-Mombele.

Dans l'attente d'amples renseignements, la grande inconnue demeure le planificateur du crime, qui serait un officier imaginé tantôt comme un capitaine, tantôt comme un colonel.

C'est également le flou au sujet des deux premiers suspects arrêtés le dimanche 06 novembre à Lemba par le capitaine Moussa de la Démiap et ses hommes. Ici, une version non confirmée par des officiels porterait à croire que les deux supposés assassins seraient deux débrouillards opérant dans l'informel. Leur tort serait d'avoir été surpris en train de se disputer publiquement autour de la gestion de leur fonds de commerce.

Alexandre Mbuyi emporte son mystère dans sa tombe

Cadre à la Régie des Voies Aériennes et membre du Comité National (Parlement) de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (Udps), Alexandre Mbuyi est conduit à sa dernière demeure, au cimetière de la Gombe. Dans la foule éplorée composée des membres de sa famille ainsi que des combattantes et combattants de son parti, des questions sans réponses gravitent autour sa mort criminelle. En effet, son cadavre est découvert le samedi 05 novembre, au terrain de football du quartier Banunu, à Matete, par des jeunes-gens venus se livrer au sport-roi.

Des détails troublants sont relevés : cadavre démesurément gonflé, peau des deux avants-bras brûlée et arrachée, dos bourré de petits trous sous forme de plaies, habits et autres effets personnels emportés. Autre détail bizarre : les interférences politico-administratives ayant retardé d'une semaine l'autopsie du cadavre et son inhumation. Aux dires des résidents du coin, la voiture dans laquelle est découverte la dépouille mortelle d'Alexandre Mbuyi doit y avoir traîné pendant au moins de deux jours et deux nuits, sans éveiller l'attention de qui que ce soit. Qui l'a ou l'ont tué ? Pourquoi ?

Le mystère est si épais que Valentin Mubake, président du Comité Nationale et représentant d'Etienne Tshisekedi aux obsèques invite tous les cadres et combattants de la base de l'Udps pouvant détenir des informations de nature à conduire vers la piste des assassins de se manifester sans délai. A toutes fins utiles, l'ouverture d'une enquête est exigée des gouvernants de la Transition.

L'interpellation du Gouvernement par l'Assemblée Nationale

Lisanga Bonganga, le géniteur du texte de l'interpellation du Gouvernement par l'Assemblée Nationale, intervient dans la phase de réplique aux ministres ayant répondu à son questionnement.

S'exprimant à la manière d'un officier du ministère public, il descend en flammes Adolphe Onusumba (Défense Nationale), Théophile Mbemba (Intérieur), François Muamba (Budget), Athanase Matenda (Fonction Publique), Ndom Nda Ombel ( Epsp), Heva Mwakasa ( Transports et Communications), Jhon Tibasima (Urbanisme et Habitat), Venant Tshipasa (Affaires Foncières) et Kisimba Ngoy ( Justice).

Les griefs qu'il retient à charge des uns et des autres concernent les ratés du brassage de l'armée, le flou dans la gestion de la solde des militaires, le taux de criminalité élevé dans les grandes villes, l'apathie de la territoriale, l'exécution désordonnée du budget national, la clochardisation du fonctionnaire, l'escroquerie des parents d'élève à travers la suppression de la prise en charge des primes des enseignants suivie de sa reconduction tacite, l'insécurité dans le transport aérien marquée par la promotion des avions " fula-fula ", l'anarchie foncière et urbanistique, la déliquescence de l'appareil judiciaire congolais, etc.

Tirant les leçons de l'incurie gouvernementale, Lisanga Bonganga exige la démission des neuf ministres interpellés. En sus, il adresse le même message au Vice-président de la République chargé de la Commission socio-culturelle, Arthur Z'Ahidi Ngoma. Ce député considère le refus du gouvernement d'appliquer le barème de Mbudi signé par ce membre de l'espace présidentiel comme un désaveu du leader des " Forces du Futur ".

 

 

 


Page principale] [Home page]