Documents Discours La Présidence du Parti Message d’espoir pour notre Pays et notre jeunesse du Président National de l’UDPS Monsieur Etienne Tshisekedi Wa Mulumba le 09 Juillet 2005 au stade Tata Raphaël
Message d’espoir pour notre Pays et notre jeunesse du Président National de l’UDPS Monsieur Etienne Tshisekedi Wa Mulumba le 09 Juillet 2005 au stade Tata Raphaël PDF Imprimer Envoyer
La Présidence du Parti
27 Novembre 2010

(...) je vous pose la question suivante : « En démocratie, qui est souverain ? »

Réponse : « le Peuple ».

Souverain que vous êtes, vous venez tout à l’heure d’émettre un vote essentiel pour l’avenir de notre pays. Je prends solennellement acte de ce vote et à partir de ce jour je me comporterai en conséquence.

Messieurs les Fondateurs de l’UDPS,

Messieurs les Présidents des Partis amis,

Au moment où nous nous trouvons pour la première fois en public, en votre nom, nos pensées vont à nos frères et sœurs tombés dernièrement sous le joug de la barbarie qui n’est plus de ce temps, parce qu’ils ont tout simplement voulu exprimer ce qu’ils pensaient. Je vous invite à observer une minute de silence en mémoire de toutes ces innocentes victimes sur l’ensemble de notre territoire national.

Merci !

En ce moment encore où nous allons prendre la parole pour nous adresser à notre Peuple, nous ne pouvons pas ne pas nous souvenir d’un événement tragique qui s’est passé dans la capitale de la Grande- Bretagne. Je vais parler de Londres. Encore la voix de la barbarie a parlé

dans cette ville qui a connu énormément de victimes, morts et blessés. Je tiens à condamner ici en votre nom, cet acte de barbarie posé en vertu d’une religion dépassée et pour lequel tout notre Peuple doit se mobiliser à combattre. Combattre non seulement ce qui vient de se passer en Grande-Bretagne, mais aussi tout acte de terrorisme international qui se passerait à travers le monde. Le monde entier est devenu un village. Chaque fois qu’un membre de ce village souffre, tout le reste du village doit lui rester solidaire. Nous disons au Peuple britannique que le Peuple congolais est solidaire avec lui dans l’épreuve qu’il vient de subir.

Maintenant, venons-en à nos moutons intérieurs. Le 02 avril 2005, à l’occasion de l’ouverture de la session extraordinaire de notre Comité National, j’ai prononcé en votre nom et au nom de la loi qui régit le Congo actuellement, un discours démontrant par deux raisons essentielles, une raison d’abord juridique et ensuite politique, que la transition de 24 mois qui était prévue par le Dialogue Inter congolais et la Constitution de la transition, prenait fin le 30 juin 2005 à minuit.

La raison juridique est la suivante : D’abord, l’article 196 de la Constitution dit clairement que la transition comprend 24 mois point. L’alinéa 2 qui parle de la prolongation est très explicite aussi. L’alinéa dit que pour des raisons spécifiquement liées à l’organisation des élections, on peut prolonger deux fois six mois. Les raisons spécifiquement liées à l’organisation des élections, cela suppose que les élections sont entrain d’être organisées et que s’il y a un problème lié à cela qui demande ce délai on peut l’accorder. Or, vous savez que ce qui nous à mis en retard n’a rien à faire avec les élections.

La raison qui nous à mis en retard, vous vous rappelez, il y a à peine un mois que l’Assemblée Nationale a adopté le Projet de Constitution. Je dis bien, projet de Constitution. En précisant que comme c’est un projet devant être soumis au verdict populaire, il est très probable que le Peuple souverain dise non. Donc, vous voyez que nous sommes loin du compte. Après ce projet de Constitution, l’Assemblée Nationale vient à peine d’adopter la loi référendaire. Après cette loi référendaire, encore faudra-t-il organiser le référendum lui-même. Cela n’a rien à faire avec l’organisation des élections.

Ce n’est que quand le référendum sera adopté et, à supposer qu’il le soit positivement, que le Peuple ait dit oui, que l’Assemblée Nationale pourrait élaborer la loi électorale. C’est cette loi qui organise les élections. Vous voyez que les raisons spécifiquement liées à l’organisation des élections n’existent pas. En conséquence, la transition reste de 24 mois expirant le 30 juin 2005 à minuit.

Je viens de vous poser la question à laquelle j’aimerais que vous me répondiez encore : « En démocratie qui est souverain ? ». Réponse : « Le Peuple ». Je vous pose la deuxième question : « Nous tous qui étions en Afrique du Sud, nous qui avons signé, soit l’Accord global et inclusif, soit la Constitution de la transition, au nom de qui l’avons-nous fait ? ». Réponse : « Du Peuple ».

Maintenant, voici la raison politique : Rappelez- vous bien, le 07 janvier dernier, le Président de la Commission Electorale Indépendante, avait accordé une interview à une radio périphérique. Dans cette interview, il avait laissé entendre qu’il y aurait une prolongation de la transition. Et vous savez vous-mêmes comment vous aviez réagi un certain lundi 10 janvier. Et alors, je vous dis que l’UDPS a porté une plainte, et celle-ci reste valable jusqu’à ce jour, contre le Ministre de l’intérieur et le Gouverneur de la ville de Kinshasa. Pour tout démocrate qu’est-ce que tous ces événements du 10 janvier signifient ? Cela signifie que celui que nous appelons tout bonnement « souverain primaire » est contre une prolongation possible de la transition.

