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M. KOFI ANNAN ET LE Pr NICHOLAS NEGROPONTE PRÉSENTENT
L’ORDINATEUR PERSONNEL POUR CHAQUE ENFANT À 100 DOLLARS:
" La machine verte"
17/11/2005
M. Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU et le Professeur
Negro-ponte, président du «Massachusetts Institute of
Technology’s Media Lab» ont présenté hier aux médias le
prototype de l’ordinateur à 100$ destiné à chaque enfant du
tiers monde. Cette version encore inachevée qui donne
l’impression d’être un jouet d’autant qu’elle est déclinée
ici en vert et jaune, est un petit bijou, conjuguant à la fois
l’utile et le ludique, qu i promet d’ouvrir de nouvelles voies
dans l’apprentissage des enfants dans les pays pauvres. La démonstration
faite par le Prof Negroponte permet de constater de visu que cette
incroyable aventure, annoncée en janvier dernier, est rendue
enfin possible. Il y a des inventions qui dépassent leur temps,
il y en a qui viennent avant leur temps et il y en a d’autres
qui viennent à temps, déclare M. Annan pour introduire ce
prototype qui réunit toutes les conditions d’une véritable
innovation.
Les résultats techniques sont en effet la promesse de grands
progrès dans le développement économique et social, ajoute M.
Annan. Car la potion magique n’est pas dans l’opération «un
ordinateur pour chaque enfant», mais la magie se trouve à
l’intérieur de chaque enfant et de chaque chercheur. Les
enfants du monde, même dans les bidonvilles et les zones rurales
du tiers-monde sont à même de s’adapter à cette machine
robuste et versatile qui est une expérience et une expression émouvantes
de la solidarité mondiale et de la construction de la société
de l’information, conclut Kofi Annan avant de remercier le
Professeur Negroponte et son équipe.
Il faut rappeler qu’à l’origine, ce sont Google, Advanced
Micro Devices, Red Hat, News Corp et Brightstar Corp, qui sont les
cinq sociétés ayant contribué, chacune avec 2 million$, pour
fonder une organisation à but non lucratif appelée «un
ordinateur personnel pour chaque enfant» destinée à suivre le
projet. Microsoft, ne prenant pas part pour l’instant dans ce
projet, pourrait bien se voir imposer le fait que cet ordinateur
devienne un standard dans les pays en voie de développement sans
avoir recours à la domination de son puissant logiciel Windows.
En revanche, les noms des sociétés qui vont assurer la
production de ces portables n’ont pas été encore divulgués.
L’ambition du projet est de produire cinq à dix millions
d’unités de ce prototype d’ici la fin de l’année 2006 ou
le début de 2007, avec une année plus tard, des dizaines
d’autres millions.
Le prof Negroponte met surtout l’accent sur le fait que pour
servir les enfants, le coût de ce prototype a dû être
constamment réduit. Au fil de la démonstration, il apparaît que
l’ordinateur où tout a été incorporé dans la partie extérieure
est un objet mobile conçu pour jouer différents rôles. Replié
comme un livre, le curseur peut y être déplacé par le doigt,
ouvert il peut être aussi une source d’éclairage dans les
maisons où il n’y a pas d’éclairage. Cette métaphore de la
lumière pourrait bien ainsi aller avec les buts de ce projet.
Questionné sur le logiciel utilisé, M. Negroponte affirme
qu’il sera fourni par un AMD micro processeur qui utilise un «open
source» de Linux. L’open source étant
une technique ouverte d’éducation et d’information.
Pour baisser le coût de l’appareil, la dimension de l’écran sera réduite au minimum et fonctionnera en deux modes différents, en haute résolution monochrome pour le « p r o c e s s i n g » e t en mode très haute résolution en couleur pour la navigation internet. L’idée consiste aussi à créer «un réseau m a i l l é » qui permet aux enfants de se connecter même sans l’accès à internet.
Ainsi, quand l’ordinateur connecté à internet sera fermé, il
continuera à fonctionner pour alimenter les autres ordinateurs
connectés les uns aux autres. Le Prof Negroponte affirme par
ailleurs qu’il est essentiel que l’ordinateur soit la propriété
de chaque enfant le possédant. Les deux premiers pays qui ont
exprimé leur enthousiasme pour adopter cette innovation
technologique au profit des enfants sont la Thaïlande et le Brésil,
ajoute M. Negroponte.
Enfin, outre les risques de marchés parallèles, il reste à étudier
tous les problèmes qui devront se poser avec la sortie sur les
marchés nationaux de cet ordinateur. M. Annan et M. Negro p o n t
e conviennent cependant qu’il faudra fixer le plafond du coût
de la « m a c h i n e v e r t e » à 200$ maximum pour ne pas
exposer cette invention à des manipulations commercialess .
Nadia. Heddaoui
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