Que tous ces congolais qui n’ont pas perçu ce message du Peuple congolais rentrent encore faire leur guérilla dans les forêts de l’Ituri où ils auront fini par manger tous nos compatriotes de là.

Nous avons lutté, voici plus de 25 ans aujourd’hui pour deux choses : d’abord, pour la démocratie. Ensuite l’instauration d’un Etat de droit. L’Etat de droit est celui qui est régi par les textes de lois auxquels tout le monde se soumet. Or, nous venons de le démontrer que le texte qui régit la République prévoit clairement le début et la fin de transition.

A ceux, qui le 30 juin passé s’appellent encore les uns présidents, les autres vice-présidents et les autres encore patati patata je pose la question  suivante : « Qu’est-ce qu’ils font encore là ? ».

A nos amis de la Communauté internationale auxquels d’ailleurs nous adressons solennellement les sentiments de gratitude de l’ensemble de notre Peuple pour avoir réalisé ce que je viens de dire tout à l’heure, à savoir que le monde est devenu un village, et d’être venus nous exprimer  leur solidarité dans la solution des problèmes qui nous tracassaient. Mais, je leur pose la question suivante : « Qui nous a appris la notion d’Etat de droit ? ». Et la deuxième question : «  Cette notion d’Etat de droit doit-elle rester une exclusivité au monde occidental, tandis que les pays du Tiers Monde que nous sommes, nous devons nous contenter de leurs conseils de pitié ? ». Si le Peuple congolais est un Peuple d’hommes assimilables à leur Peuple chez eux, nous leur demandons d’appliquer au Congo la règle qu’ils appliquent chez eux.

Je tenais absolument à dire au Peuple congolais que cette attitude que nous remarquons auprès de nos amis occidentaux est sans doute imprégnée d’une très bonne volonté. Et si jusqu’ici le pays à marché par l’intermédiaire de différents dictateurs qui nous ont dirigés en suivant leurs conseils, le Peuple congolais doit savoir qu’il est arrivé à l’âge de la maturité où il doit se montrer responsable et seul responsable de ses actes.

Qu’il me soit donc permis de remercier et de féliciter l’ensemble de notre Peuple pour avoir montré le 30 juin 2005 qu’il était arrivé à l’âge de maturité. Je lui demande de ne pas se laisser distraire par des chansons, d’où qu’elles viennent lui parlant de libéralités et autres dont nous avons été l’objet. Le Congo est un grand pays riche. Une fois que la démocratie y sera organisée et appliquée, il sera capable de résoudre seul ses problèmes à l’instar de tous ceux qui s’appellent les grands de ce monde.

Nous avons balayé, au nom du Peuple et de la loi la formule 1+4. La question est de savoir si depuis le 1er juillet 2005. Il n’y aurait pas eu un vide juridique. A cette question très fondamentale, nous répondons de

la manière suivante : le 24 avril 1990, même les bébés se rappellent les larmes versées par le grand Baobab qui prenait congé du Mouvement Populaire de la Révolution. Or la Constitution de ce que nous appelons la 2ème République prévoyait que le Chef de l’Etat était élu non comme Président de la République au suffrage universel, mais il était  comme Président du Mouvement Populaire de la Révolution. Ce n’était que par ricochet qu’il devenait Président de la République. Or le 24 avril 1990, quand le baobab a pris congé du MPR, il cessait d’être Président de la République. Et c’est depuis cette date-là qu’a débuté une période de transition. Celle-là était réellement classique parce que nous venions d’un régime dictatorial et allions nous acheminer vers un régime démocratique que nous appelons la 3ème République en passant bien sûr par les élections.

De l’expérience d’alors vécue au Bénin et en République sœur du Congo, nous avons organisé une Conférence Nationale Souveraine. Elle représentait, souvenez-vous en plus de 2.800 compatriotes venus de toutes les couches de notre population. Et cette conférence a balisé l’avenir politique du Congo en prenant des décisions sous forme des résolutions qu’elle avait qualifiées d’obligatoires, exécutoires et opposables à tous.

Tant que ces décisions ne sont pas abrogées par un organe légitiment compétent jusqu’à ce jour, ces décisions restent obligatoires, exécutoires et opposables à tous. Et quand l’aventure de l’AFDL est arrivée le 17 mai 1997, nous étions en pleine application de toutes ces résolutions. On nous parle maintenant, par exemple de la CEI ; mais…ils ne font que copier ce que nous avons fait à la Conférence Nationale Souveraine. Cette CEI est toujours là, attendant la fin de la période trouble de l’AFDL, qui s’est terminée effectivement le 30 juin 2005 à minuit. D’où le 30 juin 2005 à minuit il n’ ya pas de vide juridique. Il y a une législation élaborée par les fils authentiques de ce pays et non par des individus qui ont causé la mort de quelques 3 millions de nos compatriotes et qui doivent encore à la justice les effets de leur barbarie.

Voilà pourquoi, avec le vote que nous venons d’émettre ce jour avec la collaboration des enfants de ce pays qui aiment d’abord ce pays et comprennent quelque chose aux textes de lois, nous allons reprendre le schéma de la Conférence Nationale Souveraine.

Nabanza toyokani malamu. Tango bokozonga esika bozali, bokozalaka ba messagers de la vérité. Esika nyonso bozali bolekisa message wana, nde message d’espoir pour notre pays, nde message d’espoir pour notre jeunesse. Je vous remercie très sincèrement.

Etienne TSHISEKEDI wa MULUMBA

Président National de l’UDPS

 

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